Litz


Litz


Litz est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie

Localisation

Le village de Litz est situé à 62 km au nord de Paris, 18 km à l'est de Beauvais, 36 km à l'ouest de Compiègne et 53 km au sud d'Amiens,. La méridienne verte traverse le territoire, à 500 mètres à l'est du clocher de l'église paroissiale.

Topographie et géologie

La commune se situe entre 66 m et 109 mètres au-dessus du niveau de la mer pour une altitude moyenne de 88 m. La mairie du village se trouve à 79 m. Le point le plus bas de la commune se trouve dans les marais de Litz et le site le plus élevé se localise aux limites avec les communes de Rémérangles et de Bulles. Le chef-lieu de Litz se trouve aux environs de 80 m alors que la hameau de Wariville, au nord, se trouve à 93 mètres d'altitude.

Le territoire s'étend principalement sur le plateau à l'ouest de la vallée de la Brêche, il est sablonneux au sud. Le chef-lieu est disposé sur la déclivité entre la chaussée Brunehaut jusqu'au bord de cette rivière. La craie descend jusqu'aux abord de Litz. Partout où l'on approche du sable qui recouvre, dans la région sud, le calcaire crayeux, le sol est plus ou moins imprégné de cette substance. Les terres sont légères et sans corps. Les silex sont rares, d'un petit volume, et mêlé de quelques galets. Telles sont les parties basses de la plaine vers le chef-lieu. Le sable s'étend dans la plaine entre le village et La Neuville-en-Hez. On remarque des dépôts d'argile fine près de Wariville. Des alluvions modernes tapissent le fond de la vallée de la Brêche. La commune se situe en zone de sismicité 1, très faiblement exposée aux séismes.

Hydrographie

Le seul cours d'eau traversant la commune est la Brêche, sous-affluent de la Seine, rivière prenant sa source à Reuil-sur-Brêche et se jetant dans l'Oise à Villers-Saint-Paul. Arrivant sur le territoire depuis le nord-est, celle-ci se divise en deux bras au niveau du hameau de Wariville. Avant le bois de Blémont (commune de Bulles), ces deux bras se rejoignent. La rivière passe ensuite au nord du village où elle fait un tournant vers l'est, en direction d'Étouy.

Avant de quitter la commune, elle traverse les marais de Litz où elle se divise également en plusieurs bras, principal et secondaire qui se réuniront à Étouy. Plusieurs étangs sont présents sur les rives de ce cours d'eau. Sur la rive droite ceux-ci sont localisés au nord-est de Wariville alors que leur présence est plus importante sur la rive gauche (au sud-est de Wariville où se jette la « fausse rivière » et au lieu-dit « le Marais »). Les zones les moins élevés du territoire sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-afflurentes.

Voies de communications et transports

Le principal axe traversant le territoire est la route nationale 31, route de Rouen à Reims passant par Beauvais et Compiègne. Aujourd'hui remplacé par une voie express, l'ancien itinéraire passait par La Neuville-en-Hez. Un demi-échangeur dans le sens Clermont-Beauvais permet de la quitter ou de la rejoindre.

Dans le sens Beauvais-Clermont, la commune est accessible par les D 9 et D 537. La commune est reliée par deux routes départementales. La route départementale 537 (D 537), reliant la route départementale 9 (commune de La Rue-Saint-Pierre) à la route départementale 55 est le seul axe de ce type traversant le village. Son itinéraire suit l'ancienne Chaussée Brunehaut, dont le nom de rue reste identique lors de sa traversée du chef-lieu.

La route départementale 55 (D 55), reliant Saint-Just-en-Chaussée à Thury-sous-Clermont arrive d'Etouy, rencontre la D 537 puis rejoint la route nationale 31. Avant la construction de cette voie express, elle accédait au village de La Neuville-en-Hez. Plusieurs routes communales partent du chef-lieu de Litz pour rejoindre les communes alentour : la rue du Pont Bacqueville rejoint la D 151 menant à Bulles. La rue de Wariville se sépare en deux puis rejoint d'un côté le hameau du même nom ou bien le village de Rémérangles. Deux autres routes communales rejoignent La Neuville-en-Hez et La Rue-Saint-Pierre depuis la D 537. Depuis le hameau de Wariville, une route communale rejoint le hameau de Lorteil ou bien Rémérangles. L'ancien chemin de Wariville reliait directement le hameau à Bulles.

La gare la plus proche est celle de Clermont-de-l'Oise à 7,4 km à l'ouest sur la ligne Paris-Nord - Lille.

Le réseau des cars interurbains de l'Oise, exploité par Atriom du Beauvaisis, dessert la commune par la ligne LR33A reliant Clermont à Beauvais par Bresles par un arrêt situé dans le village ainsi que par une ligne de transport scolaire vers Bresles par ce même site ainsi que par le hameau de Wariville. En 2012, ces lignes ne fonctionnent que du lundi au vendredi, un service limité étant en plus proposé le samedi en période scolaire).

Les aéroports les plus proches sont ceux de Beauvais-Tillé à 16,6 km et de Roissy-Charles-de-Gaulle à 48 km. Il n'existe aucune liaison par des transports en commun entre la commune et ces aéroports.

La commune de Litz est traversée par le sentier de grande randonnée 124, reliant Cires-lès-Mello (Oise) à Rebreuviette (Pas-de-Calais). Arrivant sur le territoire communal par la forêt de Hez-Froidmont, il passe par le chef-lieu de Litz en empruntant la chaussée Brunehaut, la rue de l'Ormel voisin, la rue de l'église puis quitte le village par la rue du Moulin. Son tracé traverse ensuite le hameau de Wariville (rue Notre-Dame) puis quitte la commune par le chemin de Wariville en rejoignant Bulles.

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs.

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat complétée par des études régionales prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Airion », sur la commune d'Airion, mise en service en 1989 et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau,, où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 663,5 mm pour la période 1981-2010. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Beauvais-Tillé », sur la commune de Tillé, mise en service en 1944 et à 17 km, la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000 à 10,6 °C pour 1981-2010, puis à 11,1 °C pour 1991-2020.

Milieux naturels

Hormis le tissu urbain, qui concentre 37 hectares du territoire (3,7% de la superficie), le territoire communal se compose à 78,7% de cultures (791 hectares), et à 13,9% d'espaces boisés (139 hectares), majoritairement sur les bords de la Brêche, ou isolés comme le Bosquet de Litz à proximité du chef-lieu et le Clos Fayel près de Wariville. La commune compte 7 hectares de mares, marais et zones humides, situées au fond de la vallée de la Brêche. 18 hectares de prairies et de vergers et 11 hectares de délaissés urbains et ruraux complètent ces différents milieux naturels,.

La partie nord-ouest de forêt de Hez-Froidmont se situe à proximité immédiate de la commune. Les bois périphériques à la forêt de Hez-Froidmont ainsi que les bords de la Brêche faisant partie du réseau salmonicole du plateau picard sont inscrits en zone zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1,. La vallée de la Brêche constitue un corridor écologique potentiel. Les marais de Litz forment un biocorridor de grande faune, notamment pour les sangliers et les chevreuils.


Urbanisme

Typologie

Litz est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,. La commune est en outre hors attraction des villes,.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84,9 %), forêts (9,1 %), zones urbanisées (3,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %).

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Hameaux et lieux-dits

L'habitat est essentiellement concentré dans le chef-lieu, Litz, au sud du territoire. Le seul hameau de la commune est celui de Wariville, au nord-est.

Morphologie urbaine

Le village a été bâti sur la rive gauche de la Brêche, entre cette rivière et la chaussée Brunehaut. En 1890, il comprenait 66 maisons groupées dans la rue de la chaussée Brunehaut et dans cinq rues plus rapprochées de l'église paroissiale : les rues de Lormel-Voisin, du Pont-de-Bacqueville, du Grimpet, de l'Église et de Wariville. Aujourd'hui, il a été agrandi par la rue du Moulin. Le hameau de Wariville était un hameau de six maisons à la fin du XIXe siècle, sur la rive gauche de la Brêche.

Toponymie

La commune s'est appelée « Lis » en 1145 et 1186, « Liz » en 1197 puis eu ensuite les noms de « Lits » puis « Lisse » (du latin « Lisum » ou « Lilium ») et aujourd'hui « Litz » qu'on prononce « Litz ». Litz tirerait son nom de la chaussée Brunehaut, sur laquelle le village était situé : tous les lieux du nom de « Lié », « Lis », indiquant une voie large,.

Le hameau de Wariville s'est appelé dans les chartes « Waherivilla » en 1174, « Gaharivilla » et « Warevilla » en 1189, « Waravilla » en 1190, « Wareville » en 1202, « Warville » et « Warivlier » en 1204, « Gaherivilla » en 1212, « Warivilla » en 1224, « Garivilla » en 1232, « Guarevilla » en 1237 puis sous les noms « Gariville », « Garinville », « Wahériville », « Warinville » ainsi que de « Variville ».

Histoire

Des origines à la Renaissance

Le village a été en partie construit au bord de la chaussée Brunehaut, ancienne voie romaine entre Beauvais et Saint-Martin-Longueau. Il aurait été fortifié au XIe siècle par le comte de Clermont pour se protéger des Normands.

Le village, qui se trouvait sur un chemin très fréquenté, eut sans doute une forteresse dès la moitié du Xe siècle. On éleva un grand nombre de châteaux forts pour résister aux incursions des Normands. Le château de Litz était au XIIe siècle aux mains du comte de Clermont, mais le chapitre de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, qui possédait une partie de la commune, avait beaucoup à souffrir du voisinage de cette forteresse. Il s'adressa au roi qui fit raser, en 1162, le château du comte Raoul et défendit de le reconstruire. Le comte promit de ne plus nuire au village ni à ses dépendances. Il tint sans doute parole et, en 1191, étant sur son lit de mort, à Saint-Jean-d'Acre, il ordonna même de restituer au chapitre le bois de Litz, dont ses ancêtres s'étaient emparés.

Outre le château et le domaine du chapitre, on comptait encore à Litz plusieurs fiefs. Ce sont sans doute les possesseurs de l'un de ces fiefs qui ajoutèrent à leur nom, au XIIe siècle, le nom de Litz. On peut citer parmi eux, Ansculf de Litz en 1145, Hugues de Litz en 1197, Pierre de Litz en 1235. En 1373, trois fiefs relevant du comté de Clermont, appartenaient à Simon du Sart, Tristan de Soisy, écuyer, et Quartier de Nédonchel.

Le fief de Simon du Sart, après avoir appartenu à Jean de Blargies et à Jeanne de Bordeaux, sa sœur, fut partagé en 1490, entre Simonne, Jeanne et Étiennette d'Isques. Thomas de Vignacourt, par son mariage avec Simonne, devint en 1490 seigneur de la terre de Litz. Le hameau de Wariville possédait un monastère, fondé en 1134 par la comtesse de Clermont, dépendant de l'abbaye de Fontevrault ; il fut pillé pendant les guerres de Religion et incendié au XVIIe siècle.

Le fils aîné de Thomas de Vignacourt lui succéda en tant que possesseur de ce fief, après lui, Jean réunit les terres de La Rue-Saint-Pierre, qui passèrent, en 1558, à son oncle David, prête. Celui-ci légua en 1566 le domaine de Litz à son cousin Jean de Vignacourt, chevalier des ordres du roi, qui eut pour héritier son frère, Adrien de Vignacourt. Le , les ligueurs, sous la conduite de Heaulme, pillèrent le village et le manoir des Vignacourt. Une nouvelle incursion, que tenta le même capitaine le , fut moins heureuse. Il fut repoussé par les troupes royales après avoir perdu beaucoup des siens. Adrien de Vignacourt acquit en 1608 la terre d'Étouy et, depuis lors, les trois seigneuries d'Étouy, de Litz et de La Rue-Saint-Pierre n'ont plus cessé d'avoir les mêmes possesseurs.

Époque moderne

En 1732, les terres de Litz, La Rue-Saint-Pierre et Étouy furent unies au duché de Fitz-James, dont elles faisaient encore partie en 1789. En 1750, le terroir de Litz contenait 1172 arpents, répartis en 828 arpents de terres en valeur, 122 de terres incultes, 80 de prés, 29 de maisons et jardins, 39 de chemins et rivières et 72 de marais en communes (ces biens communaux ont été partagés en 1794). Une épidémie très meurtrière de suette militaire sévit à Litz en 1738, le choléra y fit périr six personnes en 1832.

Le chapitre de Beauvais voulait faire défense aux propriétaires de la terre de Litz de qualifier autrement que « seigneur de Litz en partie ». Il prétendait avoir droit de justice et seigneurie sur la plus grande partie du village, terroir et prairie, être seul seigneur de l'église, de l'ancien presbytère et du cimetière, avoir le patronage de la cure et les dîmes de la paroisse. Un arrêt du parlement repoussa ces prétentions et permit au seigneur de se qualifier seigneur de Litz, le maintint aux droits honorifiques de l'église, avec la justice dans l'étendue de son fief. Le chapitre ne dut plus se dire que seigneur d'un fief au village. Il n'y tenait du reste ni manoir, ni ferme principale. Les droits de dîmes à 7 du 100 et de champart à 11 du 100, appartenant au chapitre, étaient affermées 1000 livres en 1753. La collation était au chapitre de Beauvais.

En 1789, les habitants dans leurs cahiers de doléances réclamèrent : la suppression des aides, l'établissement d'un impôt unique supporté également par les trois ordres, la suppression des droits de banalité, des dîmes autres que celles des quatre fiefs principaux, la suppression des abbayes et l'emploi de leurs revenus à la dotation des curés et vicaires, la suppression de la milice et des droits féodaux, l'établissement de barrières de péage sur les routes, l'interdiction de la chasse dans les grains. Les députés de la paroisse à l'assemblée du bailliage de Clermont furent Nicolas Douche et Louis-Antoine Legay.

En 1890, la population de la commune était surtout agricole. Une fabrique de bondes et faussets et une scierie mécanique de bois à Litz, une fabrique de cartons à Wariville, annexe de celle d'Étouy, constituaient les industries présentes. La population du chef-lieu était de 224 habitants, celle de Wariville de 26 habitants et celle des maisons des gardes barrières comprenait 28 habitants.

L'ouverture de la ligne La Rue-Saint-Pierre - St-Just-en-Chaussée en 1876 permit à la commune d'être desservie par deux haltes de chemin de fer, situées à Litz (au PK 15,6) et au hameau de Wariville (PK 13,2). La ligne est desservie par des navettes reliant les gares de Saint-Just-en-Chaussée et de La Rue-Saint-Pierre - La Neuville-en-Hez, au nombre de cinq par jour et par sens jusqu'à la Première Guerre mondiale, réduites à deux pendant la guerre, puis trois jusqu'à la fin du service voyageurs. Pour les 17 km du parcours avec ses cinq arrêts intermédiaires, soit un arrêt tous les 2,8 km, les trains mettent environ 35 min en direction de Saint-Just et 30 min en direction de La Rue-Saint-Pierre, soit à une vitesse commerciale d'environ 31 km/h en moyenne.

Lors de la Première Guerre mondiale, un hôpital militaire français fonctionna dans la commune de juin à . Aménagé à la suite de l’avancée allemande, lors de l'opération Michael de fin , qui avait amené à fermer les hôpitaux militaires de Dompierre, Tricot, Ressons ou encore Estrées-Saint-Denis, il comptait 28 baraquements, 85 tentes, 4 hangars et 3 blocs, soit 1025 lits auxquels il faut ajouter 700 couchettes d’évacuation, et était doté d'un effectif médical de plus de 300 personnes. Le carré militaire du cimetière, qui compte 52 sépultures, dont celles de nombreux tirailleurs sénégalais, est consacré aux militaires décédés à l'hôpital.

Le trafic voyageurs cessa sur la ligne La Rue-Saint-Pierre - St-Just-en-Chaussée à partir de 1939, entraînant la fermeture des arrêts de Litz et de Wariville. Le , la section située entre les gares de Bulles et de Saint-Just-en-Chaussée fut déclassée. Le tronçon entre La Rue-Saint-Pierre et Bulles servit au trafic de marchandises jusqu'au , date de déclassement de cette dernière portion de ligne

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Clermont. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Mouy.

Intercommunalité

La commune faisait partie de la communauté de communes Rurales du Beauvaisis (CCRB), créée le .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, le préfet de l'Oise a publié en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté d’agglomération du Beauvaisis et de la communauté de communes rurales du Beauvaisis, de manière à créer un nouvel EPCI rassemblant 44 communes pour 93 341 habitants. Malgré les réticences du président de la CCRB, le schéma est entériné,.

La fusion prend effet le , et la commune est désormais membre de la communauté d’agglomération du Beauvaisis (CAB).

Liste des maires

GIUSEPPE ZANOTTI TIFA

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.

En 2019, la commune comptait 363 habitants, en diminution de 0,27 % par rapport à 2013 (Oise : +1,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 19,5 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 184 hommes pour 176 femmes, soit un taux de 51,11 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,89 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Manifestations culturelles et festivités

Le comité des fêtes organise au printemps une brocante. La 26e édition a eu lieu le .

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La commune possède deux monuments historiques sur son territoire :

  • Église Saint-Lucien : l'église, placée sous l'invocation de saint Lucien, possède un portail et une nef du XIIIe siècle et un chœur reconstruit en 1542. Le clocher, central, carré, est moderne. On voit, dans la partie du mur qui y correspond, une fenêtre en meurtrière. Les contreforts et les gargouilles ont les ornements du style de la Renaissance.
À l'intérieur, la nef est plafonnée et le chœur voûté. Les clefs de voûte sont pendantes et figurent des animaux particuliers. En 1235, Pierre de Litz fonda, dans l'église paroissiale, une chapelle dédiée à Notre-Dame, dont le revenu était de 12 livres. La collation appartenait au chapitre.
On y a mis, depuis la révolution française, un autel de marbre noir tiré du prieuré de Wariville, il porte la date de 1680. En 1862, Emmanuel Woillez y trouvait également un diacre cériféraire[Quoi ?] en bois, un retable représentant sainte Anne, un lutrin représentant le saint Évêque, saint Hubert des bois ainsi qu'une toile marouflée de saint Mathieu. L'église fut inscrite monument historique depuis le .
  • Le prieuré de Wariville : Il exista, jusqu'en 1789, une abbaye ou plutôt un prieuré de religieuses dépendante de l'abbaye de Fontevrault. Ce monastère fut fondé en 1134 par Adèle ou Alice de Bulles. Il fut placé sous l'invocation de Notre-Dame.
Les églises et les bâtiments claustraux ont été détruits. Il y avait deux couvents et deux églises : celles des religieuses était sous l'invocation de Notre-Dame, et celle des religieux était dédié à saint Jean. Ces religieux, de l'ordre de Fontevrault, étaient chargés du service divin et de la confession des religieuses. Il n'en restait qu'un seul en 1789. Un cordelier du couvent de la Garde venait l'aider de temps en temps.
On a conservé que les constructions susceptibles d'être transformées en bâtiments d'exploitation, et une ferme occupe aujourd'hui ce qui reste du prieuré. L'ensemble comprenant l'hôtellerie, le pigeonnier, le cellier, le site archéologique, le mur de clôture, le jardin, les communs et la ferme fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

On peut également noter :

  • Calvaire : croix de Malte sur socle
  • Moulin à eau de Wariville
  • Moulin à eau de Litz
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune

  • Jean Racine, qui séjourna au prieuré de Wariville.

Héraldique

Voir aussi

Articles connexes

  • Église Saint-Lucien de Litz
  • Liste des communes de l'Oise
  • Parc éolien du Chemin des Haguenets

Liens externes

  • Litz sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

Ouvrages

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis, , 160 p.

Autres sources

  • Portail de l’Oise
  • Portail des communes de France

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Langue des articles



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