Chevrières (Oise)


Chevrières (Oise)


Chevrières est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie

La commune est située dans le département de l'Oise, près de la rive droite de l'Oise, entre Creil et Compiègne, sur l'itinéraire de l'autoroute A1 et de la LGV Nord. Chevrières est une commune résidentielle à caractère rural, en dehors de toute agglomération. La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 59 km. Le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne est éloigné de 13 km, et le chef-lieu de département Beauvais de 45 km. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 41 km au sud.

Le noyau ancien du village laisse paraître le type de village-rue le long de la RD 13, route secondaire de Saint-Martin-Longueau (près de Pont-Sainte-Maxence) à Compiègne. Cette route traverse la commune d'est en ouest, coupant le territoire communal en son milieu. Alors que le village est bâti à une altitude variant peu autour de 35 m au-dessus du niveau de la mer, le terrain augmente vers le nord et gagne une vingtaine de mètres ; le point culminant à 82 m au-dessus du niveau de la mer correspondant à une petite butte. Cette moitié nord du territoire communal est presque exclusivement occupée par des surfaces agricoles, les parcelles boisées se faisant très rares. À cheval sur les communes de Chevrières et Grandfresnoy, la sucrerie de Grandfresnoy, toujours active (2019), se situe en majeure partie sur le territoire de Chevrières. - Vers le nord-est, le territoire communal est délimité par la LGV Nord sur une certaine distance. Le village s'est étendu vers le sud, avec une ou deux rues parallèles à la RD 13, et un long alignement de maisons le long de la RD 115 qui mène à la gare. Le secteur sud du territoire communal est marécageux à de nombreux endroits et majoritairement boisé, avec présence de nombreux étangs de pêche. À l'extrémité sud-ouest, se trouve le petit hameau du Quesnoy. La limite sud de la commune s'approche de l'Oise de moins de 500 m sans l'atteindre, du fait que les territoires des communes limitrophes est et ouest se rejoignent au sud de Chevrières.

Sur le plan des voies de communication, Chevrières ne tire aucun bénéfice de la LGV Nord non interconnectée avec la ligne de Creil à Jeumont sur laquelle est située sa gare. C'est un point d'arrêt sans présence commerciale desservi par les trains omnibus TER Picardie de la relation n° 12 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent huit trains pour Paris et neuf pour Compiègne, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 50 min pour Paris et d'un quart d'heure pour Compiègne. Un échangeur de l'A1 se situe immédiatement au sud de Chevrières, sur la commune de Longueil-Sainte-Marie. Pour atteindre l'échangeur, il faut toutefois passer par la voie rapide de la RD 200 Creil - Compiègne, autre route d'importance majeure pour Chevrières (qui ne traverse pas le territoire communal). Les autres routes constituent des axes secondaires : la RD 13 déjà mentionnée, ainsi que la RD 155 en tant que liaison nord-sud. Elle relie la RN 31 Rouen - Reims au nord à la RD 200 au sud, en passant par le centre-ville. Une déviation par l'est existe maintenant pour Grandfresnoy, qui commence à un rond-point à mi-chemin entre Chevrières et la sucrerie.

Concernant les transports en commun, Chevrières est desservie par deux lignes d'autocars du réseau du conseil général de l'Oise : la ligne 8B Sacy-le-Petit - Pont-Sainte-Maxence et la ligne 33B Clermont - Compiègne, toutes les deux à vocation essentiellement scolaire. La ligne 33B propose toutefois deux aller-retours pour Compiègne en transport sur réservation pendant les vacances scolaires, du lundi au samedi.

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs.

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat complétée par des études régionales prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Margny-les-Compiègne », sur la commune de Margny-lès-Compiègne, mise en service en 1994 et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau,, où la température moyenne annuelle est de 11,1 °C et la hauteur de précipitations de 662,2 mm pour la période 1981-2010. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Beauvais-Tillé », sur la commune de Tillé, mise en service en 1944 et à 43 km, la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000 à 10,6 °C pour 1981-2010, puis à 11,1 °C pour 1991-2020.


Urbanisme

Typologie

Chevrières est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne. Cette aire regroupe 1 929 communes,.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (59,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,6 %), forêts (17,6 %), eaux continentales (11,6 %), zones urbanisées (8,4 %), mines, décharges et chantiers (7,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %).

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Toponymie

Histoire

Dans la nuit du 22 au , durant la Première Guerre mondiale, lors d'un raid de bombardement aérien contre Paris, un Gotha G allemand abattu par la DCA et s'écrase près de la ferme Lormont située sur la commune.

En avril 2014, des vestiges d'habitation du IXe au XIIe siècle ont été trouvés par l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Un squelette de cheval complet, un ancien jeton de jeu de tables et d'autres objets ont été trouvés sur les lieux. Les archéologues pensent que, sous le sol d'une habitation, se trouve un château. Les vestiges étaient visitables les 7 et 8 juin 2014.

Politique et administration

Collection James Bond 007

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.

En 2018, la commune comptait 2 022 habitants, en augmentation de 7,15 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 20,3 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 21,6 %).

Héraldique

Lieux et monuments

Monument historique

Chevrières ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Georges (classée monument historique par arrêté du 30 juin 1920), place René-Langlois-Meurinne / place Saint-Georges : elle a été édifiée entre 1530 et 1545 dans le style gothique flamboyant, sous l'impulsion du nouveau seigneur local, Robert de Broully. Son gisant est conservé dans l'église. De splendides vitraux ont été offerts par le chapitre de Beauvais, le procureur du seigneur et son épouse, ainsi que par le chanoine Nicolas Bottée. Quatre de ces vitraux attribués à l'atelier beauvaisien de Nicolas Leprince subsistent, mais ont été fortement restaurés en 1860. La nef et ses collatéraux ont dû être financés par les paroissiens, et ils restent inachevés jusqu'en 1868. L'homogénéité de l'architecture ne permet pas de soupçonner que l'église est en fait issue de plusieurs campagnes de construction, sauf pour la façade, qui comporte un portail de 1672. Dans son ensemble, l'église Saint-Georges est assez représentative des reconstructions flamboyantes de la seconde moitié du XVIe siècle dans la région, et sans particulièrement se démarquer, elle peut être considérée comme une réalisation de qualité. Elle a été largement remeublé au XIXe siècle. L'église Saint-Georges est aujourd'hui affiliée à la paroisse Saint-Joseph de la plaine d'Estrées, et accueille des célébrations eucharistiques la plupart des dimanches matins, ainsi que plusieurs fois en semaine.

Autres éléments du patrimoine

  • Le monument aux morts, dans le jardin de la mairie, près du chevet de l'église

Personnalités liées à la commune

  • Pierre de Maismont (1911-1944), Compagnon de la Libération, Mort pour la France, est inhumé dans la commune.

Culture et loisirs

Il existe à Chevrières une librairie, Graines de Mots, l’une des six librairies indépendantes du département et la seule de la région à être associative.

Voir aussi

Bibliographie

  • Chanoine Émile Epiphanius Morel et François Callais (dir.), Histoire de Chevrières, Compiègne, Société historique de Compiègne, , 155 p., p. 72-88

Articles connexes

  • Église Saint-Georges de Chevrières
  • Gare de Chevrières
  • Liste des communes de l'Oise

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Chevrières sur le site de l'Institut géographique national
  • Les dossiers de l'Inventaire du patrimoine culturel sur le patrimoine industriel de l'arrondissement de Compiègne

Notes et références

Notes

Références

  • Portail de l’Oise
  • Portail des communes de France

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