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Champs-sur-Marne


Champs-sur-Marne


Champs-sur-Marne (prononcé [ˈʃɑ̃ syʁ ˈmaʁn]) est une commune française de la province historique de la Brie, située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Elle se trouve à l'ouest du département de Seine-et-Marne et est contiguë à celui de Seine-Saint-Denis (petite couronne), à une vingtaine de kilomètres à l'est de Paris. Elle fait partie de l'agglomération parisienne (aire urbaine de Paris).

Ses habitants sont appelés les Campésiens ou les Champesois. (77420)

Dans le cadre du volet transport du projet du Grand Paris, le futur métro automatique Grand Paris Express comprendra, à l’horizon 2025, outre la Ligne verte et la Ligne bleue, 2 lignes : la Ligne rouge qui sera une ligne en rocade de banlieue à banlieue et la Ligne orange entre l’est et le nord de la région parisienne, toutes deux en interconnexion avec la ligne A du RER à la gare de Noisy - Champs.

La ville est délimitée au nord par la rivière Marne et au sud par l'autoroute de l'Est A4. Le campus Descartes regroupe des grandes écoles dont l'École nationale des ponts et chaussées, ainsi que l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et des établissements universitaires et de recherche comme l’École supérieure d'ostéopathie avec sa clinique. Elle accueille 15 000 étudiants et plus de 3 000 enseignants et chercheurs. Chef-lieu de canton, la ville s'est fortement développée à la fin des années 1970 avec la création de l'intercommunalité du Val-Maubuée : secteur 2 de Marne-la-Vallée. C'est une « ville champignon » qui est passée en 25 ans de 5 000 habitants en 1975 à près de 25 000 habitants en 1999, quintuplant ainsi sa population. Elle est aujourd’hui la 6e ville la plus peuplée de Seine-et-Marne.

C'est une ville de taille moyenne qui dispose d'un cadre de vie agréable : environ 50 % de sa superficie sont des espaces « verts et bleus » (bois, parcs, étangs, jardins familiaux et rivière Marne et ses berges). Le château de Champs-sur-Marne construit au début du XVIIIe siècle est classé monument historique. Il a été habité par Madame de Pompadour et le général de Gaulle y a reçu de nombreux chefs d'État.

Géographie

Situation

La commune est située à environ 20 kilomètres à l'est de Paris. Elle est bordée par cinq communes, la rivière Marne et la réserve naturelle régionale des îles de Chelles, l'autoroute A4. Elle se trouve ainsi entre :

  • au nord, la rive gauche de la rivière Marne sur un peu moins de un kilomètre avec le chapelet d’îles et d’îlots de la réserve naturelle régionale des îles de Chelles et la ville de Chelles ;
  • au sud, l’autoroute A4 qui la sépare d’Émerainville sur environ 2 km ;
  • à l’ouest, le Département de Seine-Saint-Denis avec les communes de Gournay-sur-Marne au nord-ouest et de Noisy-le-Grand au sud-ouest ;
  • à l’est, la commune de Noisiel.

Communes limitrophes

Vue d'ensemble

Les espaces boisés avec notamment le bois de Grâce et le bois de la Grange, les jardins familiaux, les bords de Marne et le parc du château de Champs-sur-Marne en font une ville "verte". Champs-sur-Marne est "Ville Fleurie" décorée de deux fleurs par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France. La ville est Ville amie des enfants (UNICEF). C'est également une ville Pédibus. Pour que les enfants se rendent à l'école en toute sécurité il existe 13 lignes Pédibus qui desservent les 10 écoles élémentaires de la ville.

Géographie physique

Champs-sur-Marne est située sur le flanc du plateau calcaire de la Brie aux abords de la Marne. Le lit de la Marne et le ru de Merdereau ont façonné le relief du plateau qui descend en pente douce vers la rivière du sud au nord. L’altitude va de 114 mètres au sud-est dans le bois de la Grange à 36 mètres au nord sur les bords de Marne.

Deux ruisseaux coulent vers la Marne qui délimite la ville au nord :

  • le ru de Nesles (non référencé par SANDRE et la SIGES.) qui a donné son nom au quartier du Nesles, n'est aujourd'hui plus visible parce qu'il a été busé avec l'urbanisation.
  • le ru de Merdereau ou cours d'Eau 01 de la Commune de Champs-sur-Marne, 7,5 km, affluent de la Marne. Il prend sa source à Émerainville dans le bois du Boulay. Il alimente ensuite deux plans d'eau : les étangs de Malnoue sud et nord. Puis il entre à Champs-sur-Marne par le sud et l'étang de la Haute-Maison dans le bois de la Grange, continue jusqu'à l'étang de Bailly dans le bois de Grâce et descend jusqu'à la Marne.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 4,91 km.

Sept étangs se trouvent sur la commune :

  • L'étang de Nesles et l'étang du Bourvallais dans le quartier du Nesles
  • L'étang de la Maréchale et l'étang du bois de Grâce (ou de la Perruche) dans le quartier du Bois de Grâce
  • L'étang de la Haute-Maison et l'étang de Bailly situés entre le Luzard, Pablo Picasso et la cité Descartes.
  • L'étang de la base de loisirs de Seine-Saint-Denis (12 hectares)

Cette base appartient au conseil général de Seine-Saint-Denis et est privée (elle accueille uniquement des enfants de ce département).

Les hauts fonds de la Marne et les îles à hauteur de Champs - Gournay ont toujours constitué le plus important lieu de franchissement de la Marne entre Lagny et Paris. D’ailleurs jusqu’au XVIe siècle, le roi de France et les plus grands seigneurs se sont disputé ce passage, soit pour défendre Paris, soit pour l’attaquer. L’importance stratégique de cette portion de Marne à travers les âges s’explique par la présence dans le lit du fleuve entre les îles de Chelles et l’actuelle mairie de Gournay-sur-Marne d’une plate forme géologique naturelle formant des hauts fonds sur environ un kilomètre et constituant le passage à gué le plus propice et le plus facile, en eaux normales et basses, entre Lagny et Paris.

Quartiers

La commune de Champs-sur-Marne est divisée en quartiers. Ils sont souvent utilisés par les habitants pour se repérer. En effet, la ville est éclatée, notamment par la présence du bois de Grâce en son centre, de la ligne du RER A et de l'autoroute A199 qui la traversent d'est en ouest. Il peut donc être difficile de s'y retrouver. Le Vieux Champs désigne le quartier historique autour de l'église, de la mairie et du château.

Centre ville

Le quartier de la Mairie ou du Centre ville est situé non loin du Château de Champs-sur-Marne classé monument historique. La mairie-école a été entièrement rasée et reconstruite en plus grand aux alentours des années 2000.

Bois de Grâce

Le quartier du Bois de Grâce est voisin du bois du même nom. Ce bois couvre une large partie centrale de la commune. Il s'agit d'un des tout premiers quartiers d'habitation créé lors de l'extension de la ville dans le cadre de la création de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée, aux alentours des années 1980-1985. Le centre social et culturel Georges-Brassens est dans ce quartier.

Bords de Marne

En 1925, Edmond Bernheim, l’un des plus importants promoteur immobilier de France, rachète des terres agricoles à Champs-sur-Marne pour y construire la zone pavillonnaire du quartier des Bords de Marne. Cette zone pavillonnaire bâtie principalement durant l'entre-deux-guerres constitue un vaste quartier délimité par Gournay-sur-Marne à l'ouest, le rond-point des Pyramides, le boulevard de la République, la place Matteotti, l'avenue Jean-Jaurès et le rond-point du 19 mars 1962 au sud, la Marne au nord et le parc du château de Champs à l'est. Traversé à l'est par le ru de Merdereau, ce quartier résidentiel est quadrillé par des rues bordées d'arbres taillés. Au centre du quartier, le rond-point de l'ancien marché se situe à l'intersection de quatre voies qui forment une étoile à huit branches. Ce quartier accueille des équipements comme la salle Jean-Hallais, le stade municipal Lionel-Hurtebize et le groupe scolaire Olivier-Paulat. Un marché s'y est tenu jusque vers 1970 (rond-point de l'ancien marché). En 1985, dans le cadre d'un plan de prévention du risque inondation (PPRI), des travaux ont été réalisés par le conseil général de Seine-et-Marne : mise en place de murettes et pompes anti-crue pour pallier les éventuelles débordements de la Marne dans ce secteur. Ce quartier est un accès aux bords de la Marne permettant des balades cyclistes et pédestres.

Pablo Picasso

Le quartier Pablo-Picasso se situe entre la cité Descartes, le Luzard et le bois de la Grange qui jouxte Émerainville. Il s'agit, comme pour le bois de Grâce d'un quartier d'habitations né lors de la création de Marne-la-Vallée. Ce quartier est centré autour de la place Pablo-Picasso.

Le Nesles ou les Pyramides

Le quartier du Nesles est proche de Gournay-sur-Marne et Noisy-le-Grand. Il est nommé ainsi parce qu'il est situé le long du ru de Nesles. Il est aussi appelé le quartier des Pyramides à cause de la résidence du même nom. Les immeubles de cette résidence ont, en effet, une forme de pyramide. Le quartier des Pyramides a été construit de 1973 à 1975 par le cabinet d'architectes "Andrault & Parat" avec l'urbaniste de l'EPA Marne Michel Macary. Depuis 2005, à la suite du réaménagement de l'avenue des Pyramides, un nouveau rond-point accueille une reproduction à échelle réduite et selon la même disposition, des pyramides de Gizeh avec le Sphinx et le Nil (représenté par une coulée végétale). Face aux Pyramides se trouve un centre commercial avec un supermarché Carrefour. La plupart des résidences de ce quartier ont été construites entre 1970 et 1985.

Le Luzard

Le Luzard est situé entre Noisiel, le centre ville, le quartier Pablo-Picasso et le Bois de Grâce. Il s'agit d'un quartier constitué principalement d'immeubles collectifs. La majeure partie du quartier se trouve sur la commune de Noisiel.

Cité Descartes

La cité Descartes est un quartier récent nommé ainsi en l'honneur du philosophe René Descartes. Y ont notamment été installés le lycée René-Descartes et le campus Descartes comprenant l'université Paris-Est Marne-la-Vallée ainsi que des grandes écoles comme l'École nationale des ponts et chaussées (École des Ponts ParisTech), l'ENSG ou encore ESIEE-Paris. Au cœur de la cité Descartes se trouve la gare du RER A Noisy-Champs à cheval entre Champs-sur-Marne et Noisy-le-Grand. Ce quartier d'universités et de grandes écoles accueille 18 000 étudiants. La cité Descartes est proche du quartier de Noisy-le-Grand dit le Champy (contraction de Champs et de Noisy).

Voies de communication et transports

Voies routières

Champs-sur-Marne est située le long de l'autoroute A 4, au niveau de la sortie  10. La ville est également reliée par l'intermédiaire de l'autoroute A 199, à deux autres villes du Val Maubuée : Noisiel et Torcy à l'est ainsi qu'à Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis à l'ouest.

L'autoroute A4 et la proximité avec la Francilienne, en fait un lieu facilement accessible. Depuis le début des années 2000, une grande partie des carrefours routiers de la ville a été remplacée par des ronds-points qui fluidifient et sécurisent la circulation.

Transports en commun

Champs-sur-Marne est desservie par une gare de la ligne A du RER d'Île-de-France depuis le 19 décembre 1980, dont le nom complet est gare de Noisy-Champs - Champy-Nesles. La gare de Noisy-Champs est à cheval sur les communes de Noisy-le-Grand et de Champs-sur-Marne (environ 1/3 des quais sont sur la commune de Champs). L'entrée Ouest dessert Noisy-le-Grand, le quartier du Champy et le centre commercial du même nom. L'entrée Est dessert Champs-sur-Marne, le quartier de Nesles et la cité Descartes où se trouve l'’université Paris-Est Marne-la-Vallée.

La ligne A du RER d'Île-de-France permet d'accéder à la place de la Nation à Paris en 17 minutes, et d'arriver au cœur de Paris en 23 minutes. En outre, côté est, elle permet d'arriver en vingt minutes au parc Disneyland. En raison de sa forte fréquentation, la gare a été rénovée côté Champs-sur-Marne à la fin des années 1990 afin d'accueillir une « gare multimodale », permettant l'interconnexion avec les six lignes de bus et la ligne de Noctilien qu'elle dessert également :

  • RATP 212 213 310 312 320. L'arrêt de Noisy-Champs RER des RATP 310 320 ne situent pas à Champs-sur-Marne mais à Noisy-le-Grand et ces bus ne passent pas par Champs-sur-Marne.
  • Lys? Express 100 (situé à proximité)
  • Noctilien

Les lignes de bus citées ci-dessus desservent Champs-sur-Marne bien sûr, mais également les villes de Noisy-le-Grand, Émerainville, Noisiel, Gournay-sur-Marne, Chelles, Lognes, Creteil et Torcy. La ligne de Noctilien permet de se déplacer en semaine jusqu'à Paris, entre minuit et six heures du matin. Elle suit approximativement le tracé de la ligne A du RER d'Île-de-France.

Les RATP 220 et Noctilien passe également par Champs-sur-Marne. Le RATP 421 passe par Champs-sur-Marne dans le cadre de la desserte du marché de Chelles.

Voies fluviales

La Marne n'est pas navigable entre Neuilly-sur-Marne et Vaires-sur-Marne, à cause du barrage de Noisiel situé près de l'ancienne chocolaterie Menier. La navigation passe par le canal de Chelles.

La profondeur de la Marne n'est pas suffisante en amont du château de Gournay-sur-Marne (présence des hauts fonds de la Réserve naturelle régionale des Îles de Chelles), les péniches ne peuvent donc pas y circuler. Les embarcations autorisées doivent avoir un faible tirant d'eau et naviguer à vitesse réduite (15 km à l'heure au maximum).

Desserte aérienne

Champs-sur-Marne est desservi depuis l'aérodrome de Logne-Emerainville (Code OACI : LFPL). Cet aérodrome civil contrôlé est ouvert aux avions privés en vol à vue (VFR) de jour uniquement, et sur demande au trafic international. Il est utilisé pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme (aviation légère et hélicoptère) ainsi que pour l'aviation d'affaire et le taxi aérien. Il est exploité par la société Aéroports de Paris. Il est doté d'une piste 08/26 bitumée de 700 mètres de long sur 20 mètres de large équipée du système d'aide à l'atterrissage PAPI coté 26, et une piste 08/26 en herbe de 1 100 mètres de long sur 100 de large. L'aérodrome comporte une tour de contrôle, un service de carburant JET A1 et AVGAS, une boutique, un bar-restaurant.

Projets

Dans le cadre du volet transport du projet du Grand Paris, le futur métro automatique Grand Paris Express comprendra, à l’horizon 2025, outre la Ligne verte et la Ligne bleue, 2 lignes : la Ligne rouge qui sera une ligne en rocade de banlieue à banlieue et la Ligne orange entre l’est et le nord de la région parisienne, toutes deux en interconnexion avec la ligne A du RER à la gare de Noisy - Champs.

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Campus ; Apud Campos en 1165 et vers 1172 ; Campi super Maternam en 1336 ; Champs sur Marne en 1410 ; Champz sur Marne en 1464 ; Le fief, terre et seigneurie de Champs sur Marne en 1511 ; La maladrerie de Champs en 1697,.

Le lieu est nommé Champs en Brie par Saint-Simon dans ses Mémoires.

Il est fait référence à Champs, du latin : Campus (campagne cultivée, champ), lorsqu'au VIIe siècle Saint Babolein et Saint Fursy y bâtissent une église.

Le décret du 3 avril 1962 donne le nom officiel de Champs-sur-Marne à la commune de Champs.

Histoire

Chronologie

Moyen Âge

  • VIIe siècle : fondation d'une église par Saint Babolein et Saint Fursy dans un endroit appelé Campus.
  • XIe siècle au XIIe siècle : migration des paroissiens du village de Malnoue, création de la paroisse de Champs.
  • XIVe siècle au XVe siècle : après un court passage dans le domaine royal sous Charles V, la seigneurie de Champs est revendue à la maison d'Orgemont, puis revient par alliance à la maison de Montmorency.

Il y avait autrefois, à Champs, une léproserie.

Temps modernes

  • 1533 : l'église, détruite, est rebâtie.
  • sous Henri III : la seigneurie est ensuite l'objet d'un échange entre les Montmorency et le roi.
  • fin du XVIe siècle : Henri de Navarre, allié d'Henri III contre la Ligue d'Henri de Guise, fait construire le fort de Gournay-sur-Marne et la dépendance attenante de Champs-sur-Marne afin de bloquer le ravitaillement des Ligueurs lors du siège de Paris.
  • 1699 : le domaine est acheté par le fermier général Paul Poisson de Bourvallais ; celui-ci fait reconstruire le château dans le style Louis XIV sur les fondations de l'ancien ; les travaux se terminent en 1706.
  • 1726 : Louis XV fait réunir Noisy-le-Grand, Lognes et Villiers-sur-Marne à sa baronnie de Champs. Son fils fait tracer les jardins du château.
  • En 1755, le château appartient au duc de La Vallière.

Époque contemporaine

  • 1892 : Le comte Louis Cahen d'Anvers acquiert le château de Champs-sur-Marne, qu'il fait restaurer par Walter-André Destailleur pour les bâtiments et par Achille Duchêne pour le parc. Sa famille le cède à l'État français en 1935.
  • 1944 : Libération de Champs-sur-Marne en août
  • 1959-1969 : Le Général de Gaulle reçoit de nombreux chefs d'État (surtout africains) au château de Champs-sur-Marne
  • années 1960 : Création de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée en 1965. Champs-sur-Marne appartient au secteur 2, Val Maubuée. En 1984, ce secteur devient le syndicat d'agglomération nouvelle du Val Maubuée. À terme, ce S.A.N. est appelé à disparaître, et sera remplacé par une communauté d'agglomération.

Politique et administration

Situation administrative

Champs-sur-Marne est située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Elle fait partie de l'arrondissement de Torcy et du canton de Champs-sur-Marne. Au niveau législatif, ce canton appartient à la huitième circonscription de Seine-et-Marne. Avec les communes voisines de Croissy-Beaubourg, Émerainville, Lognes, Noisiel et Torcy, Champs-sur-Marne forme le secteur II de Marne-la-Vallée, le Val Maubuée. Ces mêmes communes forment la communauté d'agglomération de Marne-la-Vallée - Val Maubuée.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Lionel Hurtebize a été élu conseiller municipal (minoritaire), maire adjoint en 1971, puis maire seulement en 1977. Après l'élection d'un maire communiste à la Libération, les maires ont été soit socialistes (Olivier Paulat), soit radicaux (Marcel Beauvironnet) jusqu'en 1971. En 1971 Marcel Beauvironnet ayant été personnellement battu, tandis que sa liste restait majoritaire, c'est Philippe Molle, divers gauche, qui est devenu maire de 1971 à 1977. Lionel Hurtebize a été maire de Champs-sur-Marne pendant trois mandats successifs. Étant décédé avant la fin de son quatrième mandat en 1994, c'est Maud Tallet (PCF), professeur des collèges née le , la première maire-adjointe et conseillère municipale qui assura l'intérim à partir du jusqu'à la fin du mandat, en .

Lors des élections municipales de 1995 Maud Tallet (PCF) est élue maire face à Jacques Guerzi (RPR) avec plus de 52 % des voix. Elle est réélue lors des élections municipales de 2001 face à Thierry Dupont (RPR) avec plus de 53 % des voix ainsi qu'en 2014 contre Eric Bitbol avec 60,7% des voix.

Politique environnementale

Le traitement des déchets recyclables via le « tri sélectif » a été mis en place à Champs-sur-Marne à la fin des années 1990.

Une déchèterie du syndicat mixte pour l'enlèvement et le traitement des résidus ménagers (Sietrem) est également à disposition des habitants sur la commune de Noisiel.

Jumelages

Champs-sur-Marne a développé des associations de jumelage avec :

  •  Quart de Poblet (Espagne)
  •  Bradley Stoke (en) (Royaume-Uni)

Population et société

Démographie

La démographie de Champs-sur-Marne a augmenté de façon fulgurante à la fin des années 1970, lors de la création des « villes nouvelles » (et notamment celle du Val-Maubuée) attirant des habitants parisiens en proche banlieue. C'est à cette époque que des quartiers, et résidences entières ont été créées, comme le quartier du « Bois de Grâce » ou encore le quartier « Pablo Picasso »

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.

En 2016, la commune comptait 24 780 habitants, en augmentation de 1,15 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

En 2007, la commune compte, selon le maire, environ 40 % de logements sociaux et respecte donc la loi SRU du , qui impose à cette commune d'Île-de-France un minimum de 20 % d'habitat social.

Pyramides des âges

La pyramide des âges de Champs-sur-Marne diffère de celle de Seine-et-Marne en plusieurs points. La grande proportion de jeunes dans la tranche 15-29 ans peut s'expliquer par la présence, sur le territoire de la commune, de l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée et des logements étudiants.

La population de Champs-sur-Marne - revenu, âge, enfants, taux d’activité, de propriétaires, de célibataires et d’étrangers

Comparaison avec les 5 communes immédiatement voisines, les communes du Val-Maubuée et la commune parmi les plus riches d’Île-de-France (Neuilly-sur-Seine) et parmi les moins riches (Aubervilliers)

(1) Revenu moyen annuel brut par foyer en Euros
(2) Taux d’activité des 20-59 ans (rapport entre le nombre d’actifs et la population totale) en %
(3) Âge moyen de la population en années
(4) Nombre d’enfants moyen par foyer
(5) Part des foyers propriétaires de leur logement en %
(6) Par des célibataire dans la population totale en %
(7) Part des étrangers dans la population totale en %

Enseignement et recherche

La commune est rattachée à l'académie de Créteil et fait partie de la zone C.

Établissements scolaires

Organismes scientifiques, de formation des adultes et de recherche

Le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), est un service du ministère de la Culture dépendant de la direction de l'Architecture et du Patrimoine (DAPA). Cet organisme est installée dans les communs ouest du château de Champs-sur-Marne. Son rôle consiste à accompagner certains chantiers de restauration de monuments historiques, de trouver des solutions de protection des matériaux face aux ravages de la pollution atmosphérique, principalement les ravages causés sur la pierre, et d'expérimenter de nouveaux procédés, comme le nettoyage au laser ou la biominéralisation.

Le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) créé en 1947 et placé sous la tutelle du Ministère de l'Équipement et des Transports (France) chargé aussi du logement, de l’habitat et de la construction. Le siège de cet organisme est située à Champs-sur-Marne, et il exerce quatre fonctions : la recherche, l'ingénierie innovante, l'évaluation de la qualité et la diffusion du savoir.

L'AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) : Campus de formation de Champs-sur-Marne accueille plus de 1 500 personnes par an notamment dans le cadre de la VAE (Valorisation des acquis de l’expérience), salariés et demandeurs d'emploi, qui viennent se former, se perfectionner ou valider leurs compétences. En contact permanent avec les entreprises, les branches professionnelles et les collectivités territoriales, le site AFPA de Champs est devenu un pôle de référence pour les physiciens-chimistes, les métiers du commerce, de la vente, de l'informatique et télécom, des bureaux d'études du bâtiment, de la restauration, de la maintenance des équipements bureautiques et des services à la personne.

Université et grandes écoles

L'université Paris-Est et de nombreuses grandes écoles sont situées à Champs-sur-Marne, principalement regroupées dans le campus Descartes, situé dans la cité Descartes, et constituent le Polytechnicum de Marne-la-Vallée :

  • Université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM)
  • École nationale des ponts et chaussées (ENPC)
  • École d'urbanisme de Paris (EUP)
  • École supérieure d'ingénieurs en électronique et électrotechnique de Paris (ESIEE)
  • École d'architecture de la ville et des territoires (EAVT)
  • École nationale des sciences géographiques (ENSG)
  • ESIEE Management (anciennement Institut supérieur de technologie et management)
  • Institut universitaire de technologie de Marne-la-Vallée (IUT de Marne-la-Vallée)
  • École supérieure d'ostéopathie (ESO)

Vivre à Champs-sur-Marne

C'est une ville de taille moyenne qui dispose d'un cadre de vie agréable : environ 50 % de sa superficie sont des espaces « verts et bleus » (bois, parcs, étangs, jardins familiaux et rivière Marne et ses berges).

Médias locaux

  • TV : Canal Coquelicot (fermé)
  • Radio FM : Vallée FM 98.4 (fermé)
  • Presse quotidienne : Le Parisien – Édition Seine et Marne Nord
  • Presse hebdomadaire : La Marne – Édition Marne-la-Vallée
  • Presse municipale mensuelle : Champs-sur-Marne Magazine

Services

La ville a deux bureaux de Poste : rue de Chelles dans le quartier du Centre ville et dans la cité Descartes, 5 rue Ampère

Vie associative

La vie associative campésienne est découpée autour de deux espaces :

  • Le centre social et culturel Georges-Brassens situé sur la place du quartier du Bois-de-Grâce
  • La Maison Pour Tous Victor-Jara situé face aux Pyramides, dans le quartier du Nesles (sur la parking du centre commercial)

Ces deux pôles accueillent les activités municipales. Une ludothèque accueille les jeunes enfants au centre social Georges-Brassens.

Vie culturelle

Activités musicales

Des activités musicales sont proposées par le centre social Georges-Brassens et à la M.P.T Víctor-Jara. Il est également possible de pratiquer la musique au sein de la structure : "École de musique et orchestre d’harmonie et Brass band de Champs sur Marne". Orchestre dirigé par Philippe Legris.

La médiathèque du Ru-du-Nesles

La médiathèque du Ru-du-Nesles située dans le quartier du Nesles, accueille une grande bibliothèque située juste à côté du collège Armans-Lanoux. Construite aux environs de l'année 2000, elle possède une architecture moderne.

La salle Jacques Brel

La salle de spectacle Jacques-Brel située dans le centre-ville, accueille des spectacles musicaux ou d'humoristes, ainsi que des spectacles d'animation locale.

Sports

Infrastructures

La ville dispose des équipements suivants : 8 terrains de sport de proximité, 6 gymnases, 4 stades de football, 2 clubs de courts de tennis, un parcours sportif de canoë-kayak, des jardins familiaux, une aire de roller-skate, un pas de tir à l'arc, 1 terrain de pétanque et 2 sentiers de randonnée pédestre balisés.

Associations sportives

Les associations sportives de Champs-sur-Marne permettent de pratiquer les sports suivants :

Associations culturelles proposant des sports
  • Centre social et culturel Georges-Brassens
  • Les luzardins
  • Maison pour tous Victor-Jara
Tir à l’Arc

Compagnie d’Arc de Champs créée en 1839 (il y a plus de 170 ans), c’est la plus ancienne association sportive de la commune.

Canoë-kayak

Le parcours sportif de canoë-kayak des Îles mortes, de niveau : « Pagaie Verte Eau Vive » se situe sur la Marne à hauteur des îles de Chelles.

Football en salle ou Futsal

Club de Champs-sur-Marne, fondé en 1997, évolue actuellement en Division 1 du Championnat d'Île-de-France de Futsal. Plusieurs de ses joueurs ont été sélectionnés en équipe nationale.

À son palmarès figure notamment :

  • Le Championnat de France de Futsal (2001)
  • La Coupe de France de Futsal (2002)
  • Un titre de champion d'Île-de-France
Randonnée pédestre et le "GRP Ceinture Verte de l'Île-de-France"

Le sentier de Grande Randonnée de Pays (GRP) « Ceinture Verte de l'Île-de-France » fait le tour de l'Île-de-France. C’est une boucle d’une vingtaine de kilomètres de rayon. Elle peut être parcourue facilement en tronçons de gare à gare. La totalité de la ceinture fait 250 kilomètres. Son balisage est jaune/rouge, sauf lorsqu’il est commun avec un sentier de grande randonnée (GR) où dans ce cas le balisage blanc/rouge habituel est utilisé. Ce GRP Ceinture Verte de l'Île-de-France passe par la promenade des Pâtis sur les berges de Marne, va vers Noisiel et La Queue en Brie au sud et traverse la Marne par la passerelle du Moulin pour se diriger au nord vers Montfermeil et Vaujours.

Jardinage

Les Jardins familiaux du Nesles organisent et gèrent les parcelles de jardins mises à disposition par la commune et destinées aux Campésiens et veillent à leur entretien dans un esprit de convivialité, d’échanges et de mixité sociale et dans le respect du règlement intérieur.

Santé

Il n'existe pas d'établissement hospitalier sur la commune. Champs-sur-Marne est rattaché au Centre Hospitalier de Marne-la-Vallée de Jossigny.

Économie

La ville possède un site de la Chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne.

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 35 449 €.

Commerces

Le supermarché Carrefour situé dans le quartier du Nesles constitue le principal centre commercial de Champs-sur-Marne.

Il existe, notamment, d'autres endroits où l'on trouve des petits commerces à Champs-sur-Marne. Dans le centre-ville, près de la mairie, l'on retrouve quelques commerces de proximité, des cafés et restaurants ainsi que divers services. La place du Bois-de-Grâce accueille également des commerces de proximité. Enfin l'avenue Ampère (cité Descartes) située près de la gare RER accueille quelques établissements de restauration ainsi que des commerces de proximité. Jusque dans les années 1980 (entre 1980 et 1990), il existait quelques commerces situés rue Auguste-Vallaud.

Il existait, jusqu'à la fin des années 1960 un marché - place de l'Ancien-Marché - dans le quartier des Bords de Marne. Il n'y a plus eu de marché à Champs-sur-Marne entre 1970 et 2010. À cause notamment de la concurrence du supermarché Carrefour, ouvert le dimanche matin. Depuis 2010 un petit marché se tient tous les jeudis matins sur la place de la Mairie.

Activités tertiaires

La cité Descartes est le principal pôle tertiaire de Champs-sur-Marne. Plusieurs entreprises notamment spécialisées dans les nouvelles technologies (Numericable entre autres) y sont regroupées. Depuis 1987, la chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne a créé la pépinière d'entreprises du Val-Maubuée pour favoriser les nouvelles technologies dans cette zone,.

L'Union des groupements d'achats publics (UGAP) a son siège à Champs-sur-Marne, et La Poste possède une antenne de son siège social au cœur de la cité Descartes. Les deux bâtiments sont situés face à face, respectivement au nord et au sud de la gare RER dans l'alignement des voies ferroviaires. En 2005, le spécialiste des systèmes d'information pour les transports de voyageurs, Moviken, s'implante à la cité Descartes, parallèlement à la montée en puissance du Pôle de Compétitivité Advancity. En 2011, l'opérateur téléphonique Céleste a décidé d'installer un centre de traitement de données (aussi appelé « datacenter ») au sein de la cité Descartes, à côté des bâtiments de l'université Paris-Est Marne-la-Vallée.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église Saint-Loup

Histoire de l'église

Le moine irlandais saint Fursy (567 - 650) premier abbé de Lagny, remplissant la fonction de chorévêque qui équivalait à celle de vicaire général, bâtit une église au diocèse de Paris, entre Gournay et Lagny en un lieu dénommé « Campus » (Champs) à l’initiative de saint Babolein (? - vers 660 ou 670) premier abbé de Saint-Maur-des-Fossés tel qu'il l'est rapporté dans « Vie et miracles de saint Maur » rédigé par Odon de Glanfeuil au IXe siècle. Cet ouvrage de 128 pages comporte notamment le texte de « La vie de saint Babolein ». Audebert ou Audobert, évêque de Paris de 644 à 650, fait la dédicace de cette église au milieu du VIIe siècle (probablement en 648) et procède à la consécration de deux autels l’un en l’honneur de la sainte Vierge et l’autre de saint Pierre. Cette église est ensuite détruite à deux reprises : guerres, pillages et un incendie. Les habitants de Champs s’établissent alors dans les paroisses voisines. Au XIe siècle, Champs est ainsi une dépendance religieuse de la paroisse de Malnoue (aujourd’hui quartier d’Émerainville). Réciproquement un siècle plus tard et à cause également d’une guerre, les habitants de Malnoue sont contraints de quitter leur paroisse et de la transférer à Champs. Au XIIIe siècle une église dédiée à saint Marcellin et à saint Pierre figure bien au pouillé du diocèse de Paris. Au XIVe siècle un nouvel édifice est reconstruit. Le 30 novembre 1333, lors de la dédicace, saint Leu (saint Loup) est ajouté comme troisième saint patron.

Extérieur de l’église

L’église actuelle date du milieu du XVIIe siècle (1655-1660). La partie la plus ancienne serait la croisée du transept qui remonterait à la reconstruction du XIVe siècle. L'édifice a un plan typique en forme de croix latine avec nef principale et transept. L'axe de l'édifice est orienté classiquement est-ouest avec le chevet à l'est comme cela est le cas pour la majorité des églises depuis le Haut Moyen Âge où l’orientation du chevet vers l’orient (ou levant : là ou le soleil se lève) se généralise au XIe siècle et XIIe siècle. La nef se termine par une abside en rond-point à voûte en cul-de-four. À l'extérieur, six contreforts soutiennent les murs : deux sur le mur gouttereau nord et un sur le mur gouttereau sud de la nef ainsi que trois sur l'abside. Autour de la croisée s'organisent le chœur tourné vers l’est et deux petites chapelles, l’une au nord et l’autre au sud. L'angle saillant extérieur sud-est de la chapelle sud présente un chanfrein arrêté d'un bout (vers le haut) en biseau. Entre cette chapelle sud et le clocher se trouve la sacristie. Cette sacristie accolée à la chapelle sud occulte une baie de la nef ce qui dénote qu'elle est un élément rapporté à l'église non prévu à l'origine. Le pignon de la façade, en triangle équilatéral, est percé d’un oculus circulaire décoré d'un vitrail représentant une colombe de la paie. Au-dessus de cet oculus se trouve une horloge. Onze baies à linteau en arc de plein cintre apportent de la lumière à l’édifice : quatre pour la nef (dont une est occulté par la sacristie), quatre pour le transept et trois pour l'abside. La tour du clocher est reliée au pignon de façade et à la nef par deux jouées en forme de triangle rectangle et couvertes d’un toit à bâtière.

Intérieur de l’église

Dans le chœur, le maître-autel, de la seconde moitié du XVIIIe siècle, comporte un retable à quatre colonnes qui est surmonté d'un tableau, dans un cadre doré et sculpté : « Le Ravissement de saint Paul au ciel par les anges ». Cette peinture, interprétation d’une œuvre de Nicolas Poussin, a sans doute été exécutée vers 1770-1780. Au plafond de chacune des deux chapelles nord et sud est accroché un lustre qui provient du château de Champs-sur-Marne. Ces lustres sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des objets mobiliers de Seine-et-Marne. La chapelle nord comporte un autel consacré à la Vierge. Au mur on peut voir une copie d’une Annonciation. La chapelle sud est dédiée à saint Leu de Sens. Un autel comporte une statue du saint en tenue d'évêque et un reliquaire. À droite de la nef en sortant se trouve un baptistère à godrons daté de 1680.

Les vitraux

En 1867, la comtesse de Brévannes, les familles de Nicolaï, Santerre et Menier, font don de quatre vitraux, respectivement : « L’Adoration des Mages », « La Fuite en Égypte », « l'Intérieur de Nazareth « et « Jésus au milieu des Docteurs ». Les vitraux du chœur et de la façade nord ont été détruits par le souffle provoqué lors du bombardement anglo-américain de la gare de triage de Vaires le 29 mars 1944. « Ce jour-là, plusieurs trains présentant un intérêt militaire évident se trouvent rassemblés sur le triage : l'un d'eux transporte de l'essence, deux autres du matériel, un quatrième des munitions et le dernier des troupes. Aussitôt averties de cette situation par la Résistance, les autorités anglaises réagissent promptement et ne laissent pas passer l'occasion de frapper l'ennemi. L'attaque des bombardiers, à 21 h 30, est d'une effroyable efficacité : le train de munitions est touché et explose, le train d'essence est en flamme et il ne reste rien du train de troupes. Camions et blindés sont en grande partie détruits. Le nombre des victimes allemandes n'a jamais été connu avec précision - certains historiens l'estiment à 1 200, d'autres à 2 735 - mais il est certain que plusieurs centaines de soldats allemands ont péri au cours de ce bombardement qui a provoqué également une douzaine de morts dans la population civile (vairois et cheminots travaillant sur le triage). ».

Les toitures

Sur le transept, la toiture des chapelles nord et sud est dissymétrique. Alors que la chapelle sud à une toiture à deux versants en forme de « Γ » (lettre majuscule grec "gamma") avec pignon à l’est, la chapelle nord a une toiture également à deux versants et en forme de « Γ » mais avec une croupe à l’ouest au lieu d’un pignon. Les toitures de ces deux chapelles et leurs faîtières représentent les deux branches horizontales gammées d’une croix. La nef est couverte d’un toit à deux versants dit toit à bâtière se terminant en croupe circulaire semi-conique du côté du chevet. La sacristie a un toit en appentis malheureusement fait de plaques ondulées de fibro-ciment en complet désaccord avec le style et l’architecture de l’église, élément anachronique qui rompt l’unité de l’édifice. Les toitures sont en tuiles plates de terre cuite à l'exception de celles du clocher qui est en ardoise et de celle de la sacristie qui est en plaques ondulées de fibrociment.

Le clocher

Le clocher est conservé lors de la rénovation du milieu du XVIIe siècle. Mais devenu vétuste il est remplacé vers 1680. Il flanque, au sud en façade, la nef. Ce clocher à tour carrée est coiffé par une flèche de charpentepyramidale (de section octogonale) en bois et couverte en ardoise. Chacun des quatre coins de la flèche du clocher comporte une besace avec un arêtier courbe et deux noulets également courbes. La chambre des cloches est percée, sur chacun des quatre côtés du clocher, de deux baies géminées de type roman. Chaque baie est munie de quatre abat-sons(lames obliques destinées à rabattre le son des cloches vers le sol), à l'exception des baies nord qui n'en comportent que deux et sont moins hautes. La flèche du clocher se termine par une croix en fer forgé surmontée d'une girouette fixe en forme de coq gaulois.

Saint Loup

Saint Leu (573-623) archevêque de Sens nommé ainsi au nord de la Marne : saint Loup dans l'ancien diocèse de Sens. Il était très populaire en Seine-et-Marne. Il avait la vertu de guérir les enfants de la peur et des convulsions. Son nom était associé dans la tradition à l'homonymie qu'il avait avec le loup, animal tant redouté dans nos campagnes au XIXe siècle. Jusqu'en 1900, il y eut à Champs un pèlerinage avec messe, vêpres, salut, bénédiction des enfants et vénération des reliques de saint Loup. Fête le 1er septembre.

Liberté, Égalité, Fraternité…

L’église appartient à la commune de Champs-sur-Marne depuis la séparation de l'Église et de l’État en 1905. Ainsi, le porche roman de cette église porte au fronton la devise de la république : « Liberté, Égalité, Fraternité ». C'est une des nombreuses églises de France à porter cette devise qui, sur un édifice religieux, surprend souvent le visiteur.

Aujourd’hui, la paroisse de Champs fait partie de la province ecclésiastique de Paris et du diocèse de Meaux (secteur pastoral du Val Maubuée).

La pierre tombale de De Gourbillon

Une pierre tombale (inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1985) scellée sur le mur nord de l'église nous rappelle la sépulture de Charles Florent de Gourbillon (1739-1818), directeur de la Poste aux lettres de Lille, intendant de Marie-Joséphine de Savoie qui devint l’épouse de Louis XVIII. De Gourbillon né en 1739 à Marseille décéda le 27 décembre 1818 à Champs lors d’un passage dans la commune et y fut enterré.

Pagode Khmère Bodhivansa

Construite dans les années 1990 sous la direction du prince Sisowath Essaro, elle est située chemin du Bel-Air à la limite avec Noisy-le-Grand dans le quartier du Nesles.

Presbytère

Le presbytère réhabilité en 2001 est situé face à l'église. Il fait aujourd’hui office de salle d'exposition et de réunion.

Château

Construit au début du XVIIIe siècle (avec ses jardins à la française et à l'anglaise), il fait partie du domaine national de Champs-sur-Marne et est classé au titre des Monuments historiques. Il a été habité par Madame de Pompadour et le général de Gaulle y a reçu de nombreux chefs d'État.

Les espaces "verts et bleus"

La ville de Champs-sur-Marne possède de nombreux espaces « verts » (forêts, bois, jardins familiaux et parcs) et "bleus" (étangs, rivière et rus) qui couvrent 50 % de sa superficie :

  • Les étangs (au nombre de 7).
  • Les rus de Nesles et de Merdereau.
  • Les bois de Grâce et de la Grange.
  • La rivière Marne et les bords de Marne qui sont aménagés avec piste cyclable et piétonnière.
  • Le parc du château de Champs-sur-Marne qui couvre 85 hectares et comprend un jardin à la française et à l'anglaise.

Photographies

Personnalités liées à la commune

  • Le joueur de football espoir Mourad Meghni ;
  • L'écrivain français Armand Lanoux (1913-1983), Prix Goncourt 1963 ;
  • Le comédien Frédéric Febvre (1833-1916), sociétaire de la Comédie-Française ;
  • Le comédien Édouard Brindeau (1814-1882), sociétaire de la Comédie Française ;
  • Le rappeur Timal (1997-), Disque d'or sur le single Vatos sorti en juillet 2017.

Tournages de films/séries

  • Dans Highlander 3, des scènes ont ainsi été tournées dans le cimetière de Champs-sur-Marne, ainsi que dans la salle du restaurant de l'ESIEE.
  • Une partie de Taxi 2 a été tourné à Champs-sur-Marne (devant l'ESIEE).
  • Des scènes ont également été tournés dans les locaux des écoles ENPC et ENSG, ainsi que devant l'ESIEE, pour les films Double Zéro et Un ticket pour l'espace.
  • Une scène de Dikkenek a été tournée dans le gymnase de l'ESIEE.
  • De par sa ressemblance avec le Palais de l'Élysée, le cadre du château de Champs-sur-Marne est aussi très utilisé par les équipes de tournage des Guignols de l'info, Groland ainsi que par d'autres productions.
  • La façade de l'ESIEE a été utilisée pour Victoria.

Héraldique, logotype et devise

Champs-sur-Marne a pour armoiries celles du financier Paul Poisson de Bourvallais : « D'azur au chevron d'argent, accompagné en chef de deux étoiles d'or à six raies, et en pointe d’un lion léopardé du même, armé, lampassé et couronné d'argent ». Les ornements extérieurs de l'écu rappellent, avec la couronne murale les trois tours de madame de Pompadour, et avec les deux léopards lionnés, le duc de La Vallière. Au bas de la composition, la silhouette des parterres à la française du parc du château surmonte deux épées en sautoir, qui figurent les armes du marquis de Marbeuf.

Voir aussi

Bibliographie

 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Justin Storck Dictionnaire pratique de menuiserie, ébénisterie, charpente (Édition 1900) Dourdan - 2006 - Éditions Vial. 966 p. (ISBN 2851010719). Voir :
  • Croupe
    • Eugène Viollet-le-Duc Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle Paris – 1856 – Librairies-Imprimeries Réunies. Voir :
  • Contre-fort
  • Croupe circulaire
  • Clocher
  • Flèche
  • Abat-sons
    • Vie et miracles de saint Maur (comporte notamment le texte de « La vie de Saint Babolein ») avec la collaboration de Patricia Stirnemann et Thierry Delcourt - Paris : Réunion des musées nationaux et Troyes : Médiathèque de l’agglomération troyenne - 2005 - 1 CD-ROM ; 12 cm. GENCOD : 3 336 728 267 232
    • Mémoires de la société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France – Tome XIX – 1892 – A Paris chez H. Champion (Librairie de la Société de l’Histoire de Paris – Quai Voltaire, 9) Voir : I Charte d’Audebert évêque de Paris pour Saint-Maur-des-Fossés (642) p. 2 à 17
    • Histoire du diocèse de Paris – Contenant les paroisses et terres du doyenné de Lagny – Tome quinzième par Monsieur l'Abbé Jean Lebeuf de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres. À Paris chez Prault père (Pierre Prault). Quai de Gêvres – enseigne « au Paradis » - M. DCC. LVIII (1758) - Avec approbation et privilège du Roi. Voir : Champs p. 245 et suivantes.
    • Ville de Champs-sur-Marne, Mémoires de Champs-sur-Marne – Chroniques campésiennes – La vie à Champs-sur-Marne de 1900 à 1970 (Anecdotes et petites histoires), Catalogue d'exposition, 1970, 122 p.
    • Connaissance du Val Maubuée (Christian Dermy, Jean Giraux, Bernard Logre et Jean-Louis Augustin), Champs-sur-Marne, Collection Mémoire en images, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2008 (ISBN 2-84910-784-0)
    • Claude Hourdel, De Gaulle et ses hôtes à Champs-sur-Marne au temps des indépendances, la décolonisation (1959-1969), Paris, Éditions l'Harmattan, 2011. Nouvelle édition revue et augmentée. (Première édition : Éditions des Écrivains Paris, 2000) (ISBN 2-29654-616-1)
    • Patrimoine des communes de la Seine et Marne - Tome 1 - Canton de Champs-sur-Marne par Jacques Guillard, Bernard Logre, Jean-Claude Menou, Alexis-Pierre Philippe et Daniel Camus - Commune de Champs-sur-Marne p. 121 à 124. Éditions Flohic. Paris 2001. (ISBN 2842341007)
    • A la recherche de Champs d'hier Jean-Claude Risch 40 p. 1980
    • Carte IGN de randonnée pédestre no 2414 ET. Carte topographique. Top 25 - Échelle : 1/25 000 : Marne-la-Vallée : Forêts de Crécy, d'Armainvilliers et de Ferrières - Institut géographique national - avec la collaboration de la Fédération française de la randonnée pédestre (Tracés des itinéraires de randonnée et de promenade GR, GR Pays, PR) et de l'Office national des forêts - 4e Éd. 2010. (ISBN 978-2-7585-1831-0)
    • Fédération française de la randonnée pédestre et Agence des espaces verts de la région d'Île-de-France cartographie Institut géographique national, GRP La ceinture verte d'Île-de-France, Collection : Topo-guide, Paris, FFRP, 2000, 112 p. (ISBN 2-85699-697-3)
    • Connaissance du Val-Maubuée, Six communes en quête de leur passé : cahiers historiques (Champs-sur-Marne, Croissy-Beaubourg, Émerainville, Lognes, Noisiel, Torcy / responsable de la publication Bernard Logre), Atelier Technique de Reprographie (ATR), Torcy (77), (ISSN 1273-294X)
      • no 1 (1996, mars) p. 2-7 De la scène à la Marne, l’itinéraire de Frédéric Febvre sociétaire de la Comédie-Française (Bernard Logre)
      • no 2 (1997, décembre) p. 2-8 Paul Poisson de Bourvallais : Grandeur et décadence d’un maltôtier (Bernard Logre)
      • no 4 (1999, décembre) p. 10-11 Armand Lanoux de la « Canadienne assassinée « au « Berger des abeilles » (Bernard Logre)
      • no 7 (2002, décembre) p. 12-16 De Gaulle et ses hôtes à Champs-sur-Marne (Claude Hourdel)
      • no 8 (2003, décembre) Spécial Champs-sur-Marne (Marguerite Pernot)
    • Marc Valentin, Catherine Debauge et Sylvie Fartal, Val-Maubuée 1789 : Les cahiers de doléances, 1989, Syndicat d'agglomération nouvelle de Marne la Vallée-Val Maubuée, 105 p.

    Articles connexes

    • Communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne
    • Liste des communes de Seine-et-Marne

    Liens externes

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    • Ressource relative à la géographie :
      • Insee (communes)

    Notes et références

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