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Le Plessis-Trévise


Le Plessis-Trévise

Le Plessis-Trévise est une commune française située dans le département du Val-de-Marne, en région Île-de-France.

De peuplement récent, elle a une existence administrative depuis 1899 et s'est urbanisée surtout à partir des années 1950.

Ses habitants sont appelés les Plesséens.

Géographie

Localisation

Située à 17 km à l'est de Paris, Le Plessis-Trévise est la plus jeune commune du Val-de-Marne (son 100e anniversaire a été fêté le 7 juillet 1999).

Le Plessis-Trévise est située au carrefour entre la Seine-et-Marne avec la commune de Pontault-Combault, la Seine-Saint-Denis avec la commune de Noisy-le-Grand et le Val-de-Marne avec les communes de Champigny-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, La Queue-en-Brie et Villiers-sur-Marne.

Géologie et relief

Hydrographie

Voies de communication et transports

Voies routières

Au nord, la commune est accessible par l'autoroute A4, en empruntant l'accès Noisy-le-Grand/ Villiers-sur-Marne. Au sud, elle est accessible par la N4 en empruntant la direction "Le Plessis-Trévise" au niveau du centre commercial Pince-Vent d'Ormesson. À l'est, la commune est accessible via la francilienne N104 en empruntant la sortie "Pontault-Combault gare".

Transports en commun

Le réseau de transports en commun plesséen repose sur les lignes de bus suivantes :

  • Les lignes de bus RATP 206 et 207 offrent accès aux lignes RER suivantes :
    • Le RER E en gare de Villiers-sur-Marne - Le Plessis-Trévise ;
    • Le RER A en gare de Noisy-le-Grand - Mont d'Est ;
  • La ligne 206 offre également accès au RER E en gare d'Émerainville - Pontault-Combault ;
  • La ligne de bus RATP 208b offre accès au RER A en gare de Champigny.

Toponymie

Histoire

À l'origine, le hameau est constitué de deux domaines séparés : Le Plessis-Saint-Antoine et le Plessis La Lande. En 1776, le prince de Conti réunit les domaines ébauchant ainsi le territoire de ce qui deviendra le Plessis-Trévise, alors partagé entre les communes de Villiers-sur-Marne, La Queue-en-Brie et Chennevières-sur-Marne.

Le vieux mot « plessis » désignait jadis des branchages entrecroisés protégeant un domaine. Quant au mot « Trévise », il fait référence à la ville d'Italie (Vénétie) : le maréchal Mortier fut nommé duc de Trévise et gouverneur de Silésie par Napoléon Ier, en 1808, après la bataille de Friedland. En 1812, le maréchal Mortier, devenu immensément riche, s'était installé au château de La Lande, situé sur la commune dont il deviendra le maire. Il est tué en 1835, boulevard du Temple, victime de la « machine infernale » de Fieschi qui visait le cortège de Louis-Philippe. Inhumé aux Invalides, son cœur est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

Vers le milieu du XIXe siècle, l'actuel territoire de la commune du Plessis-Trévise est presque entièrement boisé et à peine une cinquantaine de personnes y vivent de façon permanente.

En 1857, après la mort de la duchesse de Trévise, ses héritiers confient à Jean Augustin Ardouin la tâche de morceler le domaine et d'en faire des lotissements. Cette décision a pour conséquence le début du morcellement des anciens grands domaines boisés. le château de la Lande et son parc sont achetés par Gustave Roger. Dans les anciennes dépendances du château, un institut hydrothérapique est fondé par le docteur Louis Fleury. Le lotissement d'une partie des terres du château amène une nouvelle population à s'y installer. Dans un premier temps, une population parisienne en quête d'espaces verts contribue à l'accroissement rapide de la ville, souvent par la construction de villas spacieuses. L'artisanat et le petit commerce s'y implante, ainsi que plusieurs fermes. Le chemin de fer y parvient et amène l'ouverture d'auberges et de guinguettes. En quarante ans, plus de 200 maisons sont construites sur le territoire de l'actuelle commune et la population passe de 50 habitants en 1857 à environ 950 habitants en 1899.

Un syndicat des propriétaires du Parc du Plessis-Trévise porte des revendications d'indépendance administrative de la communauté en croissance rapide, ce qui conduit, après une trentaine d'années de démarches, à la création d'une commune à part entière par la loi du . Un odonyme local (« Esplanade du 7-Juillet-1899 ») rappelle cet événement. L'église Saint-Jean-Baptiste du Plessis-Trévise est construite peu de temps avant la proclamation de la nouvelle commune. La création de la nouvelle commune entraîne l'édification d'équipements publics propres, dont la mairie et une école.

Ce n'est cependant qu'à partir des années 1950 que la nouvelle commune commence réellement à s'urbaniser, notamment après la création par l'abbé Pierre de la « Cité de la Joie », une des premières cités d'urgence construites après son fameux appel de l'hiver 1954 par l'architecte Pierre Dufau. Une communauté Emmaüs, la première à accueillir des femmes, et plusieurs logements gérés par Emmaüs Habitat sont situés sur la commune du Plessis-Trévise.

Un grand nombre de lotissements pavillonnaires se construisent dans les années 1970. À partir de 1984, la ville se dote d'un cœur et voit sa population atteindre sa maturité, autour de 20 000 Plesséens aujourd'hui.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964, la commune, créée en 1899 par détachement de celles de Chennevières-sur-Marne, La Queue-en-Brie et Villiers-sur-Marne faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-de-Marne et à son arrondissement de Nogent-sur-Marne après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie depuis sa création à 1964 du canton de Boissy-Saint-Léger , année où elle intègre le canton de Chennevières-sur-Marne. Elle est rattachée en 1976 au canton de Villiers-sur-Marne. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de deux à trois communes.

Intercommunalité

La commune faisait partie de la communauté d'agglomération du Haut Val-de-Marne, créée en 2001.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015 prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de 300 000 habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT).

La commune a donc également été intégrée le à l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir, qui succède notamment à la communauté d'agglomération du Haut Val-de-Marne.

Tendances politiques et résultats

Le maire de la commune était depuis mars 1983 Jean-Jacques Jégou, ancien député et sénateur MoDem, réélu en 2008 au premier tour avec 53,89 % des voix. Le 23 mars 2014, la liste conduite par Didier Dousset remporte les élections. Lors de la réunion du conseil municipal du 28/29 mars 2014, Didier Dousset est élu maire par les conseillers municipaux.

Liste des maires

Distinctions et labels

Le Plessis-Trévise a été distinguée entre autres de deux fleurs au concours des villes et villages fleuris en 2006 et de trois fleurs en 2015 ou 2017.

Jumelages

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1901. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.

En 2016, la commune comptait 20 279 habitants, en augmentation de 6,2 % par rapport à 2011 (Val-de-Marne : +3,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Enseignement

Le Plessis Trévise dispose du collège Albert-Camus, qui se situe non loin de l'espace sportif Philippe-de-Dieuleveult.

Le Plessis Trévise dispose de cinq écoles élémentaires (l'école Jean-Monnet, Jean-Moulin, Marbeau, Val-Roger et l'école Marie-Louise-et-Marcel-Salmon.)

Et dispose également de cinq écoles maternelles (l'école Charcot, Olympe-de-Gouges, Saint-Exupéry, La Maréchale, Val-Roger)

Bibliothèques

La médiathèque Jacques Duhamel se trouve en face de la place du marché, sur l'esplanade du 7 juillet 1899, près de l'avenue Ardouin. Depuis fin 2016, elle est gérée par l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir (GPSEA), qui regroupe seize communes du Val-de-Marne.

Manifestations culturelles et festivités

Chaque année se déroule au début du mois de décembre le salon "Arts et Délices", marché de Noël, organisé par le Club de jumelage Robert-Schuman.

Sports

Le Plessis-Trévise possède plusieurs complexes sportifs. Le plus vaste est le complexe Philippe-de-Dieuleveult, composé d'une salle de handball, de gymnastique, de judo, d'escrime, de danse, de badminton, de tennis de table et une piscine. Le Plessis-Trévise possède également le centre sportif Louison-Bobet, un espace sportif comprenant principalement un stade d'athlétisme, qui se trouve à proximité de l'espace Philippe-de-Dieuleveult.

Le Plessis-Trévise dispose d'une équipe de handball masculine qui joue actuellement[Quand ?] en Nationale 3.

Médias

En 2010, la commune du Plessis-Trévise a été récompensée par le label « Ville Internet @@ ».

Cultes

La commune du Plessis-Trévise dispose de l'église Saint-Jean-Baptiste, une église paroissiale chrétienne construite en 1881.

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La mairie actuelle du Plessis-Trévise se trouve dans un bâtiment construit dans les années 1930. Elle a été rénovée et agrandie en 2008.

Le Plessis-Trévise compte également deux châteaux : le château d'Emmaüs et le château des Tourelles.

Personnalités liées à la commune

  • Pierre Repp, humoriste et acteur, de son vrai nom Pierre Bouclet, est décédé au Plessis-Trévise le . Une salle municipale (un restaurant scolaire) porte son nom, située tout près de son dernier domicile, 91 parc de la Lande.
  • Marcel Vezinat, a résidé au Plessis-Trévise de 1961 à 1965, officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite, officier des Palmes Académiques et titulaire de nombreuses autres décorations. Ancien dirigeant d'organisations professionnelles (production machinisme et outillage agricole), ancien président fondateur du cercle « arts et loisirs » et cofondateur, avec Jacques Carlier, du comité des fêtes.
  • Catherine Boursier, née le au Plessis-Trévise, est une personnalité politique française membre du PS depuis 1989.
  • Anne-Élisabeth Lemoine, journaliste.
  • Robert Bobin, athlète puis dirigeant sportif y est décédé.
  • Maxime Vachier-Lagrave, joueur d'échecs.
  • Steve Malonga, ancien joueur de rugby à XV

Héraldique, logotype et devise

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

  • Gare de Villiers-sur-Marne - Le Plessis-Trévise
  • Communes du Val-de-Marne

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Site de la Société historique du Plessis-Trévise

Notes et références

Notes

Références


  • Portail du Val-de-Marne
  • Portail des communes de France

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