Rémécourt


Rémécourt


Rémécourt est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Rémécourtois et les Rémécourtoises.

Géographie

Localisation

Le village de Rémécourt est situé à 64 km au nord de Paris, 30 km à l'est de Beauvais, 24 km à l'ouest de Compiègne et au sud 54 km d'Amiens.

Communes limitrophes

Topographie et géologie

La commune s'étend entre 83 et 149 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le village (mairie) se situe à 95 m d'altitude au fond d'une vallée sèche. Le point le plus bas se trouve à la limite sud de la commune, au fond de cette vallée. Le point le plus élevé se situe au point de rencontre avec les limites communales de Cuignières et de Noroy. L'église Saint-Pierre se trouve à 101 m, l’élevage de la Vastepluque, au nord du village, à 109 mètres d'altitude.

Le territoire qui affecte une figure irrégulièrement hexagone, est formé d'un large vallon descendant vers le sud et des coteaux latéraux. Le pays est découvert. Le village est au fond de cette vallée.

On voit en abondance des cailloux autour du village. Le dilivium[C'est-à-dire ?] détaché des terrains en pente par l'action des eaux est accumulée dans quelques vallons sous l'aspect d'une argile fine, peu compacte, de couleur fauve. On remarque des dépôts dans le vallon où se trouve le chef-lieu. La craie noduleuse ainsi que de l'argile à silex font leur apparition sur le territoirecomme le montre une ancienne carrière de craie située sur la route de Saint-Aubin.

La commune se trouve en zone de sismicité 1, c'est-à-dire très faiblement exposée aux risques de tremblement de terre.

Hydrographie

Aucun cours d'eau ne traverse le territoire communal, et une mare se trouve rue de la mairie.

Les vallées et fonds secs présents sur la commune sont toutefois les témoignages d'une ancienne présence de ruisseaux sur le territoire.

Les zones les moins élevées de la commune sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes.

Voies de communications et transports

La commune est uniquement desservie par plusieurs voies communales. La rue de Noroy rejoint la commune du même nom, la rue de Saint-Aubin se dirige vers Saint-Aubin-sous-Erquery, la rue de Lamécourt relie le chef-lieu à ce dernier village et la rue de Maimbeville se rattache à la route départementale no 37 (reliant de Clermont à Gournay-sur-Aronde), longeant la limite est du territoire.

Les gare plus proches se trouvent à Avrechy à 5,3 km à l'ouest et à Clermont-de-l'Oise à 8 km au sud-ouest de la commune, toutes deux situées sur la Ligne Paris-Nord - Lille et desservies par des trains TER de la ligne TER Hauts-de-France de Paris-Nord à Amiens.

La commune est desservie par le réseau d'autocars Kéolis Oise du conseil général de l'Oise par trois lignes de transports scolaires rejoignant les établissements secondaires de l'agglomération de Clermont par un unique arrêt situé dans le village (Rue de Lamécourt). Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie le village, qui ne possède pas d'établissement scolaire, aux communes de Saint-Aubin-sous-Erquery, Erquery et Lamécourt.

Rémécourt se situe à 27,8 km à l'est de l'aéroport de Beauvais-Tillé et à 47,2 km au nord de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Il n'existe aucune liaison directe entre la commune et ces aéroports par des transports en commun.

La commune est traversée par le GR 124A reliant la forêt de Hez-Froidmont à Orrouy. Arrivant de Lamécourt par le nord-ouest, il passe dans le village par les rues de Noroy, de la mairie et quitte le territoire par la rue de Maimbeville. Deux circuits de randonnées du GEP Centre Oise passent en partie dans la commune : le circuit n° 8 ou des « neuf fonds » et le n° 9, « Entre Picardie et Île-de-France ». Le circuit n°8, dont le point de départ est à Fitz-James, arrive sur le territoire en suivant le GR 124A depuis Lamécourt. Il se dirige ensuite vers le bois du Courroie (commune de Noroy). Le circuit n° 9 débute à l'église Saint-Pierre : il suit le circuit n° 8 par le bois du Courroie pour revenir à l'église par l'itinéraire balisé du GR 124A venant d'Orrouy

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs.

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat complétée par des études régionales prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Airion », sur la commune d'Airion, mise en service en 1989 et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau,, où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 663,5 mm pour la période 1981-2010. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Beauvais-Tillé », sur la commune de Tillé, mise en service en 1944 et à 28 km, la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000 à 10,6 °C pour 1981-2010, puis à 11,1 °C pour 1991-2020.

Milieux naturels

Hormis les zones bâties, qui représentent 3,7 % de la totalité du territoire (10 hectares), la commune se compose à 80,8 % de cultures sur 222 hectares.

Les vergers et prairies rassemblent 26 hectares (9,7 %) alors que les espaces boisés que l'on trouve au sud-est comptabilisent 16 hectares,.


Urbanisme

Typologie

Rémécourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne. Cette aire regroupe 1 929 communes,.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,3 %), zones agricoles hétérogènes (22,7 %), forêts (1 %).

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Hameaux et lieux-dits

L’habitat communal est uniquement concentré dans le village de Rémécourt. Les lieux-dits sont les suivants : les Vignes, la Vastepluque et la Montagne.

Morphologie urbaine

En 1890, le village comprenait 19 maisons. Il s'est étendu par la rue du Tour-de-Ville et par les bâtiments agricoles et d'élevages situés au nord.

Toponymie

La commune s'est appelée :

  • 1190 : « Ramercut »
  • 1303 : « Remecourt »
  • Du XVe au XVIIIe siècle : « Remescourt »
  • De nos jours : « Rémécourt » ou « Remecourt »

Cette localité paraît tirer son nom de « Ricmiri Curtis », c'est-à-dire la ferme de Ricmir ou Rimer,.

Histoire

Le Moyen Âge

Les religieux de l'abbaye Sainte-Croix d'Offémont, près de Compiègne, avaient la seigneurie et les dîmes de Rémécourt. Le curé était à la nomination de l'évêque de Beauvais. Sous l'Ancien Régime, la seigneurie appartenait également en partie à la commanderie des Templiers de Sommereux, près de Grandvillers. À cette époque, Rémécourt se situait à la limite entre Picardie et l'Île-de-France comme en témoigne une borne restaurée sur la route se dirigeant vers Noroy. Le village faisait partie du comté de Clermont qui était rattaché à la couronne de France. Au XVIe siècle, une église est construite à l'emplacement de cet actuel bâtiment.

Époque moderne

Le territoire contenait encore 4 arpents de vignes et 40 arpents de bois en 1787.

Les habitants, réunis, le , en l'auditoire du lieu[C'est-à-dire ?], réclamèrent dans leurs cahiers de doléances: le vote par tête, la suppression de la gabelle et des aides, la réforme des abus de la justice et des huissiers-priseurs, le règlement des capitaineries des chasses qui pour conserver le gibier, font de tant de tort aux récoltes, et la réunion de tous les impôts en un seul, afin que la perception en fût moins coûteuse. Les députés à la paroisse à l'assemblée du bailliage de Clermont furent Charles Pollet, syndicaliste[C'est-à-dire ?] et François Demonchy. Durant la Révolution française, le village comptait plus de 110 habitants.

Au XIXe siècle, l'église du XVIe siècle est détruite et une nouvelle est reconstruite à son emplacement.

Une ordonnance royale du réunit la commune de Rémécourt à celle de Lamécourt; mais la grande distance qui séparait les deux localités et surtout la difficulté des communications font annuler cette fusion en 1835. En 1890, la population du chef-lieu était de 50 habitantset exclusivement agricole.

Politique et administration

Découpage administratif

La commune fait partie de l'arrondissement de Clermont et également du canton de Clermont.

Liste des maires

Depuis 1920, cinq maires se sont succédé, le mandat le plus long ayant été celui de René Antrope, mort en fonction, qui a duré 53 ans  :

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.

En 2018, la commune comptait 78 habitants, en diminution de 18,75 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (55,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 55,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,1 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 31,3 %, 45 à 59 ans = 14,6 %, plus de 60 ans = 8,3 %) ;
  • 44,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 25,6 %, 45 à 59 ans = 15,4 %, plus de 60 ans = 20,6 %).

Enseignement

Les enfants de la commune sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal qui réunit Rémécourt, Erquery, Lamécourt et Saint-Aubin-sous-Erquery.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église Saint-Pierre (XIXe siècle) : l'église, dédiée à Saint-Pierre, est un petit édifice moderne, en pierres d'appareil, percé de quatre fenêtres sur quatre faces, avec un clocheton couvert d'ardoises ; l'intérieur est lambrissé. On n'y dit la messe qu'une fois par an, le jour du patron. L'édifice, simple, ne possède pas de transept.
  • Anciennes bornes : quatre bornes subsistent en limite de la seigneurie de Rémécourt qui appartenait aux célestins de Sainte-Croix d'Offémont et de la seigneurie de Noroy qui appartenait aux Bochart. Sur ces bornes, figurent d'un côté la croix latine pattée, pour les célestins, et de l'autre le croissant pour les Bochart qui portaient d'azur à un croissant d'or surmonté d'une étoile de même. La borne la plus visible se trouve sur la D 37, à gauche en se dirigeant vers Noroy.
  • Croix, à l'intersection des rues de l'Église, de la Mairie et de Noroy.
  • Calvaire en bois, rue de Noroy.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis, , 160 p.

Articles connexes

  • Liste des communes de l'Oise

Liens externes

  • « Dossier complet : Commune de Rémécourt (60529) », Recensement général de la population de 2017, INSEE, (consulté le ).
  • « Rémécourt », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et références

Notes

Références

  • Portail de l’Oise
  • Portail des communes de France

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