Cauffry


Cauffry


Cauffry est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Cauffriots et les Cauffriotes.

Géographie

Localisation

À vol d'oiseau, la commune se situe à 65 kilomètres au sud d'Amiens, à 30 kilomètres à l'est de Beauvais, à 29 kilomètres à l'ouest de Compiègne et à 51 kilomètres au nord de Paris. La superficie de la commune est de 475 hectares.

Topographie et géologie

La localité, établie dans la Vallée dorée, se caractérise par un territoire ayant sa principale direction de l'est à l'ouest, depuis la rivière de la Brêche qui sert de limite jusqu'au plateau voisin du canton de Mouy. Compris entre 36 mètres d'altitude sur les rives de la Brêche et 117 mètres au-dessus du niveau de la mer sur le plateau, près de Rousseloy, ses altitudes sont variées. On relève 40 mètres au confluent de la Brêche et de la Béronnelle, 43 mètres sur la place de la mairie, 44 mètres au pont de Soutraine (D 916a) et au pont de Cauffry sur la Brêche, 46 mètres à Soutraine, 58 mètres au carrefour de la Poste, 102 mètres à l'entrée sur le territoire de la D 137, venant d'Ars et aux abords du bois Pigeon, et 114 mètres à la borne de l'Épine Pouilleuse près du territoire de Rousseloy,.

La vallée de la Brêche est tourbeuse dans toute l'étendue de la région. Cette dernière est présente sous le village, mais est peu apparente. La vallée est recouverte de terrains de transports et le coteau est formé de calcaire grossier. On trouve des argiles diluviennes et des sables à nummulites. Les abords de ce coteau ont fourni des sables pour la verrerie et pour la fonderie. La commune se trouve en zone de sismicité 1

Hydrographie

Cauffry se situe sur la rive droite de la Brêche, cours d'eau prenant sa source à Reuil-sur-Brêche et se jetant dans l'Oise à Villers-Saint-Paul. Séparant la commune de Liancourt, Mogneville et Monchy-Saint-Éloi, son lit est en partie artificiel, creusé vers 1635. Celle-ci se divise en deux bras à deux reprises : au moulin de Cauffry, sur 400 mètres, puis au lieu-dit le Pré de la Huche, sur 300 mètres. D'ouest en est coule un ruisseau, le ru de Soutraine. Il naît sous le hameau d'Ars, dont il reçoit les eaux, ainsi que celles de diverses sources au-delà de Soutraine et aussi celles de la fontaine du Bouillon. Dans les vieux écrits il s'est appelé l'Auette ou l'Eauvette, ces noms s'étant appliqués à des petits cours d'eau. Le ru traverse une zone assez humide dite le marais de Soutraine, près de laquelle fut un vivier. Peu près être passé sous la D 916a et la voie ferrée, il pénètre sur Laigneville. Quelques ruisseaux intermittents coulent dans le fond de la vallée de la Brêche, au lieu-dit les Terres communales. Les zones les plus basses du territoire se situent au-dessus de nappes phréatiques sous-affleurantes.

Voies de communications et transports

La route départementale 1016, ancienne route nationale 16 de Paris à Dunkerque, laisse le chef-lieu à l'est et Soutraine à l'ouest. Venant de Creil directement par Nogent-sur-Oise et Laigneville, passait par l'avenue Henri-Besseelle et atteignait Rantigny au carrefour de la Poste, où elle croisait la route départementale 137 (rues de Mouy et de Liancourt), de Noailles à Maimbeville par Mouy, Ars et Liancourt. Ce sont les deux grandes artères de la commune. La commune a été déviée de la en 1966 par une voie rapide à partir du plateau de Creil par Vaux, Nogent-sur-Oise, Monchy-Saint-Éloi, Sailleville pour éviter les agglomérations. Le prolongement de cette déviation permet d'éviter Rantigny. En même temps la D 137 a été elle-même déviée à partir d'Ars, passant plus près de Soutraine et sous la déviation par un échangeur avec laquelle elle correspond. L'ancienne route a été déclassée en D 916a. Plusieurs routes communales relient la localité aux communes voisines, de Soutraine à Rousseloy ou Laigneivlle, et de Laigneville à Caffry.

Bien qu'aucune gare du nom de Cauffry n'existe, la mairie de la commune est plus proche de la gare de Liancourt - Rantigny que les deux communes qui lui donnent son nom. La gare, mise en service en 1846 sur la ligne de Paris-Nord à Lille qui traverse la commune du sud au nord, est située entre les gares de Clermont-de-l'Oise et de Creil sur la commune de Rantigny, à une centaine de mètres de la limite nord de Cauffry. Elle est desservie par les trains TER Picardie (relation 22 Amiens - Creil - Paris). Quatorze à quinze trains par jour et par sens s'arrêtent du lundi au vendredi, et six à sept les dimanches et jours fériées. Du lundi au vendredi, la moitié des trains est origine ou terminus Creil, un changement étant donc nécessaire pour les déplacements entre Liancourt et Paris. Un TER Picardie met en moyenne 43 min pour atteindre la capitale, avec quatre arrêts intermédiaires.

Cauffry est desservie par deux lignes d'autocars du réseau départemental Sud-Oise du conseil général de l'Oise, exploitées par Keolis Oise à Senlis. Cependant, ces lignes n'assurent aucune desserte régulière du centre-ville. La ligne n° 12 Clermont - Creil ne s'arrête qu'en zone commerciale (Kuom). Elle propose quatorze aller-retours du lundi au vendredi et six à sept le samedi (même pendant les vacances scolaires), desservant au passage Nogent-sur-Oise, Laigneville, Rantigny et la zone commerciale de Neuilly-sous-Clermont. La ligne n° 6 ne propose qu'un unique aller-retour hebdomadaire, à savoir le mercredi matin pour le marché de Liancourt. S'y ajoutent des dessertes à vocation scolaire. Une ligne de transports scolaires relie différents lieux de la commune au collège du Marais, au sud du village.

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 29 km à l'ouest. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 38 km au sud.

Milieux naturels

Malgré un tissu urbain occupant un quart de la commune, la moitié de la superficie constitue toujours des espaces cultivés (51 % sur 240 hectares). Les espaces boisés présents sur les coteaux du plateau d'Ars-Cambronne ainsi que sur les rives du ruisseau de Soutraine s'étendent sur près d'un cinquième du territoire sur plus de 90 hectares. On recense enfin plus de 21 hectares de vergers et prairies ainsi qu'un hectare d'espace vert public (parc de la Mairie),.

Les bois n'occupaient qu'un septième de la superficie totale dans les années 1960. Le territoire a été autrefois beaucoup plus boisé, vers Soutraine et la colline. Ces derniers constituent un corridor écologique potentiel.

Urbanisme

Hameaux et lieux-dits

Hormis le chef-lieu, la commune compte un hameau, Soutraine, à l'ouest de ce dernier.

Morphologie urbaine

L'important quartier de la rue Neuve ou de Grésillemont est composé de récentes constructions établies vers Soutraine et Ars. Cauffry entre dans l'unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) de Creil composée de 22 communes et regroupant 116 662 habitants en 2009,.

Toponymie

Le nom de Cauffry est d'origine gallo-romaine. Il correspond au fundus (ferme, domaine, propriété) de Calfiracus. Ce fut successivement, « Calfiacum », « Caufery » vers 1104, « Chaufery » en 1218, « Caufri » en 1220, « Caufratum » en 1250, « Caufery » à nouveau en 1750. Les archives du prieuré de Saint-Leu-d'Esserent, dont dépendait Cauffry, font également apparaître les noms de « Caufrit », « Caufry », « Chauffry » et « Coffry ». Le hameau de Soutraine fut un vicus (gros village, bourg) appelé « Soterana ». Mais ce nom fut maintes fois modifié : « Assotrenie » vers 1104, « Sousteraine », « Soustrayne », « Soustrenes » en 1224, « Aussoutraine » en 1556, « en Soutraine », « aux Soutraines » au XVIIIe siècle,

Histoire

La seigneurie appartenait à la maison d'Hédouville, qui la vendit en 1610 à Charles du Plessis, seigneur de Liancourt. Il y eut un manoir fortifié situé du côté de Mogneville mais anciennement détruit. Les débris de ces fondations ont été retrouvées au début du XIXe siècle. Le prieuré de Saint-Leu-d'Esserent avait le patronage de l'église.

Politique et administration

Liste des maires

Jumelages

Jumelages

  •  Biburg (Allemagne).

Démographie

Évolution démographique

Cauffry est la 61e commune du département par le nombre de ses habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.

En 2017, la commune comptait 2 540 habitants, en augmentation de 3,46 % par rapport à 2012 (Oise : +1,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 24 %, plus de 60 ans = 17 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 19,4 %).

Lieux et monuments

Monuments historiques

Cauffry compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • L'église Saint-Aubin ou Sainte-Geneviève (classée monument historique par arrêté du 21 novembre 1930) : l'église se compose notamment d'une nef d'origine romane, fortement remaniée, et d'un clocher en bâtière et d'un chœur datant du dernier quart du XIIe siècle. Représentatifs de la période de transition du roman vers le gothique, ils portent encore tous les caractéristiques de l'architecture romane, mais sont toutefois voûtés d'ogives dès l'origine. Dans sa physionomie et avec son plan initial très simple, avec un clocher interposé entre la nef et le chœur, l'église Saint-Aubin est parfaitement représentative des églises rurales du Beauvaisis des XIe siècle et XIIe siècles. Les corniches dites beauvaisines et le triplet du chevet plat sont en outre des éléments très répandus dans la région au XIIe siècle. Après le chœur, authentique mais simple, le clocher en bâtière représente la partie la plus remarquable de l'église. Son étage de beffroi, avec ses deux baies gémelées par face subdivisées en deux petites arcades chacune et flanquées de multiples colonnettes à chapiteaux, appartient à un type caractéristique de la région. Apparu au dernier quart du XIIe siècle, il devient l'archétype d'un certain nombre de clochers gothiques, et Cauffry possède l'une des rares exemplaires de la variante romane de ce type. Des remaniements à partir du XIIIe siècle ont apporté l'ajout d'un porche et d'un bas-côté, le rehaussement de la nef et l'adjonction de deux chapelles au nord,,.
  • Calvaire au nord de l'église (classé monument historique par arrêté du 20 février 1932) : datant du XVe siècle ou XVIe siècle, il n'est pas clairement classable dans l'art flamboyant ou Renaissance. Il a été plusieurs fois mutilé et réparé, mais sa partie supérieure manque sans avoir été remplacé. C'est le soubassement octogonal qui est remarquable, présentant quatre figures sculptées alternant avec des motifs végétaux,,.

Autres éléments du patrimoine

  • Le parc de la mairie et les résidences au sud se situent sur un ancien domaine acquis par Charles du Plessis, seigneur de Liancourt, en 1630. Ce domaine entre dans le marquisat de Liancourt en 1673. Sur l'emplacement des actuels HLM se situe alors un manoir. Après une période d'abandon, le domaine est racheté par l'industriel local Narcisse Duvoir en 1850, qui rénove le parc et fait construire une villa appelé le petit Château, située à l'emplacement de l'actuelle mairie. Or, ce château a été incendié par les soldats allemands lors de la guerre franco-prussienne de 1870, alors que des combats ont lieu à Clermont. Ne subsistent que la cave voûtée. Après la guerre, la veuve Duvoir fait reconstruire la demeure, mais sans l'aile est. En 1892, la propriété passe dans la famille Sherrer, et en 1970, la municipalité l'acquiert pour y installer la mairie.
  • La bibliothèque est installée depuis 1999 dans les anciens communs du château, datant du XIXe siècle. Lors de la campagne de restauration de 2004, la couleur bleue des boiseries a été reconduite à partir d'écailles retrouvées lors des travaux.
  • Le parc arboretum entoure la mairie et se développe sur plus de trois hectares. Sont à remarquer, entre autres, un Ginkgo biloba, une Araucaria du Chili, un Séquoia géant, un Frêne rouge et un hêtre tricolore.
  • La chapelle Saint-Roch de Soutraine est un petit bâtiment avec un clocheton sur le mur pignon de la façade occidentale, au-dessus de la porte ; c'est sa seule particularité architecturale visible depuis la rue. Elle date de 1820 et remplace une chapelle plus ancienne de 1605, qui à son tour s'était substituée à une église en bois d'âge inconnu. Lors de la rénovation en 1967, une statue mutilée de saint Roch a été retrouvée,.

Personnalités liées à la commune

  • Adrien Vachette (1753-1839), orfèvre parisien de la médaille miraculeuse

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean Merlo, Histoire de Cauffry des origines à 1945, Paris/Autremencourt, Office d'édition du livre d'histoire, , 188 p. (ISBN 2-84178-052-X)

Articles connexes

  • Église Saint-Aubin de Cauffry
  • Liste des communes de l'Oise

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Cauffry sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

Références

Ouvrages

  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire, , 560 p., p. 198-206

Autres sources


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