Lamécourt


Lamécourt


Lamécourt est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Lamécourtois et les Lamécourtoises.

Géographie

Localisation

Lamécourt est située à 64 km au nord de Paris, 28 km à l'est de Beauvais, 26 km à l'ouest de Compiègne et à 53 km au sud d'Amiens.

Topographie et géologie

Le territoire communal, s'étend entre 77 mètres à la limite sud de la commune et 150 mètres au-dessus du niveau de la mer au nord-ouest du territoire et se situe principalement entre 85 et 100 mètres d'altitude. Le cimetière se trouve à 111 mètres. Une majorité de la partie ouest de la commune culmine à plus de 125 mètres alors que la partie est se stabilise à plus de 135 mètres,. Le territoire, de figure a peu près carrée, est traversé du nord au sud par un large vallon dépourvu d'eau, sur les pentes duquel le chef-lieu est bâti.

La craie noduleuse occupe le vallon de Lamécourt. Il n'y a pas de craie jaune sur le territoire, mais toute la masse crayeuse est mêlée de nœuds plus durs, ayant l'aspect du silex corné, répandus irrégulièrement dans la roche dont ils augmentent la pesanteur, et qu'ils rendent plus difficile à tailler. On y trouve également une immense quantité de cailloux en abondance. Ils sont brisés en petits fragments entre Argenlieu et le chef-lieu. La commune se trouve en zone de sismicité 1, très faiblement exposée aux tremblements de terre.

Hydrographie

Aucun cours d'eau ou ruisseau n'est présent sur le territoire. Cependant, une mare se trouve au sud du village. La formation du vallon explique une ancienne présence d'eau dans la commune. Les zones les moins élevées du territoire, dans le fond du vallon, sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes.

Voies de communications et transports

La commune de Lamécourt est desservie par une route départementale et deux routes communales : la route départementale 127 (D 127), reliant Fitz-James à Montiers est le principal axe communal. En venant d'Erquery, il traverse la commune et le village par la rue de la Mare avant de se diriger vers Cuignières, au nord. La rue de la Cavée, à l'ouest du village, vers Avrechy alors que la Grande-Rue, à l'est, rejoint Rémécourt.

Les gares SNCF la plus proches sont situées à Avrechy à 3,5 km à l'ouest et à Clermont à 7 kilomètres au sud-ouest, sur la ligne Paris-Nord - Lille.

La commune est desservie par le réseau Kéolis Oise du conseil général de l'Oise par une ligne de transports scolaires rejoignant les établissements secondaires de l'agglomération de Clermont par un unique arrêt situé dans le village (square André-Cottel). Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie l'école primaire communale aux communes de Saint-Aubin-sous-Erquery, Erquery et Rémécourt.

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 26 km à l'ouest et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se situe à 47,7 km au sud-est.

Le sentier de grande randonnée 124A (GR 124A), branche du GR124, reliant Litz à Orrouy, traverse le territoire communal d'ouest en est. Il passe à proximité du lieu-dit « le Champ Boulet », longe la limite ouest de la commune puis arrive dans le village par le chemin d'Avrechy. L'itinéraire traverse le village par la rue de la Cavée et la Grande-Rue. Il quitte le territoire en passant au nord du bois de la Touffe. Le circuit n°8 du GEP Centre Oise appelé « Circuit des Neuf Fonds » passe sur le territoire communal. Partant de Fitz-James et arrivant d'Erquery par le lieu-dit « le Champ Boulet », son parcours rejoint ensuite le village par la rue de la Terrière. Au carrefour des rues de la Mare et de la Grande-Rue, l'itinéraire rejoint le GR 124A.

Climat

Lamécourt connaît un climat océanique dégradé.

Tableau comparatif des données climatiques de Lamécourt

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations mensuelles moyennes de 2011 calculées à partir de l'écart à la normale :


Milieux naturels

Hormis les zones bâties du village qui couvrent 13 hectares, soit 4 % de la surface communale, le territoire comprend 291 hectares de zones agricoles (85 %), 7 % d'espaces boisés (24 hectares) que comprend le bois de la Touffe à l'est, le bois du Quesnoy au nord-est, le Larris de Culmont au sud ainsi qu'une parcelle à la limite septentrionale du chef-lieu. Les vergers et prairies rassemblent 12 hectares et les délaissés urbains et ruraux comptabilisent 0,6 % de l'ensemble des milieux. Le larris du Culmont est inscrit en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1.


Urbanisme

Typologie

Lamécourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne. Cette aire regroupe 1 929 communes,.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,3 %), forêts (6,4 %).

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Hameaux et lieux-dits

La population est concentrée dans l'unique chef-lieu de la commune. Les lieux-dits sont au nombre de cinq : la Croix Blanche et le Quesnoy au nord ; la Couture du Hêtre au sud-est ainsi que le Champ Boulet et le Chemin Tournant à l'ouest.

Morphologie urbaine

En 1890, la commune était composée de 43 maisons réparties en trois rues : la Grand'Rue, la Petite Rue et la rue d'Argenlieu. De nos jours, les habitations se sont réparties en quatre rues. L'habitat s'est étendu dans la rue de la Terrière.

Toponymie

La commune s'est appelée « Lamercurt » en 1190 puis « Lamescourt ». Le nom de « Lamecourt » apparaît en 1793 pour se transformer en « Lamécourt » aujourd'hui.

Histoire

De la Renaissance au XVIe siècle

Dès 1524, la seigneurie de Lamécourt, relevant en plein fief du château de Clermont, appartenait à la maison de Hangest, qui la réunit à sa terre d'Argenlieu, érigée pour elle en vicomté. Elle y demeura incorporée jusqu'en 1789, où elle était entre les mains des héritiers du marquis de La Valette, après être restée près d'un siècle en la possession de la maison Gon d'Argenlieu.

Jusqu'en 1668, Lamécourt ne fut qu'un simple vicariat dépendant de la paroisse de Cuignières : à cette date, les habitants réclamèrent l'élection de leur église en cure indépendante, disant qu'ils manquaient souvent de vicaire et de sacrements, et que les eaux sauvages les empêchaient parfois d'aller à la messe à Cuignières. Du reste, le revenu du vicariat de Lamécourt, (consistant en seize muids de grain et deux muids de vin par an) était suffisant pour l'entretien d'un curé. La dame d'Argenlieu avait donné une maison pour servir de presbytère : les habitants s'engagèrent à la rendre habitable et à faire toutes les réparations du chœur et de l'église. Le , Nicolas Choart de Buzanval, évêque de Beauvais, se rendait à Lamécourt ; le curé de Cuignières renonçait, en sa présence, à ses droits sur les offrandes et les dîmes, et le , le vicariat était érigé en cure, dont la collation demeurait à l'évêque.

Époque moderne

Le , les habitants, réunis dans l'auditoire, rédigèrent leur cahier de doléances qui comprenait 17 articles, dont les principaux ont pour but de réclamer : l'abolition des privilèges en matière d'impôts, la suppression de la gabelle et des aides, l'établissement d'un cadastre, le règlement des dîmes, la défense aux seigneurs et à leurs gens de chasser dans les grains et dans les vignes, la répression de l'agiotage sur les grains, l'attribution aux bureaux de charité des paroisses des biens des abbayes qui ont un nombre infime de religieux, l'augmentation du nombre des cavaliers de la maréchaussée, la taxation des salaires des médecins et chirurgiens, le vote par tête. Les députés de la paroisse, à l'assemblée du bailliage de Clermont, furent : Louis Coutellier, laboureur, et Pierre-Antoine Lardy, vigneron.

On avait annexé la commune de Lamécourt à celle de Rémécourt en 1827, mais on lui rendit son autonomie en 1835. La population n'avait d'autre occupation que l'agriculture ; il y avait à Lamécourt, en 1789, huit vignerons, qui cultivaient 15 arpents de vignes ; au début du XIXe siècle, on y fabriquait encore quelques toiles de chanvre dites de ménages. Vignerons et tisserands ont aujourd'hui complètement disparu.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

À l'élection présidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen (FN) est arrivé en tête des votes à Lamécourt avec 27,62 %. Jacques Chirac (RPR) se trouve second (20,95 %) devant Lionel Jospin (PS) qui arrivait troisième avec 11,43 %. Puis, suivent Arlette Laguiller (LO) avec 6,67 % des voies, François Bayrou (UDF) et Jean Saint-Josse (CPNT) avec 4,76 %. Christiane Taubira (PRG), Alain Madelin (DL) et Olivier Besancenot (LCR) arrivent à 3,81 %.

Administration municipale

Le conseil municipal de la commune, compte tenu de l'importance de la population, est composé de onze membres dont le maire et ses adjoints.

Liste des maires

Collection James Bond 007

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.

En 2018, la commune comptait 191 habitants, en diminution de 11,98 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (8,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 32,4 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 25,5 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 5,9 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 26,2 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 26,2 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 10,7 %).

Économie et vie locale

Économie

Enseignement

Le village de Lamécourt possède une classe de CM1-CM2réunissant les élèves de Lamécourt, Erquery, Rémécourt et Saint-Aubin-sous-Erquery. On trouve des classes de maternelles et de CP à Erquery et le collège le plus proche et le collège Jean-Fernel de Clermont.

Santé

L'établissement hospitalier le plus proche est celui de Clermont-de-l'Oise.

Lieux et monuments

La commune ne possède aucun monument historique sur son territoire.

  • L'église Saint-Martin : cet édifice est une petite construction percée de cinq fenêtres au midi et deux au nord. Un clocheton, couvert d'ardoise, surmonte la porte. Le chœur, tombé en ruine en 1811, n'a pas été remplacé, en sorte que l'église actuelle n'est que la nef de l'ancien édifice : l'intérieur est lambrissé et humide. Le mobilier est composé de trois statues classées monuments historiques dont la Vierge de douleur, saint Jean et une charité saint Martin .
  • Le colombier (ferme) : perché sur le toit d'un bâtiment de la ferme, ce petit pigeonnier de plan carré est en colombages hourdés de briques. Sa toiture pyramidale en ardoises à égout retroussé dont le débord repose sur des consoles présente des arêtiers de zinc. Elle est garnie d'une lucarne à fronton triangulaire en bois, avec neuf trous d'envols. Les nids à l'intérieur sont en bois.
  • Calvaire et hêtre, rue de Rémécourt.
  • Monument aux morts.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

  • Liste des communes de l'Oise

Liens externes

  • Lamécourt sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

Références

Ouvrages

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis, , 160 p.

Autres sources

  • Portail de l’Oise
  • Portail des communes de France

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