Yoox Net-a-Porter Group


Yoox Net-a-Porter Group


Yoox Net-a-Porter Group est une entreprise de distribution de vêtement par internet basée à Milan en Italie. L'entreprise gère les sites Net à porter, Mr porter, The Corner, Shoescribe, Yoox, The outnet, etc.

Histoire

En 2000, Yoox, une entreprise de distribution de vêtement par internet, est créée à Zola Predosa (Bologne). Sa stratégie de distribution est basée sur la vente de fin de série de vêtement de mode et de luxe.

En , Yoox fusionne avec Net-a-Porter, une filiale à 100 % de Richemont. Les deux entreprises possèdent 50 % des actions de la nouvelle entité, mais Richemont ne possède que 25 % des droits de vote du nouvel ensemble, avec l'interdiction d'augmenter sa participation. Ce nouvel ensemble a un chiffre d'affaires cumulé de 1,3 milliard d'euros.

Richemont annonce acquérir en la totalité de Yoox-Net-a-Porter pour 2,8 milliards de dollars.

En , le groupe lance Net Sustain sur le site Net-a-Porter regroupant des marques ayant des engagements durables et écologiques tels que la production locale, la valorisation de l'artisanat, l'utilisation de matériaux responsables, de modes de production durable ainsi que la réduction des déchets. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de hausse du poids des Millenials dans l'achat de biens de luxe qui sont sensibles aux engagements écologiques des diverses marques.

En , le groupe se lance dans la vente de haute joaillerie au sein de leur section destinée aux EIP (Extremely Important People) avec des marques offrant des pièces inédites et uniques au monde.

Références

Article connexe

  • Matchesfashion.com
  • Portail des entreprises
  • Portail de l’Italie
  • Portail de la mode

Yoox Net-a-Porter Group


Richemont (entreprise)


Richemont (entreprise)


La Compagnie financière Richemont ou Richemont, est un groupe spécialisé dans l'industrie du luxe, fondé en 1988 par le milliardaire sud-africain Johann Rupert, actionnaire majoritaire du groupe.

Richemont est aujourd’hui le 2ᵉ groupe mondial de luxe pour le chiffres d'affaires, derrière LVMH,[source insuffisante]. L'entreprise représente la huitième capitalisation boursière sur le Swiss Market Index. Son siège social est situé en Suisse, dans le canton de Genève, à Bellevue.

Histoire

Le groupe Richemont est fondé en 1988 quand la famille d'Afrique du Sud Rupert a séparé ses actifs étrangers de ses actifs sud-africains afin d'éviter les sanctions internationales qui pourraient frapper le régime de l'apartheid. Le groupe se lance avec des parts minoritaires dans la société Cartier Monde SA et Rothmans International, ce qui lui donne également des parts dans Alfred Dunhill, Montblanc et Chloé.

Dans les années 1990, les activités du groupe se séparent en deux pôles : Rothmans International pour le tabac, et Vendôme Luxury Group pour la mode et le luxe. En 1999, Rothmans fusionne avec British American Tobacco, et Richemont possède 23,3 % du nouveau groupe ainsi créé. La même année, Richemont acquiert 60 % du joaillier de luxe Van Cleef & Arpels, 20 % de plus deux ans plus tard, et les 20 restants en 2003.

En 1995, Richemont crée le groupe de télévision NetHold qu'il détient à 50 %. Deux ans plus tard, NetHold fusionne avec Canal + et Richemont détient alors 15 % du groupe audiovisuel français. En 1999, Richemont échange ses 15 % dans Canal + contre 2,9 % du groupe Vivendi.

En 2007, Richemont et Polo Ralph Lauren créent en joint-venture (50/50) Ralph Lauren Watch and Jewelry Company (filiale montres et bijoux de Polo Ralph Lauren). En 2008, Richemont prend un virage stratégique et choisit de se concentrer uniquement sur le luxe. La holding Reinet Investments est créée pour y disposer les actifs non-stratégiques. En 2010, Richemont devient actionnaire majoritaire du site de vente de luxe en ligne Net-a-Porter.

En , le groupe a annoncé la nomination de Bernard Fornas et Richard Lepeu, aux fonctions de codirecteur-général à partir d', en remplacement de Johann Rupert. En avril de la même année, le groupe ouvre à Paris dans le quartier de l'Opéra, sur plus de 2 000 m2, le plus grand magasin de montres de luxe du monde en partenariat avec l'entreprise Bucherer pour l'exploitation. Celui-ci se trouve à l'emplacement du point de vente Old England, une marque appartenant anciennement au groupe. Richemont est propriétaire des murs. Une vingtaine de griffes sont commercialisées, dont une majorité appartenant à Richemont comme Vacheron Constantin ou Cartier.

En , Yoox fusionne avec Net-a-Porter, une filiale à 100 % de Richemont. Les deux entreprises possèdent 50 % des actions de la nouvelle entité, mais Richemont ne possède que 25 % des droits de vote du nouvel ensemble, avec alors l'interdiction d'augmenter sa participation. Ce nouvel ensemble réalise un chiffre d'affaires cumulé de 1,3 milliard d'euros. Parallèlement, avec le recul des ventes en horlogerie sur l'année 2015 en Asie, le groupe supprime 500 postes en Suisse et rachète ses propres stocks de montres sur le marché oriental, notamment à Hong-Kong.

En , Richemont rachète la totalité des parts de l'entreprise Roger Dubuis. En , Richemont annonce l'acquisition de la totalité de Yoox-Net-a-Porter, pour 2,8 milliards de dollars. En , Richemont annonce la création de la marque Baume spécialisée dans l'horlogerie eco-responsable et vendu uniquement en ligne. En , Richemont annonce l'achat de la société britannique Watchfinder, spécialisée dans l’horlogerie d’occasion haut de gamme, ainsi que la vente de Lancel au groupe italien Piquadro. En , Richemont noue un partenariat avec le chinois Alibaba pour la distribution en ligne de ses produits en Chine.

La rémunération des dirigeants du groupe Richemont a augmenté en moyenne de 14 % en 2018. Au premier semestre 2019, le bénéfice du groupe chute de 61% malgré des ventes en progression.

En juillet 2021, Richemont annonce l'acquisition de Delvaux, une entreprise belge de fabrication de sac à main.


Actionnaires

Liste de principaux actionnaires au .

Marques

La marque d'horlogerie-joaillerie française Cartier est le fleuron du groupe Richemont, représentant la moitié de son chiffre d'affaires total et les deux tiers de ses résultats comptables, avec une marge opérationnelle de 30 %.

Note : La marque Polo Ralph Lauren est associée au groupe Richemont depuis 2011 par l'intermédiaire de la société Ralph Lauren Watch and Jewelry Company.

Notes

Références

Collection James Bond 007

Liens externes

  • Site officiel
  • Portail des entreprises
  • Portail de Genève et son canton

Richemont (entreprise)


Ana de Armas


Ana de Armas


Ana de Armas /ˈana de ˈaɾmas/ est une actrice cubano-espagnole née le à La Havane.

Elle a commencé sa carrière d'actrice à l'adolescence à Cuba, notamment en tenant un rôle de premier plan dans Una rosa de Francia (2006). Après avoir déménagé à Madrid à dix-huit ans, elle obtient un rôle régulier dans la série dramatique El Internado pendant six saisons de 2007 à 2010.

Après avoir déménagé à Los Angeles, de Armas a joué au cinéma des rôles anglophones dans le thriller érotique Knock Knock (2015) et la comédie dramatique War Dogs (2016), ainsi qu'un rôle secondaire dans le biopic sportif Hands of Stone (2016). Sa percée dans le cinéma américain se fait avec son rôle de projection holographique de K dans le film de science-fiction Blade Runner 2049 (2017). Son rôle de l'infirmière Marta Cabrera dans le thriller À couteaux tirés (2019) lui vaut une nomination au Golden Globe de la meilleure actrice dans un film musical ou une comédie.

Biographie

Enfance

Ana Celia de Armas Caso est née le 30 avril 1988 à La Havane, à Cuba. Elle a vécu chez ses grands-parents quand elle était jeune enfant ; ses parents et son frère aîné vivaient dans la ville balnéaire de Santa Cruz del Norte et lui rendait visite à La Havane le week-end. Elle les a rejoints plus tard à Santa Cruz del Norte et, lorsqu'elle avait 10 ans, toute la famille est retournée dans la capitale pour vivre avec ses grands-parents. Son père, Ramón, a occupé différents postes, notamment en tant que directeur de banque, enseignant, directeur d'école et adjoint au maire d'une ville. Il avait précédemment étudié la philosophie dans une université soviétique,. Sa mère, Ana, travaillait dans la section des ressources humaines du ministère de l'Éducation,,. Elle a un frère aîné, Javier, un photographe basé à New York, qui, en 2020, a été interrogé par la police cubaine en raison de sa position critique sur le décret 349 et ses liens aux artistes sous la surveillance du gouvernement. Alors que de Armas a grandi avec le rationnement alimentaire, les pénuries de carburant et coupures d'électricité pendant la période spéciale (crise économique à Cuba dans les années 1990 suite à la disparition de ses partenaires commerciaux du bloc socialiste) ,, elle a décrit son enfance comme heureuse.

Adolescente, de Armas n'avait pas accès à Internet et avait une connaissance limitée de la culture populaire au-delà de Cuba. Elle avait le droit de regarder « 20 minutes de dessins animés le samedi et du cinéma le dimanche matin » . Sa famille ne possédait pas de « lecteur vidéo ou DVD » et elle regardait des films hollywoodiens dans l'appartement de son voisin. Elle mémorisait et répétait les monologues devant le miroir,. À ses 12 ans, elle décide de devenir actrice. En 2002, à l'âge de 14 ans, elle a été admise au Théâtre national de Cuba,. Elle faisait de l'auto-stop ou voyageait en bus chaque jour pour assister aux cours « rigoureux »,. Pendant qu'elle était étudiante, elle a tourné trois films,. Après quatre ans de cours, elle a quitté l'école avant de présenter sa thèse finale car les diplômés cubains sont interdits de quitter le pays sans avoir accompli trois ans de service obligatoire à l'état,. À l'âge de 18 ans, avec deux cents euros d'économies et la citoyenneté espagnole grâce à ses grands-parents maternels,, de Armas déménage à Madrid, en Espagne, pour poursuivre une carrière d'actrice.

Carrière

Débuts et révélation critique (2006-2014)

Durant son adolescence dans son pays natal, Cuba, de Armas a joué un rôle principal aux côtés d'Álex González dans le drame romantique de Manuel Gutiérrez Aragón Una rosa de Francia (2006). L'acteur cubain Jorge Perugorría a suggéré que le réalisateur considère de Armas pour le rôle, après l'avoir rencontrée alors qu'il assistait à une fête d'anniversaire avec ses filles,. Le réalisateur a visité l'école d'art dramatique de Armas et a interrompu la jeune actrice de seize ans pendant son audition pour l'informer que le rôle était le sien,. Elle a voyagé en Espagne dans le cadre d'une tournée promotionnelle pour le film et a été présenté à Juan Lanja, qui deviendra plus tard son agent espagnol. Elle a ensuite joué dans le film El Edén perdido (2007) et a obtenu un second rôle dans Madrigal du réalisateur Fernando Pérez Valdés (2007), tourné la nuit à La Havane sans la permission de ses tuteurs de l'école d'art dramatique.

À l'âge de 18 ans, de Armas déménage à Madrid, en Espagne. Deux semaines après son arrivée, elle rencontre le directeur de casting Luis San Narciso, qui l'avait vue dans Una rosa de Francia. Il l'a choisie pour jouer Caroline dans la série dramatique pour adolescents El Internado, dans lequel elle a joué pendant six saisons de 2007 à 2010. Le programme, situé dans un pensionnat, est devenue populaire auprès des téléspectateurs et a fait de de Armas une figure célèbre en Espagne. Durant une pause du tournage, elle a joué le rôle principal dans la comédie sur le passage à l'âge adulte Mentiras y gordas (2009). Malgré la popularité de El Internado, de Armas se sentait enfermée dans le rôle de Caroline et se voyait principalement offrir des rôles d'adolescents. Elle a demandé à quitter la série à la fin de la sixième saison. Après avoir passé quelques mois à vivre à New York pour apprendre l'anglais, de Armas a été persuadée de retourner en Espagne pour jouer dans dix-sept épisodes de la série dramatico-historique Hispania (2010-2011). Elle a ensuite joué dans les films d'horreur d'Antonio Trashorras El callejón (2011) et Anabel (2015), et dans le drame Por un puñado de besos (2014). Pendant une longue période sans travail, de Armas a participé à des ateliers dans la compagnie théâtrale de Tomaž Pandur à Madrid et s'est sentie « très inquiète » du manque de dynamisme dans sa carrière. Avec les encouragements de son agent hollywoodien nouvellement embauché, elle a décidé de déménager à Los Angeles.

Percée hollywoodienne (depuis 2015)

Lorsque de Armas est arrivée à Los Angeles pour la première fois en 2014, elle a dû recommencer sa carrière « à zéro ». Elle parlait très peu anglais et, lors des premières auditions, elle « ne savai[t] même pas ce qu['elle] disai[t] ». Elle a passé quatre mois dans l'éducation à plein temps pour apprendre la langue anglaise,, ne voulant pas se limiter à jouer des rôles spécifiquement écrits pour les actrices latines. Pour son premier rôle dans un film américain, elle a joué en face de Keanu Reeves dans le thriller érotique horrifique d'Eli Roth, Knock Knock (2015) - et a appris ses répliques phonétiquement. Reeves a ensuite téléphoné à De Armas pour l'inviter à jouer dans un rôle en espagnol dans le thriller Suspicions (2016), dans lequel il a joué et produit. De Armas a joué un rôle de soutien dans la comédie dramatique War Dogs (2016), de Todd Phillips, agissant en face de Miles Teller en tant qu'épouse d'un marchand d'armes, et a de nouveau appris ses lignes phonétiquement. David Ehrlich de Indiewire l'a trouvée « mémorable dans un rôle ingrat ». Elle a joué en face d'Édgar Ramírez dans le biopic Hands of Stone (2016) en tant qu'épouse du boxeur panaméen Roberto Durán. Malgré sa sortie retardée, Hands of Stone a été le premier film hollywoodien que de Armas a tourné. Elle avait été contactée par le réalisateur Jonathan Jakubowicz alors qu'elle vivait encore à Madrid, après l'avoir vue dans El Internado et lui avait demandé de se rendre à Los Angeles pour auditionner pour la partie en espagnol. En examinant le film, Christy Lemire de RogerEbert.com a décrit de Armas comme « une présence extrêmement charismatique. Mais à l'exception de quelques moments voyants, elle a peu à faire en plus de fonctionner comme l'épouse dévouée ».

Dans le thriller futuriste de Denis Villeneuve Blade Runner 2049 (2017), de Armas a joué un rôle de soutien en tant que Joi, la petite amie holographique du personnage de Ryan Gosling. Mark Kermode de The Guardian a déclaré qu'elle « apporte une chaleur tridimensionnelle à un personnage qui est essentiellement une projection numérique ». Anthony Lane du New Yorker l'a trouvée « merveilleuse », ajoutant que « chaque fois que Joi apparaît, le cœur imaginatif du film commence à courir »". Bien que la performance ait été initialement discutée comme une percée,, le film a réalisé une contre-performance au box-office, et de Armas a passé une grande partie de l'année suivante dans son Cuba natal, où elle a acheté une maison. Toujours en 2017, elle avait un rôle de soutien dans le thriller d'action Overdrive en tant qu'amour du personnage de Scott Eastwood. Stephen Dalton du Hollywood Reporter a déclaré qu'elle « dégage plus de charisme que son rôle d'acolyte ingrat pourrait suggérer ». En 2018, de Armas a joué en face de Demián Bichir dans le court-métrage de drame médical de John Hillcoat, Corazón. Elle joue une Dominicaine souffrant d'insuffisance cardiaque, financé par le Montefiore Medical Center pour sensibiliser au don d'organes.

Le rôle de De Armas en tant qu'infirmière immigrée dans le film de thriller à la distribution d'ensemble À couteaux tirés (2019), écrit et réalisé par Rian Johnson, a été largement salué et a marqué une percée pour l'actrice. Lorsqu'elle a abordé le projet pour la première fois, elle n'était pas enthousiaste à l'idée de jouer un personnage de « gardienne latina » stéréotypé, mais s'est vite rendu compte que son personnage était « bien plus que cela ». Tom Shone du Times a fait remarquer que « la performance exceptionnelle du film vient de son membre le moins connu, la Cubaine De Armas, qui gère la tâche difficile de rendre la bonté intéressante ». Benjamin Lee de The Guardian a déclaré que sa performance « frappante » a laissé une « impression durable ». Le film est également devenu un succès majeur au box-office. De Armas a été nominé pour le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film musical ou une comédie et le casting a remporté le National Board of Review Award du meilleur casting.

Alors que les scènes de De Armas en face de Himesh Patel dans la comédie romantique de 2019 Yesterday étaient incluses dans la bande-annonce du film, elles ont été supprimées du montage final. Le réalisateur Danny Boyle a déclaré que De Armas était « vraiment radieuse » dans ses scènes, mais que l'introduction d'une sous-intrigue d'un triangle amoureux n'aurait pas bien fonctionné avec le public.

De Armas a six films dont la sortie a été prévue aux États-Unis en 2020. Elle avait un second rôle dans le thriller policier The Informer en tant qu'épouse du personnage de Joel Kinnaman. Guy Lodge de Variety a trouvé « son rôle mince d'autant plus flagrant dans le sillage de sa célébrité dans À couteaux tirés » . Elle est apparue comme une femme fatale dans le film noir The Night Clerk. Brian Tallerico de RogerEbert.com a dit que le film n'avait « aucune idée » de quoi faire de son « charisme aveuglant » tandis que Katie Rife de The AV Club a fait remarquer qu'on s'en souviendrait, « le cas échéant, car un film avec De Armas était bien trop beau pour être ignoré ». Elle a joué en face de Wagner Moura dans le biopic Netflix Sergio (2020) en tant que Carolina Larriera, fonctionnaire de l'ONU et petite amie du diplomate Sérgio Vieira de Mello. John DeFore du Hollywood Reporter l'a trouvée « magnétique » tandis que Jessica Kiang de Variety a dit qu'elle a imprégné le personnage « d'une intelligence et d'une volonté qui font d'elle plus qu'un simple clin d'œil romantique de Mello ». De Armas a retrouvé Moura pour jouer la femme de l'un des Cuban Five dans le thriller d'espionnage d'Olivier Assayas, Cuban Network, sorti en salles en France et diffusé sur Netflix notamment aux États-Unis. Le film a été tourné sur place à Cuba, c'était la première œuvre de de Armas dans son pays d'origine depuis son départ à l'adolescence. Glenn Kenny du New York Times l'a trouvée « superbe » tandis que Jay Weissberg de Variety l'a décrite comme « une présence joyeuse et envoûtante dont la carrière semble destinée au grand temps ».

De Armas sera en vedette dans deux films à la fin de 2020. Elle retrouvera son partenaire de À couteaux tirés Daniel Craig afin de jouer une James Bond girl dans le nouvel épisode des aventures de l'agent secret britannique Mourir peut attendre, réalisé par Cary Joji Fukunaga,. Fukunaga a écrit le rôle d'un agent de la CIA cubaine spécifiquement pour l'actrice et une réplique du centre-ville de La Havane a été construit aux Pinewood Studios de Londres. Elle jouera dans le thriller érotique d'Adrian Lyne, Deep Water, basé sur le roman de Patricia Highsmith, dans lequel elle joue aux côtés de Ben Affleck un couple dans un mariage adultère,.

En 2021, de Armas interprétera Marilyn Monroe dans le biopic Netflix Blonde, basé sur le roman de Joyce Carol Oates. Le réalisateur Andrew Dominik a remarqué la performance de de Armas dans Knock Knock et, alors qu'elle traversait un long processus de casting, Dominik lui a promis que le rôle était le sien après la première audition. En préparation pour le rôle, de Armas a travaillé avec un coach de dialecte pendant un an,,.

Vie privée

En juillet 2011, De Armas s'est mariée à l'acteur espagnol Marc Clotet dans la région de la Costa Brava en Espagne. Ils ont divorcé au début de 2013,.

Elle fréquente le réalisateur et scénariste espagnol David Victori de mi-2013 à mi-2014, et a été brièvement fiancée à l'agent de talents américain Franklin Latt entre 2015 et 2016,,,. Puis, elle a eu une relation avec le peintre cubain Alejandro Piñeiro Bello de 2017 à 2018,

De mars 2020 à janvier 2021, elle est en couple avec l'acteur et cinéaste américain Ben Affleck, qu'elle a rencontré sur le tournage de Deep Water à l'automne 2019,.

Sur les réseaux sociaux, de Armas a exprimé son soutien aux mouvements Ele Não et Black Lives Matter,,, au mouvement un salaire égal pour un travail égal et est favorable au mariage homosexuel aux États-Unis. Elle a critiqué la politique de séparation des familles de l'administration Trump.


Filmographie

Cinéma

Longs métrages

  • 2006 : Una rosa de Francia de Manuel Gutiérrez Aragón : Marie
  • 2007 : Madrigal de Fernando Pérez Valdés : Stella Maris
  • 2009 : Mentiras y gordas d'Alfonso Albacete (es) et David Menkes (es) : Carola
  • 2011 : El callejon d'Antonio Trashorras : Rosa/Laura
  • 2013 : Faraday de Norberto Ramos del Val (es) : Imma Murga
  • 2014 : Por un puñado de besos (es) de David Menkes (es) : Sol
  • 2015 : Knock Knock d'Eli Roth : Bel
  • 2015 : Anabel d'Antonio Trashorras : Cris
  • 2016 : War Dogs de Todd Phillips : Iz
  • 2016 : Hands of Stone de Jonathan Jakubowicz : Felicidad Iglesias
  • 2016 : Suspicions (Exposed) de Gee Malik Linton (en) : Isabel De La Cruz
  • 2017 : Overdrive d'Antonio Negret : Stephanie
  • 2017 : Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve : Joi
  • 2019 : Yesterday de Danny Boyle : Roxanne (coupée au montage)
  • 2019 : The Informer d'Andrea Di Stefano : Sofia Hoffman
  • 2019 : À couteaux tirés (Knives Out) de Rian Johnson : Marta Cabrera
  • 2019 : Cuban Network (Wasp Network) d'Olivier Assayas : Ana Magarita Martinez
  • 2020 : The Night Clerk de Michael Cristofer : Andrea Rivera
  • 2020 : Sergio de Greg Barker (en) : Carolina Larriera
  • 2021 : Mourir peut attendre (No Time to Die) de Cary Joji Fukunaga : Paloma
Prochainement
  • 2021 : Eaux profondes (Deep Water) d'Adrian Lyne : Melinda Van Allen
  • 2022 : Blonde d'Andrew Dominik : Marilyn Monroe
  • 2022 : The Gray Man d'Anthony et Joe Russo : Dani Miranda

Courts métrages

  • 2008 : Y de postre, qué de Fernando Gónzález Gómez : Laura
  • 2009 : Ánima d'Ana Victoria Pérez : Julieta
  • 2012 : Perrito chino de Fran Gil-Ortega : Sabina
  • 2018 : Corazón de John Hillcoat : Elena
  • 2019 : Campari: Entering Red, spot publicitaire de Matteo Garrone : Ana

Doublage

  • 2010 : Moi, moche et méchant (Despicable Me) de Pierre Coffin et Chris Renaud: Margo (voix espagnole)

Télévision

Séries télévisées

  • 2007-2010 : El internado : Carolina “Carol” Leal Solis (56 épisodes)
  • 2010-2011 : Hispania, la leyenda (es) : Nerea (17 épisodes)

Téléfilm

  • 2007 : El edén perdido de Manuel Estudillo

Vidéoclips

  • 2009 : Mundo Frágil de Sidecars
  • 2011 : Gipsy Funky Love Me Do de Rosario Flores
  • 2018 : Everyday de Orishas

Voix françaises

En France, Ana de Armas n'a pas de voix française régulière attitrée, mais Claire Baradat l'a doublée trois fois et Juliette Allain à deux reprises.

En France
En Belgique
  • Agnès Goulont dans Knock Knock,

Distinctions

Récompenses

  • National Board of Review 2019 : Meilleure distribution d'ensemble pour À couteaux tirés
  • Satellite Awards 2020 : Meilleure distribution d'ensemble pour À couteaux tirés
  • Spanish Actors Union 2020 : Meilleure actrice dans une production internationale pour À couteaux tirés

Nominations

  • Saturn Awards 2018 : Meilleure actrice dans un second rôle pour Blade Runner 2049
  • Detroit Film Critics Society Awards 2019 : Révélation de l'année pour À couteaux tirés
  • Golden Globes 2020 : Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie pour À couteaux tirés
  • Satellite Awards 2020 : Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie pour À couteaux tirés

Notes et références

Notes
Références
Collection James Bond 007

Liens externes

  • Ressources relatives à l'audiovisuel :
    • Allociné
    • (en) AllMovie
    • (en) Internet Movie Database
    • (en) Rotten Tomatoes
  • Ressource relative à la mode :
    • (en) Models.com
  • Portail du cinéma espagnol
  • Portail du cinéma américain
  • Portail de la télévision
  • Portail de Cuba

Ana de Armas


Microsoft .NET


Microsoft .NET


Microsoft .NET (prononcé « dot net ») est le nom donné à un ensemble de produits et de technologies informatiques de l'entreprise Microsoft pour rendre des applications facilement portables sur Internet. Le but est de fournir un serveur web local permettant de gérer des services et évitant d'externaliser des données privées sur un service web de stockage ou un hébergement web tiers.

La plate-forme .NET s'appuie sur plusieurs technologies :

  • les systèmes d'exploitation propriétaires Microsoft Windows ;
  • des protocoles de communication fondés sur le Framework .NET et non plus sur les modèles COM ou OLE ;
  • une bibliothèque logicielle compatible Framework .NET et non plus MFC, GDI… ; ce framework a été conçu par Anders Hejlsberg, père de Delphi, qui a développé entre autres le langage C# ;
  • un environnement d'exécution de code fondé sur la CLI multi-langage ;
  • MSBuild : un outil de gestion de projet avec plusieurs compilateurs ;
  • Visual Studio : un IDE de développement utilisant la métaprogrammation et compatible avec Visual C++ ;
  • Framework .NET : un ensemble de bibliothèques de haut niveau ;
  • une portabilité pour les systèmes d'exploitation Windows et Windows Mobile ;
  • des composants facilitant le développement de services (MapPoint) et d'applications locales ou web (ASP.NET) ;
  • mise en œuvre de la norme Unicode.

Principales caractéristiques de .NET

Interopérabilité
Du fait de la nécessité de pouvoir interagir avec les anciennes applications, le framework fournit des moyens pour accéder aux fonctionnalités en dehors de l'environnement .NET. La possibilité d'accéder aux composants COM est fournie par les espaces de noms System.Runtime.InteropServices et System.EnterpriseServices. L'accès aux autres fonctionnalités est fourni grâce à P/Invoke.
Common Runtime Engine
Les langages de programmation du framework sont compilés dans un langage intermédiaire appelé Common Intermediate Language, ou CIL (anciennement connu sous le nom de Microsoft Intermediate Language, ou MSIL). Ce langage n'est pas interprété, mais subit une compilation à la volée et une compilation au niveau de la Common Language Runtime (CLR). La CLR est l'implémentation de la CLI.
Indépendance du langage
La spécification du Common Type System (ou CTS) définit l'ensemble des types de données et structures de programmation supportés par la CLR ainsi que leurs interactions. Par conséquent, le .NET Framework supporte l'échange des instances des types entre les programmes écrits dans un des langages .NET.

Architecture

CLI, CIL et CLR

Le framework .Net repose sur la Common Language Infrastructure (ou CLI). Son but est de fournir un langage indépendant de la plate-forme, aussi bien pour le développement que pour l'exécution. Elle inclut des fonctions pour gérer les erreurs, le ramasse-miettes, la sécurité et l'interopérabilité avec les objets COM. L'implémentation de la CLI par Microsoft est appelée Common Language Runtime (ou CLR).

Voir aussi : Dynamic Language Runtime et Machine virtuelle de haut niveau.

CLR et Sécurité

La sécurité est gérée par le CAS (Code Access Security). CAS est fondé sur un système de preuves associées à une assembly particulière. La « preuve » est l'origine de l’assembly (Installation en local, téléchargement à partir d'Internet ou d'un Intranet, …). CAS utilise cette preuve pour déterminer les permissions données au code. Un code peut demander une autorisation pour le code qu'il appelle. La demande d'autorisation sait quand le CLR parcourt la pile d'appel : chaque assembly de chaque méthode dans la pile est vérifiée. Si au moins une de ces assembly n'est pas autorisée à avoir la permission demandée une exception est levée.

Quand une assembly est chargée, le CLR effectue divers tests dont la validation et la vérification. Pendant la validation, le CLR vérifie que l’assembly contient un code et des métadonnées valides. Après, il vérifie que les tables internes sont correctes. La vérification vérifie que le code ne fait rien de dangereux. Le code non-sûr sera exécuté uniquement si l’assembly a la permission ‘skip verification’.

Le .NET Framework utilise des appdomains (domaine d'application) comme mécanisme pour isoler le code d'un processus. Un appdomain peut être créé et du code chargé ou déchargé d'un appdomain indépendamment des autres appdomain. Les appdomains peuvent aussi être configurés indépendamment avec différents privilèges de sécurité. Ceci peut aider à améliorer la sécurité d'une application en séparant le code potentiellement dangereux du reste. Cependant, le développeur doit séparer l'application en plusieurs sous-domaines, ce qui n'est pas à la charge du CLR.

CLR et Gestion de la mémoire

Le CLR prend en charge la gestion de la mémoire (allocation et libération). L'allocation de la mémoire pour les instances des types .NET (objets) est effectuée de façon continue à partir du tas. Aussi longtemps qu'il existe une référence vers un objet (directe ou indirecte via un graphe), l'objet est considéré comme étant utilisé par le CLR. Dès qu'il n'y a plus de référence sur un objet (ie, il ne peut plus être ni atteint ni utilisé), le ramasse-miettes en anglais : Garbage Collector, qui s'exécute périodiquement sur un processus léger différent de celui de l'application, passe libérer l'objet de la mémoire.

Le ramasse-miettes du .NET est non-déterministe : il s'exécute seulement après qu'une certaine quantité de mémoire a été allouée ou s'il y a un défaut de mémoire. Il n'y a pas moyen de déterminer quand les conditions de déclenchement du ramasse-miettes sont satisfaites. Chaque application .NET possède un ensemble d'éléments racines qui sont des pointeurs maintenus par le CLR et qui pointent sur les objets du tas gérés. Ceci inclut des références aux objets statiques, à ceux définis comme variables locales, aux paramètres définis dans la portée courante du code et enfin aux registres processeurs. Quand le ramasse-miettes s'exécute, il suspend l'application et, pour chaque objet référencé dans la racine, il énumère récursivement, grâce aux métadonnées .NET et à la réflexion, tous les objets qu'il peut atteindre et les marques. Il énumère ensuite tous les objets sur le tas (qui étaient initialement alloués de façon continue) en utilisant la réflexion ; tous les objets qui n'ont pas été marqués sont alors considérés comme des déchets. C'est la phase de marquage. Cependant, ce procédé laisse des morceaux de mémoire libre entre les objets encore référencés ; ces objets sont ensuite compactés en utilisant memcpy pour rendre l'espace mémoire utilisé à nouveau continu. Les adresses des pointeurs sont mises à jour en conséquence. Après ces opérations, l'application reprend son exécution.

En réalité, le ramasse-miettes est fondé sur un système de génération. Chaque objet se voit affecté à une génération ; les objets nouvellement créés appartiennent à la génération 0. Les objets qui restent après la première passe du ramasse-miettes se voient promus à la génération 1 et les objets qui restent après une deuxième passe sont promus à la génération 2 (niveau maximum). Les objets ayant un niveau de génération élevé sont moins souvent analysés par le ramasse-miettes que les objets ayant un faible niveau de génération. Cet algorithme espère améliorer l'efficacité du ramasse-miettes, car les vieux objets ont tendance à avoir une durée de vie plus longue que les nouveaux objets.

Avantages

  • Le framework, maintenant en 4.8, est une bibliothèque homogène, efficace et performante.
  • Avec l’avènement des applications web, l'environnement .Net devient accessible sur n'importe quel client, MVC5 fournit tous les outils pour développer des WebAPI serveur et des interfaces HTML5 Clients. Quant au WPF browser il est lui supporté sur desktop via des plugins chrome et firefox.
  • Mono et Xamarin ont rendu disponible l'environnement .Net en natif sur Android, IOS et Linux.

Inconvénients

  • Les applications fonctionnant avec du code managé en utilisant les environnements tels que le CLR du Framework Microsoft ou la JVM Java ont tendance à nécessiter plus de ressources systèmes que des applications fournissant les mêmes fonctionnalités mais qui accèdent plus directement aux ressources. Cependant, certaines applications ont montré de meilleures performances en utilisant le .NET Framework qu'en utilisant leur version en code natif. Ceci peut être attribué aux optimisations du runtime rendues possibles par un tel environnement, à l'utilisation de fonctions performantes au sein du framework, à la compilation à la volée du « managed code » ou encore à certains aspects de la CLR.
  • Les langages compilés à la volée produisent du code qui peut être plus facilement rétro-analysé que s'il était écrit en code natif, avec par exemple avec des outils comme dotPeek de JetBrains, où la qualité de la décompilation permettent quasiment une recompilation directe du code rétro-décompilé. Par conséquent il y a un risque en ce qui concerne la perte de secrets et le risque de passer outre les mécanismes de contrôle de licence. Plusieurs techniques pour rendre le code impénétrable ont déjà été développées pour l'empêcher. Visual Studio 2005 inclut un tel outil (dotfuscator). Ce type d'outil tente de limiter les analyses ou altérations du code binaire rendus possible par des logiciels comme Reflector ou Reflexil.
  • Puisque le framework n'est pas porté sur les anciennes versions de Windows, une application utilisant un framework doit vérifier qu'il est présent, et s'il n'est pas présent, l'application doit guider l'utilisateur pour l'installer. Cette contrainte peut dissuader certains utilisateurs d'utiliser l'application.
  • Les versions récentes du framework (3.5 et supérieures) ne sont pas préinstallées, quelle que soit la version de Windows.[réf. nécessaire] Certains développeurs sont dérangés par la taille importante du framework (environ 54 Mio pour le .NET 3.0 et 197 Mio pour la version 3.5) et par le manque de fiabilité des installateurs. Ce problème est en partie résolu par l'introduction d'une version allégée .Net Client Profile, et qui ne pèse que 26,5 Mio.

Notes et références

Collection James Bond 007

Voir aussi

Articles connexes

  • Implémentation Microsoft
    • Framework .NET
    • ADO.NET
    • ASP.NET
    • Managed code
    • Common Language Runtime
    • Common Intermediate Language
    • Common Type System
  • Langages
    • Common Language Infrastructure
    • C++/CLI
    • C#
    • Eiffel
    • F#
    • Microsoft Small Basic
    • IronPython
    • J#
    • JScript
    • Visual Basic
  • Outils
    • Microsoft Visual C#
    • Borland Delphi .NET, abandonné en 2008 au profit de Delphi Prism
    • Microsoft Visual Studio
    • Windows PowerShell
  • Les implémentations Open Source :
    • Mono
    • DotGNU
    • Portable.NET

Liens externes

  • Microsoft .NET - Site MSDN Contenu sur la plate-forme .NET de Microsoft
  • Portail de Microsoft
  • Portail de l’informatique

Microsoft .NET


Annabelle Wallis


Annabelle Wallis


Annabelle Frances Wallace, dite Annabelle Wallis, est une actrice britannique née le à Oxford (Angleterre).

Elle est principalement connue pour son interprétation de la reine Jeanne Seymour dans la série historique de Showtime, Les Tudors (2009-2010) ainsi que pour ses rôles de Grace Burgess dans la série dramatique de la BBC, Peaky Blinders (2013-2019), Mia Form dans le film d'horreur Annabelle (2014), Jenny Halsey dans le film fantastique La Momie (2017) et Madison Mitchell dans le thriller horrifique Malignant (2021).

Depuis 2018, elle est égérie de la marque de joaillerie de luxe Cartier.

Biographie

Jeunesse et famille

Annabelle Frances Wallace est née le à Oxford, en Angleterre.

Ses parents déménagent à Cascais, au Portugal, alors qu'elle n'a que 18 mois. Elle y grandit et est scolarisée à l'école internationale Saint-Dominique de Lisbonne.

Sa mère est la nièce de l'acteur, compositeur, chanteur et réalisateur irlandais Richard Harris. Annabelle a pour cousins le réalisateur Damian Harris ainsi que les acteurs Jamie Harris et Jared Harris. Du côté de son père, elle est liée à Marie Lloyd, chanteuse de music-hall dans les années 1900. Son frère aîné, Francis Wallis, est directeur de la photographie et a notamment collaboré avec le créateur de mode Michael Kors et les chanteuses Birdy et Pixie Lott.

Elle quitte le Portugal et part s'installer à Londres afin de suivre des cours de théâtre. Outre l'anglais, elle parle couramment le portugais et maîtrise le français et l'espagnol.


Carrière

Débuts discrets (2005-2012)

Elle commence sa carrière au cinéma en 2005 dans le film Bollywoodien : Love Is In The Air, dans lequel elle est crédité sous le nom d'Annabelle Wallace.

Les années suivantes, elle alterne entre des rôles mineurs ou secondaires comme dans le thriller indépendant True True Lie (2006) avec Jaime King, le film d'horreur de série B, Steel Trap (2008) ou le film d'action Mensonges d'État (2008) de Ridley Scott avec Leonardo DiCaprio, dans lequel elle incarne la petite amie de Mark Strong.

En 2009, Annabelle prend le relais de l'actrice islandaise Anita Briem et donne vie à la reine Jeanne Seymour dans la troisième saison de la série dramatique Les Tudors avec Jonathan Rhys Meyers. Ce rôle lui sert de tremplin et lui vaut la reconnaissance du public ainsi que de la critique.

En 2011, elle fait son retour à la télévision et joue aux côtés de Margot Robbie et Christina Ricci dans la seule et unique saison de la série américaine Pan Am. Diffusée sur la chaîne américaine ABC, la série reçoit de bonnes critiques mais est annulé au bout d'une saison, faute d'audience,.

Au cinéma, elle est dirigée par son idole Madonna dans le film W.E.: Wallis & Edouard (2011) et obtient de petits rôles dans les blockbusters X-Men: Le Commencement (2011) ainsi que Blanche-Neige et le Chasseur (2012) bien qu'elle ne soit pas crédité dans ce dernier,. En 2012, elle apparaît dans le documentaire Artifact de son ami Jared Leto.

Peaky Blinders et percée au cinéma (2013-2016)

En 2013, l'actrice décroche l'un des rôles principaux dans la nouvelle série dramatique britannique, Peaky Blinders. Aux côtés des acteurs Cillian Murphy, Sam Neill et Helen McCrory, elle interprète la barmaid et agent double irlandaise Grace Burgess. La série est saluée par la critique ainsi que le public, ce qui permet à Annabelle de s'imposer comme une « actrice en vue ». L'actrice déclare que son personnage lui a permis d'être « crédible dans un rôle de femme alpha forte ». Au Royaume-Uni, Peaky Blinders est diffusé sur la BBC Two puis sur la BBC One. En France, la série est disponible sur Arte depuis mars 2015 ainsi que sur la plateforme de vidéo à la demande Netflix.

En 2014, elle interprète Muriel Wright le temps de deux épisodes dans la mini-série sur l'écrivain britannique Ian Fleming, Fleming : L'Homme qui voulait être James Bond.

Toujours en 2014, Wallis intègre l'univers cinématographique Conjuring en décrochant le rôle principal du film d'horreur Annabelle réalisé par John R. Leonetti. Le film est un succès d'audience et se classe à la 2e place des box-offices américain et français mais ne parvient pas à convaincre la critique. Cependant, la performance d'Annabelle Wallis est saluée et lui vaut une nomination aux MTV Movie Awards 2015 dans la catégorie Best-Scared-As-S**t Performance. Elle est amenée à reprendre son rôle, le temps d'une apparition, dans Annabelle 2: La création du mal (2017).

En 2016, elle joue aux côtés de Sacha Baron Cohen et Isla Fisher dans la comédie Grimsby: Agent trop spécial. Elle est également à l'affiche de deux drames: Jeu trouble avec Aaron Paul et Mine avec Armie Hammer.

Tête d'affiche (2017-2018)

En 2017, elle est repérée par Guy Ritchie pour jouer le rôle de Maid Maggie dans le film Le roi Arthur: La légende d'Excalibur aux côtés de Jude Law et Charlie Hunnam. Le film ne parvint pas à convaincre la critique.

Cette même année, elle confirme son statut d'actrice de blockbuster en intégrant le Dark Universe des studios Universal, avec le rôle de l'archéologue Jenny Halsey dans le reboot de La Momie aux côtés de Tom Cruise, Russell Crowe et Sofia Boutella. Wallis réalise la majorité de ses scènes d'actions sans doublure, dont une scène dans l'Airbus A310 Zero G où elle a failli perdre la vie car son parachute pack s'était coincé et, avec la gravité, les fils auraient pu l'étrangler. Le film est un échec critique et commercial, ce qui compromet le futur du Dark Universe.

En 2018, l'actrice tient le premier rôle féminin de la comédie d'action Tag : Une règle, zéro limite menée par une distribution masculine composée de Jon Hamm, Jeremy Renner, Ed Helms, Jake Johnson et Hannibal Buress. Elle rejoint également l'univers Star Trek en prêtant sa voix à Zora, une intelligence artificielle, dans le deuxième épisode de la mini-série Star Trek: Short Treks développée par Alex Kurtzman.

Toujours en 2018, elle est choisie par la marque de joaillerie de luxe Cartier pour être l'égérie des montres Panthère de Cartier.

Retour sur le petit écran (2019-2020)

La mini-série dramatique de Showtime, The Loudest Voice, marque le retour de l'actrice à la télévision en 2019. Elle y interprète Laurie Luhn, responsable de la réservation à la chaîne d'informations Fox News et l'une des principales victimes d'abus sexuels de Roger Ailes. La série est bien accueillie par le public ainsi que la critique et la performance d'Annabelle Wallis est saluée.

À la surprise générale, et après quelques tweets annonçant un possible retour, l'actrice reprend son rôle de Grace Burgess lors de la cinquième saison de Peaky Blinders, diffusée à la fin de l'été 2019.

En juin 2020, Wallis joue le rôle de Bouton d'Or aux côtés de son compagnon, l'acteur Chris Pine, dans la mini-série fantastique et comique Home Movie: The Princess Bride. Le projet, qui rend hommage au film éponyme Princess Bride (1987), vient en aide à l'association World Central Kitchen. Parallèlement, Wallis prête à nouveau sa voix à l'intelligence artificielle Zora dans la troisième saison de la mini-série Star Trek: Discovery.

À l'été 2020, elle est à l'affiche du thriller canado-américain The Silencing avec Nicolaj Coster-Waldau. En décembre 2020, Wallis décroche le rôle principal du troisième film de la réalisatrice italienne Floria Sigismondi, The Silence of Mercy.

Diversification au cinéma (depuis 2021)

L'année 2021 est importante pour l'actrice. En effet, Wallis tient le premier rôle du film d'horreur Malignant réalisé par James Wan. Dans ce thriller horrifique, rendant hommage aux giallo italiens, Annabelle Wallis est Madison Mitchell, une femme paralysée par des visions choquantes de meurtres macabres qui découvre que ces rêves éveillés sont en fait des réalités terrifiantes. Prévu pour le 14 août 2020, la sortie du film est finalement repoussé à une date inconnue en raison de la pandémie de Coronavirus. Le film sort finalement simultanément au cinéma et sur la plateforme HBO Max le 10 septembre 2021,.

Cette même année, elle tient un rôle secondaire dans le film d'action et de science-fiction Boss Level réalisé par Joe Carnahan, et s'illustre également aux côtés des acteurs Alice Eve, Alex Pettyfer et Garance Marillier dans le thriller de science-fiction Warning, écrit et réalisé par Agata Alexander,. En septembre 2021, la comédie horrifique Silent Night, réalisée par la réalisatrice française Camille Griffin, est présenté au Festival international du film de Toronto. Wallis tient l'un des rôles principaux aux côtés de Keira Knightley, Matthew Goode et Roman Griffin Davis.

Philanthropie

Annabelle Wallis est une fervente féministe. En février 2018 elle participe à l'événement Letters Live, organisé par la marque Net-à-Porter à Los Angeles, où elle lit une lettre de la suffragette britannique Emmeline Pankhurst. L'événement permet de récolter des fonds pour l'association Women for Women International.

En juin 2016, l'actrice s'engage contre le Brexit et participe à la campagne #DontFuckMyFuture ayant pour but de sensibiliser les jeunes et les inciter à voter contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Elle est également engagée auprès de l'association britannique Choose Love qui vient en aide aux réfugiés. En septembre 2019, elle participe au projet U.n.I (You & I) organisé par la famille de l'acteur Roger Moore pour l'UNICEF,. Wallis soutient également l'association Save The Children qui défend les droits des enfants dans le monde et en novembre 2018, elle participe à la campagne Christmas Jumper.

En avril 2020, durant la pandémie mondiale du Coronavirus, elle s'engage auprès de son amie, la créatrice de mode Georgia Hardinge, afin de lever des fonds pour l'association britannique Age UK qui vient en aide aux personnes âgées. L'actrice, ainsi que d'autres personnalités comme Jennifer Garner, Sarah Michelle Gellar ou Eddie Redmayne, rejoint le mouvement #SaveWithStories, organisé par Save The Children, consistant à lire des histoires aux enfants. L'objectif du mouvement est de lever des dons pour les familles et les enfants les plus vulnérables face à la pandémie de COVID19 et leur fournir de la nourriture ainsi qu'un accès à des ressources d'apprentissages,,.

Vie privée

Elle est très proche des acteurs Jared Leto et Aaron Paul ainsi que de l'actrice Margot Robbie,,.

De 2010 à 2014, elle partage sa vie avec le mannequin britannique James Rousseau.

De 2015 à 2017, elle est la compagne de Chris Martin, chanteur du groupe britannique Coldplay. Elle apparaît dans le clip Hymn for the Weekend et pose sa voix sur le titre Up&Up qui conclut l'album A Head Full of Dreams,,.

Fin 2017, elle a une relation avec l'acteur américain Jon Hamm avec qui elle partage l'affiche de Tag: une règle, zéro limite.

Depuis avril 2018, elle est en couple avec l'acteur américain Chris Pine.

Elle vit entre Londres et Los Angeles.

Filmographie

Cinéma

  • 2005 : Love Is In The Air (Dil Jo Bhi Kahey...) de Romesh Sharma : Sophie Besson / Savirti Pradhan
  • 2006 : True True Lie d'Eric Styles : Paige
  • 2007 : Steel Trap de Luis Cámara : Melanie
  • 2008 : Mensonges d'État (Body of Lies) de Ridley Scott : La petite-amie d'Hani
  • 2009 : Right Hand Drive de Marc Kalbskopf : Ruth
  • 2011 : X-Men : Le Commencement (X-Men : First Class) de Matthew Vaughn : Amy
  • 2011 : W.E. de Madonna : Arabella Green
  • 2012 : Artifact de Jared Leto : elle-même
  • 2013 : Hello Carter d'Anthony Wilcox : Kelly
  • 2014 : Annabelle de John R. Leonetti : Mia
  • 2015 : Sword of Vengeance de Jim Weedon : Anna
  • 2016 : Grimsby : Agent trop spécial (Grimsby) de Louis Leterrier : Lina Smit
  • 2016 : Jeu trouble (Come and Find Me) de Zack Whedon : Claire
  • 2016 : Mine de Fabio Guaglione et Fabio Resinaro : Jenny
  • 2017 : Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur (King Arthur : Legend of the Sword) de Guy Ritchie : Maid Maggie
  • 2017 : Annabelle 2 : La Création du mal (Annabelle : Creation) de David F. Sandberg : Mia Form
  • 2017 : La Momie (The Mummy) d'Alex Kurtzman : Jenny Halsey
  • 2018 : Tag : Une règle, zéro limite (Tag) de Jeff Tomsic : Rebecca Crosby
  • 2020 : The Silencing de Robin Pront : Shérif Alice Gustafson
  • 2021 : Boss Level de Joe Carnahan : Alice
  • 2021 : Malignant de James Wan : Madison Mitchell
  • 2021 : Silent Night de Camille Griffin : Sandra
  • 2021 : Warning d'Agata Alexander

Télévision

Séries télévisées

  • 2005 : Jericho : Lizzie Way
  • 2009 - 2010 : Les Tudors (The Tudors) : Jeanne Seymour
  • 2011 : Strike Back : Dana Van Rijn
  • 2011 - 2012 : Pan Am : Bridget Pierce
  • 2013 - 2019 : Peaky Blinders : Grace Shelby, née Burgess
  • 2014 : Fleming : L'Homme qui voulait être James Bond (Fleming : The Man Who Would Be Bond) : Muriel Wright
  • 2014 : The Musketeers : Ninon de Larroque
  • 2018 : Star Trek : Short Treks : Zora (voix)
  • 2019 : The Loudest Voice : Laurie Luhn
  • 2020 : Home Movie: The Princess Bride : Bouton d'Or
  • 2020 - 2021 : Star Trek : Discovery de Alex Kurtzman : Zora (voix)

Téléfilms

  • 2007 : Diana : Last Days of a Princess de Richard Dale : Kelly Fisher
  • 2009 : Le pentacle maudit (Ghost Town) de Todor Chapkanov : Serena
  • 2010 : The Lost Future de Mikael Salomon : Dorel

Clips vidéos

  • 2014 : Divine Love de Victoria+Jean
  • 2015 : Hymn for the Weekend de Coldplay
  • 2019 : U.n.I (You&I) pour L'UNICEF
Collection James Bond 007

Distinctions

Nominations

  • 2015 : MTV Movie Awards : Best Scared-As-S**t Performance pour Annabelle
  • 2018 : Alliance of Women Film Journalists: Most Egregious Age Difference Between The Lead and The Love Interest pour La Momie, nomination partagée avec Tom Cruise

Voix françaises

Notes et références

Liens externes

  • Ressources relatives à l'audiovisuel :
    • Allociné
    • (en) AllMovie
    • (en) Internet Movie Database
  • Ressource relative à la musique :
    • Discogs
  • Portail du cinéma britannique
  • Portail du cinéma américain
  • Portail de la télévision britannique
  • Portail des séries télévisées américaines
  • Portail de l’Angleterre

Annabelle Wallis


Karl Lagerfeld


Karl Lagerfeld


Karl Otto Lagerfeld, né le à Hambourg et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un grand couturier et styliste allemand, également photographe, dessinateur, designer, réalisateur et éditeur.

Très jeune, il révèle une affinité avec la mode. En 1954, il remporte le prix du Secrétariat international de la laine ex-æquo avec Yves Saint Laurent. Il fait ses classes chez Balmain et Patou puis comme indépendant. Il devient directeur artistique de la maison italienne Fendi à Rome en 1965, de la maison de haute couture Chanel en 1983, et de sa propre ligne peu après. En parallèle, dans les années 1970, il travaille également pour Chloé.

Prolifique créateur, il supervise, durant ses dernières années d'activité, une vingtaine de collections par an, toutes marques confondues. Postmoderniste, il mélange les éléments du passé et de l'histoire des maisons qu'il dirige avec des références modernes.

Biographie

Naissance et famille

Karl Lagerfeld, qui refusera toute sa vie de dévoiler sa date de naissance en avançant qu'il ne la connaissait pas lui-même, est né à Hambourg (Allemagne) le . Façonnant sa légende, il n'a en effet cessé de mentir sur son âge et de modifier le récit recomposé de sa vie (« Je ne vends que la façade, sa propre vérité on ne la doit qu'à soi-même » dit-il souvent).

Karl Lagerfeld est le fils d'Otto Lagerfeld (1881-1967), industriel hambourgeois, importateur de lait en conserve de la marque Carnation, puis co-fondateur du fabricant allemand du lait concentré Glücksklee-Milch (de),, et de son épouse, Elisabeth Bahlmann.

Sa mère, née en 1897 à Sigmaringen et morte le 14 septembre 1978 au château de Penhoët, propriété de Karl située à Grand-Champ, en Bretagne,,,,, est la fille d'Emilie Drecker et de Karl Bahlmann (de), homme politique catholique westphalien d'origine prussienne. En 1930, cette vendeuse de lingerie à Hambourg se marie à l'homme d'affaires et industriel Lagerfeld, veuf et père d'une petite Théa.

Outre sa demi-sœur Théa, Karl Lagerfeld a une sœur cachée de deux ans son aînée, Martha-Christiane, partie aux États-Unis comme jeune fille au pair en 1957 (et y vivant sous le nom de Christiane Johnson).

Karl Lagerfeld aimera recomposer la réalité en racontant que son père était un baron danois puis suédois (n'assumant pas qu'il avait continué à diriger son entreprise pendant la guerre) et que sa mère était une femme libérée qui pilotait son avion personnel. Avec le temps, il réendossera son identité germanique, jusqu'à récupérer son accent chic d'aristocrate allemand.

Jeunesse et installation à Paris

En 1934, Otto et Elisabeth Lagerfeld achètent un domaine près de Bad Bramstedt dans le Schleswig-Holstein. Le domaine de Bissenmoor fait alors plus de 500 hectares. La famille y réside jusqu'en 1939, puis fait plusieurs allers-retours entre leur demeure de BlankeneseBlankenese, dans un quartier huppé de Hambourg, et le domaine de Bissenmoor, où elle se fixe lorsque Hambourg est en grande partie détruite par les bombardements stratégiques des Alliés lors de l'opération Gomorrhe en 1943. Le jeune Lagerfeld y suit pendant quelques années des cours à l'école privée Jürgen Fuhlendorf. Quand sa famille retourne de nouveau à Hambourg en 1949, il poursuit ses études à l'école Bismarck pendant deux ans. Sa vocation de couturier remonte précisément au lorsqu'il accompagne sa mère à son premier défilé de mode, celui de Christian Dior, à l'hôtel Esplanade de Hambourg. Passionné de dessin, le jeune Karl se met à dessiner des modèles,. En 1952, Karl et sa mère quittent l'Allemagne et gagnent Paris, alors la capitale de la mode. Élève dans une école privée, puis au lycée Montaigne, il passe le plus clair de son temps libre à arpenter les rues de la capitale et aller au cinéma.

Ses talents de dessinateur lui permettent de commencer à gagner sa vie en tant qu'illustrateur de mode en 1954. Le de cette année, il reçoit le premier prix du concours du « Secrétariat international de la laine », organisé par la marque Woolmark, pour son dessin dans la catégorie manteaux, tandis que le trophée est décerné à Yves Saint-Laurent dans la catégorie robe du soir. Le couturier Pierre Balmain, qui fait partie du jury, le remarque et le recrute comme assistant de 1955 à 1962. C'est le début d'une brillante carrière professionnelle. À l'époque, Karl Lagerfeld et Yves Saint Laurent, que la presse aime à opposer, partagent le même cercle d'amis et les mêmes fêtes parisiennes, jusqu'à ce que Jacques de Bascher brise leur amitié. Avant d'être l'amour fou de Karl, ce dandy devient l'amant sadique d'Yves Saint Laurent, entraînant ce dernier dans sa débauche.

De Pierre Balmain à Fendi

Parallèlement, Karl Lagerfeld est nommé directeur artistique chez le couturier Jean Patou en 1959. Polyglotte comme son père (il parle couramment l'allemand, le français et l'anglais), ce « mercenaire de la mode » comme il se décrit lui-même, choisit de mener une carrière de styliste indépendant contractuel et de créer des collections de mode, successivement pour la France, l'Italie, l'Allemagne et le Japon. En 1963, il innove en instaurant le prêt-à-porter et crée les accessoires de la marque de mode Chloé, durant vingt années, jusqu'en 1983. Depuis 1965, il travaille également pour la maison italienne Fendi à Rome, dont il crée le logo.

Chanel

En 1983, Karl Lagerfeld est nommé directeur artistique pour l'ensemble des « collections Haute couture, prêt-à-porter et accessoires » de la maison Chanel qui à l'époque frôle la fermeture complète, et dont il doit relancer l'activité. Dans les années 1980, il choisit le mannequin Inès de La Fressange pour représenter l'image de Chanel. Elle est le premier mannequin à signer un contrat d'exclusivité avec une maison de haute couture et la première à devenir autant médiatisée dans l'histoire de la mode. L'esthétique de Karl Lagerfeld est basée sur des contrastes noir/blanc, qui étaient également les couleurs à la base du style de Coco Chanel. N'étant pas intéressé au chiffre d'affaires, ne mettant jamais son « nez dans les comptes », il est soutenu par Alain Wertheimer propriétaire avec son frère de la maison de couture et dispose d'« une liberté totale » selon ses dires.

Il choisit la chanteuse et actrice Vanessa Paradis comme principale représentante de la maison Chanel. Il la photographie à de nombreuses reprises pour des revues de mode prestigieuses et plusieurs campagnes de publicité (parfum, sacs, cosmétiques).

Début 2012, Karl Lagerfeld sélectionne un des bijoux en calcédoine de la joaillère Suzanne Belperron, dont il est un grand admirateur et collectionneur depuis 1960, pour donner le « la » de la collection printemps-été 2012 de la Maison Chanel,,,. En 2013, il réalise le court-métrage Once Upon a Time à la Cité du cinéma de Luc Besson à Saint-Denis avec Keira Knightley dans le rôle de Coco Chanel et Clotilde Hesme dans celui de sa tante Adrienne Chanel.

Le 5 mars 2019, au Grand Palais, un public applaudit sa dernière collection Chanel dans un village de montagne.

De Chloé à H&M

En 1984, Karl Lagerfeld ouvre, avec un succès relatif, sa propre maison de prêt-à-porter, la marque « Karl Lagerfeld », qui est ensuite rachetée par le groupe Cora-Revillon. En 1991, il est à nouveau nommé directeur artistique chez Chloé pour redorer la marque en plein déclin.

Lorsque son compagnon Jacques de Bascher (de 1971 à 1989) meurt du sida, Karl Lagerfeld achète en 1990 près de Hambourg une maison qu'il nomme en son hommage Villa Jako et crée en 1992 un parfum baptisé Jako.

En 1998, il ouvre la Lagerfeld Gallery, consacrée à la photographie et aux livres avec, en sous-sol, une collection de prêt à porter féminin de luxe portant le même nom, dessinée par lui et fabriquée en Allemagne. La marque sera renommée Lagerfeld Collection sept ans après.

Pendant quinze ans, Karl Lagerfeld se déclare résident monégasque et ne paie pas d'impôts et de TVA en France. Il fait l'objet de plusieurs redressements fiscaux dans les années 1990 pour fraude à l'impôt sur le revenu déclaré et à la TVA. En 1995, il fait intervenir l'épouse du président de la République, Bernadette Chirac, une amie personnelle qu'il habille et invite fréquemment à dîner, et qui lui obtient un dégrèvement de 50 millions de francs grâce au ministre du budget, Alain Lamassoure. En 1999, son avocat fiscaliste Alain Belot contacte directement le ministre de l'Économie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, pour obtenir une exonération. L'ancien collaborateur de Strauss-Kahn permet de ramener le rappel d'impôt à 46 millions de francs, ce qui provoque une polémique. Dominique Strauss-Kahn est soupçonné de trafic d'influence en ayant octroyé, en tant que ministre, une ristourne fiscale en échange de la remise par l'avocat d'une cassette contenant des aveux de Jean-Claude Méry, financier occulte du RPR.

Malgré l'allègement de son ardoise fiscale, Karl Lagerfeld est contraint en de vendre la collection de sept cents toiles de maître, de meubles et d'objets d'art du XVIIIe siècle français qu'il possède dans son hôtel particulier. La maison de vente Christie's propose à Monaco l'ensemble de la collection dans des ventes qui font date parmi les plus célèbres ventes aux enchères du XXe siècle de mobilier et d'objets d'art français du XVIIIe siècle, à l'égal des collections du couturier et mécène Jacques Doucet à Paris en 1912. Sa collection, estimée à 180 millions de francs, est dispersée pour un montant de 139 millions. Pour régler sa créance fiscale, il doit également vendre son château de Penhoët situé à Grand-Champ dans le Morbihan, pour huit millions de francs, chose faite en vingt-quatre heures à son amie Chantal Salas-Perez (morte en 2011, le château appartenant maintenant à son fils Arnaud Henry Salas-perez).

Le couturier lance une « collection capsule » de prêt-à-porter de trente vêtements pour H&M, en 2004. Dans certaines boutiques, la collection est vendue en quelques minutes. Irrité par le peu de vêtements mis en vente dans les magasins de la chaîne, et devant la déception des clients repartis bredouilles, Lagerfeld déclare : « Je trouve pénible que H&M ait contrarié tant de gens. C'est du snobisme dans l'antisnobisme. »

Au cours de sa carrière, Karl Lagerfeld a dessiné plusieurs costumes pour le monde du spectacle : opéra de la Scala de Milan, opéra de Florence, ballets de Monte-Carlo. Au cinéma, il a conçu les tenues extravagantes du film Talons aiguilles de Pedro Almodóvar et celles de Callas Forever de Franco Zeffirelli. Le styliste a aussi créé une tenue pour Lady Gaga à l'occasion du lancement de son Gaga's Workshop en . Il a également dessiné des tenues de scènes pour des tournées de Kylie Minogue et Madonna.

En 2007, deux ans après avoir revendu toutes ses marques (la Lagerfeld Gallery, une collection sous licence pour hommes et femmes et des accessoires, la boutique parisienne de la Rive Gauche et la boutique de Monaco) à Tommy Hilfiger pour 30 millions de dollars, Karl Lagerfeld lance une nouvelle ligne, K par Karl. En parallèle, il est rejoint chez Chanel par Amanda Harlech, l'ancienne consultante de John Galliano.

Il crée en 2012 une nouvelle marque en vente exclusivement sur le site internet Net-a-Porter, nommée KARL,. En novembre, il est élu « styliste le plus influent des 25 dernières années ». Ses multiples activités reposent sur une large équipe de stylistes qui l'assistent chez Fendi, Chanel ou pour sa propre marque.

Activités annexes

Parfums

Karl Lagerfeld commence en 1989 une collaboration avec la marque de parfums Fabergé du groupe Unilever.

En 2008, il travaille pour la marque Coty sur une nouvelle ligne de parfums, société qu'il quitte en avant de travailler pour Interparfums, avec lequel il lance le deux parfums (pour hommes et femmes). L'entreprise distribue les lignes de parfums Karl Classic (1978), Karl Lagerfeld Femme et Karl Lagerfeld Homme (2014), Private Klub (2015) et Les Parfums Matières (2017).

Photographie et édition

Karl Lagerfeld a également une activité de photographe à partir de 1989[réf. nécessaire].

Il publie de nombreux livres de photographie édités chez l'éditeur allemand Gerhard Steidl. L'architecture, le corps humain et l'univers du luxe sont alors ses thèmes principaux. Il remporte en 1996 le Prix culturel de la Société allemande de photographie.

Du au , il expose son œuvre photographique à la Pinacothèque de Paris, A Visual Journey. En 2016, il réalise un portfolio de 19 artistes dans Madame Le Figaro du .

Il est par ailleurs propriétaire de la librairie 7L — spécialisée en particulier dans la photographie — et d'une maison d'édition du même nom, rue de Lille dans le 7e arrondissement.

Grand lecteur (sa bibliothèque personnelle compte environ 300 000 ouvrages), il achetait 400 nouveaux livres par mois (en anglais, en français et en allemand) qu'il disséminait dans ses résidences de Biarritz, Paris, Rome, Monaco ou New York.

Autres activités

En 2000, voulant retrouver une taille fine pour entrer dans les vêtements très cintrés que Hedi Slimane crée alors pour Dior Homme, Karl Lagerfeld entreprend sous la direction du docteur Jean-Claude Houdret un régime draconien, qui lui fera perdre 43 kilos en treize mois. Ils en tireront un livre à succès, Le Meilleur des régimes.

En 2004, il dessine pour la maison Chanel les deux timbres de la Saint-Valentin, émis par La Poste française,.

En 2006, il joue son propre rôle dans le film La Doublure de Francis Veber et sort une compilation Les musiques que j'aime. En 2007, il est le protagoniste principal d'un documentaire, Lagerfeld Confidential de Rodolphe Marconi. Il prête également sa voix à Fabu, le méchant de Totally Spies! Le film, et crée une bûche de Noël pour le traiteur Lenôtre.

En 2008, il accepte d'être l'animateur de la station de radio « K109 The Studio » sous le nom de DJ Karl sur la bande son du jeu vidéo Grand Theft Auto IV,. La même année, il pose pour une publicité de la sécurité routière en portant un gilet réfléchissant sur son costume au bord d'une route, avec pour slogan : « C'est jaune, c'est moche, ça ne va avec rien, mais ça peut vous sauver la vie ».

Toujours en 2008, il s'occupe de l'architecture d'intérieur de la Isla Moda, un îlot consacré à la mode à Dubaï.

En 2009, il prête sa voix dans le morceau Rondo Parisiano du groupe de musique électronique SomethingALaMode, qui avait composé la musique de son défilé « Chanel Croisière » en . Il habille l'édition « coffret de Noël » du Petit Larousse illustré.

En 2010, il rhabille une bouteille de Coca-Cola Light à son effigie et « relooke » le journal Libération dans son édition du .

En 2011, il s'associe avec la marque Optic 2000 pour créer 55 modèles de paires de lunettes. Il dessine également le nouveau maillot de l'équipe de France de football. Il rhabille trois nouvelles bouteilles Coca-Cola Light. Il tourne dans un spot publicitaire de la marque Volkswagen et réalise une série de publicités pour les glaces Magnum. En avril de la même année, il commente pour France Télévisions le mariage de Catherine Middleton et du prince William ainsi que le jubilé de la reine Élisabeth II avec Stéphane Bern et Marie Drucker. Il illustre le calendrier Pirelli de cette année et réalise une quatrième collection de quinze pièces pour la marque Hogan.

En 2012, il devient le rédacteur en chef du journal Metro pour l'édition du et apparaît dans le clip de Jean-Roch auprès de Snoop Dogg, jouant le rôle de Dieu. Il signe le numéro de d’Architectural Digest dans lequel il expose son appartement parisien, ses derniers projets et sa collection de bijoux de la joaillière Suzanne Belperron. En , il est chargé de la scénographie de la 26e Biennale des antiquaires, qui a lieu au Grand Palais du 14 au 23 septembre 2012.

En 2016, il se lance dans le design en immobilier américain. En partenariat avec Eddie Trump Group et Jules Trump, il contribue à la conception de deux espaces résidentiels à proximité d’une plage de Miami.

Mort

Karl Lagerfeld meurt le à l'hôpital américain de Paris de Neuilly-sur-Seine, des suites d'un cancer de la prostate et non du pancréas comme annoncé par de nombreux médias,,.

Ses obsèques sont célébrées le à Nanterre. Karl Lagerfeld est ensuite incinéré. Conformément à sa demande, une partie de ses cendres sont mêlées à celles de sa mère, l'autre partie à celles de Jacques de Bascher, son compagnon jusqu'à sa mort en 1989, dans un endroit tenu secret. Le , un hommage intitulé « Karl for ever » lui est rendu sous la verrière du Grand Palais ; le Tout-Paris et nombre de personnalités sont présentes.


Prise de position

En , Karl Lagerfeld qualifie les migrants établis en Allemagne d'« ennemis » des Juifs. Critiquant la politique d'accueil des migrants de la chancelière allemande Angela Merkel, il déclare : « On ne peut pas […] tuer des millions de Juifs pour faire venir des millions de leurs pires ennemis après. »

En , il déclare envisager de renoncer à la nationalité allemande en raison de la politique migratoire d'Angela Merkel, qui a selon lui provoqué l'émergence du parti AfD en Allemagne.

Distinctions

Récompenses

  • 1986 : Dé d'or pour la maison Chanel
  • 1991 : Prix international du Conseil des créateurs de mode américains
  • 1996 : Prix culturel de la Société allemande de photographie
  • 2002 : Prix Geoffrey Beene du Conseil des créateurs de mode américains

Décorations

  • Officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (1985)
  • Commandeur de la Légion d'honneur (2010)

Hommage

  • En 2019, une espèce d'araignée nouvellement découverte en Australie est nommée Jotus karllagerfeldi (de), en hommage au grand couturier.

Filmographie

Cinéma

Télévision

Costumier

Karl Lagerfeld a également été collaborateur artistique et costumier pour de nombreux films, mais aussi réalisateur de plusieurs courts-métrages.

  • 1972 : Docteur Popaul : styliste et coordinateur du film.
  • 1987 : Le Festin de Babette : costumier de l'actrice Stéphane Audran.

Ouvrages

Livres de photographies et livres sur la mode

Livres pratiques

  • Le Meilleur des régimes : 3D, Karl Lagerfeld, Jean-Claude Houdret, trad. de l'allemand par Odile Demange, Paris, le Grand livre du mois, 2002, 207 p. . Contient aussi : "Le régime est l'unique jeu où l'on gagne quand on perd", entretien de Ingrid Sischy avec Karl Lagerfeld, (ISBN 2-7028-7433-9)
  • Le Meilleur des régimes, Karl Lagerfeld, Jean-Claude Houdret, entretien de Ingrid Sischy avec Karl Lagerfeld, trad. de l'allemand par Odile Demange, Paris, J'ai lu, coll. "Bien-être Diététique" n° 9198, 2010, 253 p. (ISBN 978-2-290-02296-2). Exposé de la méthode pour perdre du poids "spoonlight" mise au point par J.-C. Houdret et suivie par K. Lagerfeld. Avec des conseils en matière de dermatologie, cosmétique et 120 recettes.

Livre d'entretien

  • Le Monde selon Karl, propos réunis par Jean-Christophe Napias et Sandrine Gulbenkian avec la complicité de Patrick Mauriès, ill. Charles Ameline.

Préfaces

Collection James Bond 007

Dans la culture populaire

Caricatures

En 1997, Karl Lagerfeld devient la première personnalité de la mode à avoir sa marionnette aux Guignols de l'info,. Il est aussi régulièrement caricaturé par l'imitateur Laurent Gerra en tant que directeur excentrique de la maison Chanel aux propos acides et décomplexés, son personnage étant notamment obligé d'« aller tirer la gueule à la boutique » tout en ayant horreur de ses clientes, qu'il surnomme les « pouffes de la Haute », ainsi que ses collègues du monde de la mode John Galliano ou Jean-Paul Gaultier qu'il ne cesse de critiquer,.

En 2000, le couturier se construit un nouveau personnage en s’imposant un régime draconien grâce auquel il perd 42 kilos. À la même époque, le créateur « troque ses blouses à lavallière et son éternel éventail pour un look SM chic ». Il donne ainsi naissance à ce qu’il appelle une seconde « marionnette » (lunettes noires, catogan blanc et cheveux poudrés de shampoing sec, chemises Hilditch & Key, faux col rigide agrémenté d'une large cravate de soie rehaussée d'une épingle à cravate, gants noirs ou mitaines à gouttes surpiqués en cuir, jeans ou slim en cuir) qui masque avantageusement les signes de l'âge.

  • En 2008, Karl Lagerfeld apparaît dans le jeu vidéo Grand Theft Auto IV sous le pseudonyme de DJ Karl en tant que DJ de la station de radio « K109 The Studio ».
  • En 2014, son personnage est évoqué dans l'opéra Platée de Jean-Philippe Rameau, mis en scène par Robert Carsen avec une chorégraphie de Nicolas Paul et donné à l'Opéra Comique de Paris.
  • Il est caricaturé dans la série de bande dessinée Les Psy, tome 12, sous le nom de T. Delucca.
  • Son alter ego apparaît dans l'épisode 1 du dessin-animé Moot-Moot, « L'Enfer de la Mode ».
  • Un poney du nom de Hoity Toity porte ses traits dans un épisode de la série My Little Pony.
  • Il est caricaturé dans la chanson Karl LagerFlow de Disiz.
  • Dans la série Kaeloo (saison 2, épisode 30), le personnage de Mr. Chat adopte le style vestimentaire et capillaire de Karl Lagerfeld.

Apparitions dans des romans

  • Il est un personnage secondaire du livre La Possibilité d'une île, 2005, de Michel Houellebecq.
  • Karl Lagerfeld apparaît aussi dans les romans Tibère et Marjorie, 2010, de Régis Jauffret et Photo-Photo, 2010, de Marie Nimier.
  • Trois définitions de l'amour de Caroline Bongrand, Robert Laffont, 2013, 355 p. (ISBN 978-2-221-13367-5). Dans ce roman, Gilles, chimiste d'un groupe américain de cosmétiques, est chargé de créer, pour le compte de Karl Lagerfeld, un parfum rendant amoureux qui le sent.
  • Karl Lagerfeld est cité à de nombreuses reprises dans Le diable s'habille en Prada.
  • Marie-Noëlle Demay publie, en , chez Flammarion, Le Crocodile devenu le sac à main de Karl Lagerfeld (ISBN 978-2-08-143309-0), roman dans lequel le couturier occupe une place non négligeable.
  • Anne Loyer et Alice Dufay publient en février 2020 aux éditions les petites moustaches Karl Lagerfeld, un docu-fiction où il est le personnage principal. L'ouvrage se compose d'une fiction inspirée par l'enfance du créateur, d'une biographie sous forme de questions-réponses et d'un abécédaire illustré.

Apparitions dans des films

  • En 2008 toujours, la sécurité routière française lance une campagne pour promouvoir l'usage ou la possession d'un gilet jaune fluo obligatoire à vélo ou pour les automobilistes, « C'est jaune, c'est moche, ça ne va avec rien mais ça peut vous sauver la vie » illustrée par une photo où Lagerfeld apparaît en smoking revêtu d'un gilet jaune.
  • Il apparaît dans Oggy et les Cafards (saison 4, épisode 223, Oggy et l'œuf de Pâques).
  • Il est interprété par Nikolai Kinski dans le film Yves Saint Laurent de Jalil Lespert, 2014.

Jouets

  • En 2008, un ours en peluche Steiff est créé à son effigie.
  • En 2014, sa poupée entre dans la gamme Barbie.

Animal de compagnie

Karl Lagerfeld possède à partir de 2011 un animal de compagnie qu'il a médiatisé, une chatte dite « sacré de Birmanie » nommée Choupette, née le . Appartenant à l'origine au mannequin Baptiste Giabiconi, Choupette a été dépossédée de son maître par son gardien. Lagerfeld explique ce changement de propriétaire dans Closer : « Baptiste Giabiconi m'a demandé de m'en occuper pour deux semaines, pendant son absence. Mais j'ai ensuite refusé de la lui rendre. Elle est trop mignonne. »

Source d'inspiration pour le directeur artistique de Chanel, Choupette est aussi le modèle publicitaire de plusieurs marques, comme Shū Uemura ou Opel. Riche et célèbre, elle a généré près de trois millions d'euros en 2014 selon l'hebdomadaire La Tribune,. Sa première apparition médiatique a eu lieu sur le réseau social Twitter le lorsque Stephen Gan, rédacteur en chef de V, a tweeté une photo d'elle dans l'appartement de Lagerfeld.

En , Karl Lagerfeld confie à CNN être « tombé amoureux » de Choupette et avoir pris les dispositions testamentaires nécessaires destinées à pourvoir à ses besoins. Le mois suivant, il poursuit dans la même veine sur France 3 lors de l'émission Le Divan, affirmant : « Elle a sa propre petite fortune, c'est une héritière : s'il m'arrive quelque chose, la personne qui s'en occupera ne sera pas dans la misère. L'argent des pubs où elle apparaît a été mis de côté pour elle,. »

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

  • Karl Lagerfeld : journal de mode / Anna Piaggi. Fribourg : OLF, 1986, 222 p. (ISBN 2-8264-0046-0). Les dessins, aquarelles au crayon et à l'encre, que Lagerfeld a réalisés pendant treize ans du même modèle Anna Piaggi.
  • Découvre la mode de Karl Lagerfeld / Nadine Coleno ; photogr. Jean-Baptiste Rouault. Paris : Éd. du Regard, 2004, 27 p. (ISBN 2-84105-170-6)
  • Beautiful people : Saint Laurent, Lagerfeld : splendeurs et misères de la mode / Alicia Drake ; trad. Bernard Cohen et Odile Demange. Gallimard, coll. « Folio » n° 5025, 2010, 604 p. (ISBN 978-2-07-040259-5). Ce récit de la rivalité qui ne cessa jamais d'opposer les deux créateurs de mode offre une chronique des années 1970 et 1980.
  • Merci Karl ! / Arnaud Maillard ; avec la collaboration de Claire Germouty. Paris : Calmann-Lévy, 2007, 256 p. (ISBN 978-2-7021-3828-1). L'auteur n'a pas vingt ans quand il décroche son premier stage chez Karl Lagerfeld. Pendant quinze ans, il travaillera avec ce créateur de mode, jusqu'à devenir directeur du studio de la Lagerfeld gallery.
  • Karl Lagerfeld, parcours de travail : exposition, Paris, Maison européenne de la photographie, du 15 sept. au 31 oct. 2010 / commissariat Eric Pfrunder, Gerhard Steidl, Jean-Luc Monterosso, Pierre Passebon. Göttingen : Steidl, 2010, 223 p. (ISBN 978-3-86930-214-0). Rétrospective de l'œuvre photographique du créateur.
  • Moi... Karl Lagerfeld : une autobiographie imaginaire / Jérémy Patinier. La Varenne-Saint-Hilaire : l'Opportun, 2013, 190 p. (ISBN 978-2-36075-209-6). À partir de ses propos rapportés par la presse française et internationale, fait le portrait du styliste, directeur artistique de la maison Chanel, retrace sa carrière et présente son point de vue sur la mode, les médias, etc.
  • Karl's secrets / Tiffany Cooper, Marabout, Paris, coll. « Marabulles », 2015 (ISBN 978-2-501-10455-5)
  • Jacques de Bascher, dandy de l'ombre, Marie Ottavi, 290 p., Séguier, 2017 (ISBN 9782840496472) Biographie du compagnon de Karl Lagerfeld de 1971 à 1989.
  • Raphaëlle Bacqué, Les Visages de Karl Lagerfeld, reportage biographique, publié en 6 volets dans Le Monde entre le 21 et le .
  • Laurent Allen-Caron, Le mystère Lagerfeld, Fayard, , 280 p. (lire en ligne)
  • Raphaëlle Bacqué, Kaiser Karl, Paris, Albin Michel, 2019, 256 p.
  • Baptiste Giabiconi (collab. Jean-François Kervéan), Karl et moi, Paris, Robert Laffont, 2020, 240 p. (ISBN 978-2221246894).

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel
  • Ressources relatives aux beaux-arts :
    • Delarge
    • National Gallery of Victoria
    • (de + en) Artists of the World Online
    • (en) Grove Art Online
    • (da + en) Kunstindeks Danmark
    • (en) Photographers' Identities Catalog
    • (en + nl) RKDartists
    • (en) Union List of Artist Names
  • Ressource relative au spectacle :
    • Les Archives du spectacle
  • Ressources relatives à l'audiovisuel :
    • Allociné
    • Unifrance
    • (en) AllMovie
    • (en) Internet Movie Database
  • Karl Parfums
  • (en) Kristina O'Neill, « My List: Karl Lagerfeld in 24 Hours », Fashion, sur harpersbazaar.com, Harper's Bazaar, .
  • Portail de la photographie
  • Portail de la mode
  • Portail de la France
  • Portail de l’Allemagne

Karl Lagerfeld


Liste de ports logiciels


Liste de ports logiciels


Ceci est une liste des numéros de ports logiciels utilisés par les protocoles de la couche transport de la suite des protocoles internet pour la mise en place de connexion hôte-à-hôte.

Traditionnellement les ports logiciels sont utilisés par les protocoles TCP (Transmission Control Protocol) et UDP (User Datagram Protocol). Ces protocoles ont besoin d'un seul port pour un trafic full-duplex. Les protocoles SCTP (Stream Control Transmission Protocol) et DCCP (Datagram Congestion Control Protocol), apparus plus tard utilisent également ces mêmes numéros de port en choisissant généralement, et lorsqu'ils existent, les numéros de port qui correspondent aux mêmes services TCP ou UDP.

L'Internet Assigned Numbers Authority (IANA) est l'organisme officiellement responsable du maintien des affectations des numéros de port pour des utilisations spécifiques. Cependant, dans la pratique de nombreux protocoles utilisent de manière non officielle des numéros de port à la fois bien connus et enregistrés. De la même manière, de nombreux ports officiels affectés se réfèrent à des protocoles qui n'ont jamais existé ou ne sont plus d'usage courant.

Cet article répertorie les numéros de port et leurs protocoles additionnels qui connaissent une utilisation suffisante.

Légende du tableau

Numéros de port (1re colonne) :

Cellules des protocoles (2e et 3e colonnes)


Ports connus

Les numéros de port dans la plage allant de 0 à 1023 sont les ports connus ou les ports du système. Ils sont utilisés par des processus système qui fournissent les services de réseau les plus répandus sur les systèmes d'exploitation de Type Unix, une application doit s'exécuter avec les privilèges superuser pour être en mesure de lier une adresse IP à un des ports connus.

Ports enregistrés

La plage de numéros de port à partir de 1024 à 49151 sont les ports enregistrés. Ils sont attribués par l'IANA pour le service spécifique à la suite d'une demande de l'entité. Sur la plupart des systèmes, les ports enregistrés peuvent être utilisées sans privilèges de super-utilisateur.

Ports dynamiques, privés ou éphémères

La gamme 49152-65535 (215 + 214 à 216 − 1) contient des ports dynamiques ou privés qui ne peuvent pas être enregistrés auprès de l'IANA. Cette gamme est utilisée à des fins privées ou des services sur mesure, pour des besoins temporaires, et pour l'allocation automatique de ports éphémères.

Voir aussi

Articles connexes

  • TCP
  • UDP
  • SCTP
  • Internet Protocol

Liens externes

Le détail des ports assignés aux services dits « bien connus » peut être trouvé dans le document suivant :

  • (en) « Service Name and Transport Protocol Port Number Registry », sur iana.org (consulté le )
Collection James Bond 007

Références

  • Portail de l’informatique
  • Portail d’Internet

Liste de ports logiciels


Kering


Kering


Kering, d'abord Établissements Pinault puis Pinault-Printemps-Redoute (PPR), est un groupe français du secteur du luxe, propriétaire de plusieurs marques dont Gucci, Yves Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, Boucheron, Alexander McQueen. Kering Eyewear (détenu à 30 % par Richemont) produit des montures de lunettes pour des marques appartenant ou non au groupe.

Le groupe est fondé en 1962 par François Pinault qui le fait entrer à la bourse de Paris en 1988. Devenu Pinault-Printemps-Redoute (PPR), le groupe intègre le CAC 40 en 1995 et opère un virage vers le luxe en devenant propriétaire de Gucci et Yves Saint Laurent en 1999 abandonnant ses secteurs d'activités historiques. Depuis 2005, le groupe est dirigé par François-Henri Pinault qui le renomme Kering en 2013. L'indice KER fait partie du CAC 40.

Histoire

Du bois à la distribution

En 1962, François Pinault fonde les Établissements Pinault, une entreprise de scierie et de négoce de bois avec un budget de 100 000 francs prêtés par la famille et le Crédit lyonnais. À partir de cette activité première, François Pinault opère toute une série de placements à forte valeur ajoutée pour la progression de son entreprise,.

À la suite de son entrée à la bourse de Paris le , Pinault SA développe ses activités dans la distribution spécialisée et la vente à distance. En mars 1989, Pinault SA rachète 20 % de la CFAO avec laquelle il fusionne l’année suivante. En , Pinault SA rachète Conforama. En 1992, Pinault SA rachète Printemps SA (propriétaire de La Redoute) et se renomme Pinault Printemps. En 1994, le groupe prend le contrôle de la Fnac et se renomme Pinault-Printemps-Redoute,. En 1995, Serge Weinberg devient le président du directoire du groupe.

À travers Redcats - pôle de vente à distance du groupe construit autour de La Redoute - Pinault-Printemps-Redoute rachète Ellos en 1997, puis Brylane et Guilbert en 1998. En 1999, le groupe lance PPR Interactive, sa filiale internet. En 2000, Pinault-Printemps-Redoute lance le magasin Citadium et rachète l’enseigne Surcouf.

De la distribution au luxe

En , Pinault-Printemps-Redoute rachète 42 % du groupe de luxe Gucci et 100 % de l'entreprise Yves Saint Laurent, un tournant majeur pour le groupe qui initie alors un désengagement progressif de la grande distribution (cession de Pinault Bois et Matériaux en 2003 Rexel en 2004, Printemps SA en 2006, Conforama en 2010, CFAO en 2012, la Fnac en 2013, La Redoute en 2014) pour investir dans le secteur du luxe (acquisition de Sergio Rossi en 1999, Boucheron en 2000, Bottega Veneta et Balenciaga en 2001, Girard-Perregaux et JeanRichard en 2011, Qeelin (en) et Brioni en 2012, Christopher Kane (en), Pomellato (en) et Tomas Maier en 2013, Ulysse Nardin en 2014). En parallèle, des partenariats stratégiques sont scellés avec Stella McCartney et Alexander McQueen en 2001.

En 2004, Pinault-Printemps-Redoute possède 99,4 % du groupe Gucci. En 2005, Pinault-Printemps-Redoute devient PPR. Serge Weinberg quitte la direction du groupe et François-Henri Pinault est nommé PDG. PPR se défait d'YSL Beauté (parfums et cosmétiques sous la marque Yves Saint Laurent) en 2008. Début 2011, PPR et le groupe Gucci fusionnent. Les marques de luxe tombent sous la supervision directe de François-Henri Pinault. Le groupe se réorganise en 2 pôles : Luxe et Sport & Lifestyle,. Le , le groupe PPR est renommé Kering. « Ker » signifie « foyer » en breton (origines de la famille Pinault) et le suffixe anglais -ing suggère l'action et la dimension internationale du groupe. Le nom est homophone du mot anglais "caring" qui signifie "qui prend soin de" ou "attentionné". Le logo représente une chouette, un animal dont la tête peut pivoter à 270 degrés.

Kering se défait du chausseur italien Sergio Rossi en 2015. En , Kering se désengage de Puma en cédant 70 % de la société à ses actionnaires. En 2018, Kering cède Volcom, pour se recentrer sur le luxe. Le groupe met fin à son partenariat avec Stella McCartney. Fin 2018, le groupe annonce son intention de développer ses propres sites internet pour assurer la vente en ligne de ses marques d'ici 2 ans, mettant un terme à son partenariat avec Yoox Net-a-Porter.

Hedi Slimane, responsable création d'Yves Saint Laurent de 2012 à 2016, fait doubler le chiffre d'affaires de la maison parisienne en quatre ans. Alessandro Michele, responsable création de Gucci depuis 2015, donne un nouveau souffle à la marque florentine et triple ses ventes en quatre ans. En 2019, Balenciaga passe le cap du milliard d'euros de chiffre d'affaires. Dans le contexte de la pandémie de Covid-19 en France, Kering assure une distribution gratuite de masques, fournit 60 imprimantes 3D à AP-HP, et baisse de 25 % le salaire 2020 de son PDG. En 2020, Kering enregistre un chiffre d'affaires de 13,100 milliards d'euros (chute de 15 % de ses ventes) porté principalement par les marques Gucci (7,440 milliards d'euros) et Yves Saint Laurent (1,744 milliards d'euros).

En 2021, Kering entre à hauteur de 5% dans le capital du site de revente de produits vestimentaires de luxe Vestiaire Collective, puis investit dans le service de location de sacs-à-main haut de gamme Cocoon.

Luxe responsable

En 2009, le groupe lance la fondation PPR consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes qui devient la fondation Kering en 2013. Au sein de son organisation, Kering s'engage pour l'égalité homme-femme sur le lieu de travail (signature du Women's Empowerment Principles de l'ONU en 2010 puis partenariat avec ONU Femmes France en 2016, congé de maternité à 14 semaines et 100% couvert à partir de 2016 et congé de paternité selon les mêmes termes à partir de 2020). Associée à de nombreuses associations contre les violences faites aux femmes, la fondation vise aussi à faire évoluer les mentalités sur les genres. La fondation récompense les artistes féminines dans le milieu du cinéma (programme Women in Motion avec le Festival de Cannes depuis 2015) et de la photographie (programme Prix Women In Motion pour la photographie avec les Rencontres d'Arles depuis 2019). En 2018, la fondation Kering et la Fondation Agir contre l'exclusion (FACE) s'allient pour déployer un dispositif de sensibilisation aux violences conjugales au sein des entreprises. La fondation Kering double son budget opérationnel, passant de 1 à 2 millions d'euros par an.

En 2011, le groupe lance le pôle PPR Home pour institutionnaliser le développement durable dans sa culture d'entreprise, pôle qui se transforme en comité de développement durable l’année suivante. Kering crée le « Compte Résultat Environnemental » qui mesure et monétise l'impact environnemental d'une entreprise de bout-en-bout de sa chaîne d'approvisionnement,. En 2013, Kering lance le Materials Innovation Lab à Novare, son pôle R&D dédié à la recherche de solutions textiles écologiques. Le groupe procède au financement ou à l'acquisition de ses propres ateliers de production (tannerie France Croco en 2013, cachemire durable en Mongolie, ferme de pythons en 2017, atelier de broderie en Inde en 2020), noue des partenariats stratégiques avec les écoles de la mode (1re formation MOOC en luxe durable avec la London College of Fashion en 2018, Chaire Sustainability avec l’Institut français de la mode en 2019) et prime les projets durables innovant (Award for Sustainable Fashion avec LCF depuis 2014, K Award avec l’incubateur chinois Plug and Play en 2018, Fashion For Good, hackathon luxe durable en 2019). En , après avoir été mandaté par le président français Emmanuel Macron pour mobiliser les acteurs du secteur de la mode et du luxe, François-Henri Pinault présente le Fashion Pact au G7 de Biarritz visant à atteindre zéro émission nette de CO2 en 2050 et signé par 56 groupes de la mode. Le mois suivant, le groupe s'engage à compenser l'ensemble des émissions carbone de sa chaîne logistique,. En août 2020, le groupe crée le Fonds Régénératif pour la Nature dont l'objectif est de transformer un million d'hectares de terre en agriculture régénérative d'ici 2025.

En , Kering s'engage à ne plus employer de mannequins mineurs pour représenter des adultes dans les défilés et séances photo et publie également ses standards en matière de bien-être animal dans la chaîne d'approvisionnement du groupe. En , Kering annonce le financement de la rénovation de la cour d'entrée du Palazzo Vecchio à Florence.

Le 24 septembre 2021, le groupe annonce qu'à partir de l'automne 2022 la fourrure animale ne sera plus utilisée dans toutes ses collections.


Activités

Description

Kering est un groupe français spécialisé dans l'industrie du luxe, propriétaire de marques de la mode principalement spécialisées dans la maroquinerie, les chaussures, le prêt-à-porter, les montres et la joaillerie. Le siège de Kering se situe à Paris, dans l'ancien hôpital Laennec rénové par le groupe. Kering est majoritairement détenu par le groupe Artémis, holding d'investissement lié à la famille Pinault, et son indice boursier, introduit en 1988, fait partie du CAC 40 depuis 1995. Kering fait partie du Dow Jones Sustainability Index depuis 2013.

En 2020, Kering enregistre un chiffre d'affaires de 13,100 milliards d'euros (2020), en baisse de 17,5 % sur l'année précédente, pour 30 956 employés et 1 381 magasins gérés en propre. Ses filiales Gucci, Yves Saint Laurent et Bottega Veneta génèrent 80 % du chiffre d'affaires du groupe. Les produits de maroquinerie, les chaussures et le prêt-à-porter représentent 87 % des revenus du groupe.

Kering Eyewear

En 2014, Kering lance Kering Eyewear, une filiale pour la lunetterie pour maitriser sa création jusque-là effectuée en licence à des fabricants extérieurs. Kering Eyewear crée des lunettes pour une quinzaine de marques de luxe. En 2018, Kering Eyewear enregistre un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros (+45 % sur l'année précédente), puis 600 millions l'année suivante. Richemont détient 30 % de Kering Eyewear. En 2021, Kering Eyewear inaugure son propre concept store et reprend le fabricant danois de montures en titane Lindberg.

Marques

Gouvernance

Comité exécutif

Composition au 18 juin 2019 :

  • François-Henri Pinault (Président-directeur général)
  • Jean-François Palus (Directeur général délégué)
  • Francesca Bellettini (Président et CEO, YSL)
  • Albert Bensoussan (CEO division Watches and Jewelry)
  • Marco Bizzarri (Président et CEO, Gucci)
  • Grégory Boutté (Chief Client & Digital Officer)
  • Marie-Claire Daveu (Directrice développement durable et affaires institutionnelles internationales)
  • Jean-Marc Duplaix (Directeur financier)
  • Valérie Duport (Directrice communication)
  • Claus-Dietrich Lahrs (Président et CEO, Bottega Veneta)
  • Béatrice Lazat (Directrice ressources humaines)
  • Roberto Vedovotto (CEO division Eyewear)

Conseil d’administration

Composition au 18 juin 2019 :

  • Président-directeur général : François-Henri Pinault
  • Directeur général délégué : Jean-François Palus
  • Administrateurs :
    • Yseulys Costes
    • Jean-Pierre Denis
    • Ginevra Elkann
    • Sophie L’Hélias
    • Claire Lacaze
    • Baudouin Prot
    • Daniela Riccardi
    • Sapna Sood
    • Héloïse Temple-Boyer
    • Tidjane Thiam,
    • Jean Liu,
    • Emma Watson,

Résultats

  • Date d'introduction : au Second marché
  • Actions cotées à la Bourse de Paris (compartiment A)
  • Membre de l'indice CAC 40 depuis le
  • Membre de l'indice Euro Stoxx 50 depuis le
  • Code Valeur ISIN = FR0000121485 KER
  • Valeur nominale = euro
  • Nombre de titres () : 126 279 322

Démêlés fiscaux

Selon Mediapart et Cash Investigation, le groupe aurait économisé environ 2,5 milliards d'impôts depuis 2002 en localisant artificiellement ses profits en Suisse via un montage financier passant par le Luxembourg et les Pays-Bas, un système appliqué à ses filiales (Bottega Veneta, Stella McCartney, et Alexander McQueen, Balenciaga et Yves Saint Laurent) en faisant transiter leurs biens par ses entrepôts suisses pour réaliser leur vente. Yves Saint Laurent aurait envoyé 550 millions d'euros via ce sytème, provoquant un manque à gagner pour l'administration fiscale française estimé à 180 millions d'euros par Mediapart. Fin 2017, un dossier concernant la filiale Gucci est ouvert par le parquet de Milan, qui inflige au groupe une amende de 1,25 milliard d'euros pour irrégularité fiscale en , un montant record pour le fisc italien. En , le Parquet national financier ouvre une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » à l'encontre de Kering,.

Dans le cadre des révélations de l'enquête OpenLux, Le Monde révèle que le groupe Kering domicilie une demi-douzaine de filiales au Luxembourg et les utilise pour pratiquer des rémunérations offshore de dirigeants, à l'image de celle du dirigeant de Gucci révélée en 2018 par Mediapart et European Investigative Collaborations.

Collection James Bond 007

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes

  • Artémis
  • Prix Women In Motion pour la photographie

Liens externes

  • Ressources relatives aux organisations :
    • SIREN
    • Registre de transparence de l'UE
  • Site officiel
  • Portail des entreprises
  • Portail de la France
  • Portail de la mode

Kering


Visual Basic .NET


Visual Basic .NET


Visual Basic .NET est un langage de programmation à la syntaxe similaire à celle de Visual Basic 6.

VB.NET permet de développer en .NET via Visual Studio, sur les systèmes d'exploitation Windows (98, 2000, XP, Vista, 7, 8, 8.1 et 10). Comme tout autre langage de la plateforme .NET, VB.NET est compilé vers le langage intermédiaire CIL.

Les IDE (environnements de développement)

L'IDE commun et incontournable de tous les langages .NET est Visual Studio. Celui-ci est payant (la licence est propriétaire) mais dispose d'une version gratuite pour les développeurs et petites sociétés (CA inférieur à un million de dollars) nommée Visual Studio Community.

Une autre version gratuite existe, limitée à un seul langage : Visual Studio Express.

D'autres IDE gratuits existent, comme SharpDevelop ou MonoDevelop, mais ceux-ci sont moins évolués que Visual Studio.


Versions

Évolutions : de VB6 à VB7 (non exhaustif)

Qu'est-ce qui différencie VB6 (Visual Basic 6) par rapport à VB7 (Visual Studio 2003) ? :

  • L'orientation objet fait son apparition avec notamment l'intégration de la technologie de l'héritage, qui jusqu'à ce jour limitait l'industrialisation du code Visual Basic (VB6 n'était pas un langage orienté objet à proprement parler).
  • L'intégration de l'environnement de développement (IDE) dans la suite Visual Studio permettant d'utiliser d'autres langages comme Visual C++ ou Visual C#. Une bibliothèque de fonction faite en C# sera totalement compatible et utilisable dans une application VB.NET.
  • Le code produit par VB.NET est compilé dans un même langage intermédiaire qu'on appelle le CIL (Common Intermediate Language) ou MSIL (Microsoft Intermediate Language). Ce langage est le même que le résultat d'une compilation de C#.
  • La connexion aux bases de données est facilitée par l'amélioration des outils de glisser-déposer et l'utilisation de la dernière technologie ADO, ADO.NET.
  • La technologie XML est intégrée nativement dans .NET, ce qui permet la création plus facile d'application en ligne ou de sauvegarde de données.
  • Le générateur de code SQL est beaucoup plus performant.
  • L'écriture de gestionnaires d'erreurs tient compte du Multithreading via des blocs TRY/CATCH.
  • La portée des instructions GOTO est limitée (les sauts ne peuvent se faire qu'au sein d'une même fonction). Ce comportement est dû au fonctionnement-même de la plateforme .NET et est commun à tous les langages .NET : C#, J#, etc.
  • La déclaration des variables est rendue obligatoire par défaut (contrairement au Visual Basic 6 où cette fonctionnalité était désactivée par défaut).
  • L'intégration de nouvelles classes d'objet .NET s'est faite tout en permettant pour les versions intermédiaires de réutiliser les objets .COM rendant la migration plus facile de Visual Basic 6 à VB Net. VB.NET est le seul langage de .NET à avoir une intégration « en profondeur » des objets COM.
  • Les pointeurs vers des fonctions peuvent et doivent (dans 99 % des cas) désormais être typés (notion de délégués).

Évolutions : VB7 à VB8 (non exhaustif)

Quelques nouveautés ont fait leurs apparitions entre VB7 et VB8, mais c'est surtout le passage du framework .NET 1.1 au 2.0 qui marque cette évolution.

En voici tout de même un résumé :

  • Les classes partielles, permettant de répartir l’implémentation d’une classe sur plusieurs fichiers.
  • Les types génériques, évolution typée des templates C++.
  • Les types « nullables », c'est-à-dire la possibilité de spécifier qu’un type de valeur peut être nul. Ceux-ci sont déclarés avec le caractère point d'interrogation « ? » suivant le nom du type, comme ceci : Dim X as Integer? = Nothing (VB9) ou avec une classe particulière (VB8+). Cette valeur « Nothing » serait, si le « ? » n'était pas spécifié, converti en 0 dans ce cas-ci. Dans le nouveau système, (X+10) vaudrait « Nothing » (Nothing est absorbant dans tous les opérateurs), et pas 10 comme cela aurait été le cas autrement. Tout membre d'une valeur « vide » est « vide ».
  • La documentation est automatiquement générée depuis des commentaires spéciaux dans le code.

Évolutions : VB8 à VB9 (non exhaustif)

VB9 a évidemment implémenté toutes les nouvelles fonctionnalités de C#, ainsi que quelques autres :

  • LINQ, XLINQ, DLINQ…
  • Expression Trees (fonctions anonymes)
  • Assouplissement des conversions entre délégués
  • XML Littéral
  • Introduction du IF ternaire (équivalent de bool?truePart:falsePart), optimisé par rapport à IIF()
  • La migration du code VB6 vers .NET, et la rétro-compatibilité avec ce langage (Classe VB6) ont été retirés.

Évolutions : VB9 à VB10

VB10 (aussi appelé VBx) marque un tournant majeur dans l'évolution de VB. Outre le fait qu'il sera intégré dans le Framework 4, il devrait surtout combler totalement son "retard" par rapport à C# sur certains points (tout comme C# comblera son retard envers VB), vu que la "coévolution" des langages C# et VB.NET a été officiellement annoncée. Cela assure non seulement un futur stable à VB.NET, qui ne pourra pas être délaissé par Microsoft mais aussi une garantie que tout ce qui est faisable en C# le sera toujours aussi sous VB.NET (même si c'est d'une autre façon).

Les fonctionnalités prévues pour VBx :

  • Objets dynamiques (permet notamment la Programmation orientée prototype et la communication entre des langages dynamiques (JScript…) et les langages de la plateforme .NET)
  • Gestion implicite des interfaces (comme C#)
  • Gestion des méthodes anonymes
  • Simplification de l'écriture des tableaux, collections, listes et dictionnaires.

Quelques différences entre C# et VB.NET (non exhaustif)

Voici les différences les plus flagrantes entre VB.NET et C# (VB.NET et C# évoluant, les éléments de cette liste peuvent être obsolètes):

  • VB supporte les paramètres optionnels (C# ne le supporte que depuis sa version 4)
  • VB supporte le "late-binding" (appel d'une propriété/fonction avec son nom, sans connaitre le type de l'objet (pour les objets COM))
  • L'espace de nom Microsoft.VisualBasic donne une compatibilité par rapport à VB6. Il est à éviter si une solution plus performante existe.
  • L'espace "My" implémente de nombreux appels WMI ou d'IO, ainsi que plusieurs "raccourcis" dans la gestion des ressources et paramètres d'applications. (VB8+)
  • VB supporte la structure With
  • Gestion des évènements simplifiée dans les fenêtres et contrôles
  • On peut définir une méthode d'interface avec un nom différent que celui proposé au départ (si on veut redéfinir une fonction dans la classe avec un même nom mais une action différente)
  • Support du mot-clé When dans le bloc Catch (exemple : Catch ex as ComException When ex.ErrNumber = 30)
  • XML Littéral n'est pas implémenté en C#.
  • Les Custom Events ne sont pas implémentés en C#.

Une liste des différences (en 2005) entre C# et VB.NET plus complète existe ici.

Quelques exemples de code en VB.NET

Hello World en VB.NET (Mode Console)

Hello World en VB.NET (Mode Windows Forms)

Boucles et conditions

Les tableaux

Gestion des exceptions

VB.NET possède les instructions try et catch permettant de gérer les exceptions (comportement non attendu des instructions du programme).

Exemples :

Exemple d'utilisation de LINQ

Exemple d'un événement simple

Exemple d'un code appelant une fonction

Identité visuelle

Collection James Bond 007

Voir aussi

Articles connexes

  • Microsoft .NET
  • Visual Studio
  • C#
  • Visual Basic
  • BASIC

Notes et références

Liens externes

  • Centre de développement Visual Basic, site MSDN de Microsoft
  • Spécifications du langage Visual Basic
  • Portail de Microsoft
  • Portail de la programmation informatique

Visual Basic .NET


Livret A


Livret A


Le livret A (parfois dénommé livret Bleu) est un compte d'épargne réglementé de droit français, exonéré d'impôt et de prélèvement obligatoire. C'est le placement le plus utilisé en France.

Depuis le , toutes les banques peuvent distribuer le livret A, faisant perdre l'exclusivité de distribution aux opérateurs historiques que sont La Banque postale, la Caisse d'épargne et le Crédit mutuel (dénommé « livret bleu » chez ce dernier).

Auparavant sous forme d'un livret, aujourd'hui dématérialisé (le livret papier a disparu définitivement le , la Caisse d'épargne ayant commencé sa dématérialisation dès 1999), il peut également servir de compte bancaire dans le cadre exclusif de la mission d’accessibilité bancaire confiée par l’Etat à la Banque postale.

Bien qu'il soit désormais dématérialisé, d'anciens livrets A « physiques » (sous forme de papier) sont toujours utilisés notamment lorsque le détenteur en demande la clôture. Cette dernière est alors signifiée directement par écrit sur le livret.

À fin , l'épargne déposée sur le livret A et le livret de développement durable et solidaire (LDDS) atteignait 470,5 milliards d'euros (344,4 milliards d'euros pour le livret A).

Le , le taux d'intérêt du livret A a été porté à 0,75 %, son plus bas historique, et il restera bloqué à cette valeur jusqu'au . Il se situe ainsi à un niveau inférieur à l'inflation.

Le , Bruno Le Maire (Ministre de l'Économie), annonce que le taux d'intérêt du livret A sera de 0,5 % (taux le plus bas depuis sa création) au . Cette valeur découle d’une nouvelle méthode de calcul, dont 0,5 % constitue le taux plancher.

Historique

Le livret A (anciennement livret de caisse d'épargne, ou livret série A) est créé le , concomitamment à la Caisse d'épargne de Paris, à l'initiative de Benjamin Delessert, qui fut industriel et banquier. La présidence de cette nouvelle institution sera rapidement confiée au duc François XII de La Rochefoucauld.

Les motivations de sa création par Louis XVIII étaient de solder la crise financière léguée par les guerres napoléoniennes. Selon Georges Constantin, pendant cette période, l'État a dilapidé l'épargne publique, la considérant comme sienne.

Au cours du XIXe siècle, le livret A fut également une volonté d'initier, dans une optique de prévoyance, les populations laborieuses au geste du dépôt en banque, à une époque où n'existent ni système de protection sociale ni titre d'épargne accessible au plus grand nombre.


Caractéristiques du livret A

  • Un seul livret par personne, majeure ou mineure. Cependant, la détention simultanée d'un livret A et d'un livret Bleu ouverts tous les deux avant le (date d'entrée en vigueur du décret no 79-730 du qui a supprimé cette faculté) reste possible. Cette disposition n’a pas été remise en cause par la loi no 2008-776 du de modernisation de l'économie. À ce jour , il est donc possible pour les personnes physiques qui détenaient un livret A (ouvert à La Poste ou à la Caisse d’épargne) et un livret Bleu ouvert au Crédit mutuel de conserver (sans les transférer) ces deux livrets,.
  • Minimum de versement à l'ouverture : 10  (1,5  pour un livret à La Banque postale)
  • Versement mensuel : sans objet (versements libres),

En cas de force majeure, un décret en Conseil d'État pris sur le rapport du ministre chargé de l'économie et du ministre chargé de La Poste peut limiter les remboursements par quinzaine à 2 % du maximum autorisé des dépôts sur le livret A[réf. nécessaire].

Pour fermer un livret A, il faut en faire la demande par écrit ou en personne à la banque qui gère le livret, y joindre un RIB du compte sur lequel virer l'argent du livret A, et la fermeture se fait en une quinzaine de jours,.

Le livret A étant un produit d'épargne réglementé, les valeurs de plafond et taux d'intérêt nominal peuvent être modifiées par décision du gouvernement. Ainsi, l'actualisation éventuelle du taux d'intérêt nominal intervient selon un rythme semestriel, au 1er août et au 1er février de chaque année.

Alors qu'avant 2008, toute personne morale pouvait ouvrir un livret A, désormais, l'article 221-3 du code monétaire et financier le limite aux seules personnes morales suivantes : association, organisme HLM ou syndicat de copropriétaires « Le livret A est ouvert aux personnes physiques, aux associations mentionnées au 5 de l'article 206 du code général des impôts, aux organismes d'habitations à loyer modéré et aux syndicats de copropriétaires ».

Plafond des dépôts

Le plafond des dépôts pour les personnes physiques est de 22 950  (article R. 221-2 Code monétaire et financier) depuis le ,. Répondant partiellement à une promesse de campagne, le gouvernement Ayrault a successivement porté le plafond initial de 15 300 , précédent plafond depuis 1986 (100 000 francs à l'époque), à 19 125  au puis à 22 950  au , soit une augmentation de 50 %.

Le plafond des dépôts pour les sociétés mutualistes et les institutions de coopération, de bienfaisance et autres sociétés de même nature (associations loi 1901) est de 76 500  (article R. 221-2 du Code monétaire et financier).

Le plafond des dépôts pour les organismes d'habitations à loyer modéré et de crédit immobilier : néant (dépôt illimité) (article R. 221-2 du Code monétaire et financier)[réf. souhaitée].

Pour les personnes morales y ayant droit, le plafond de droit commun est de 19 950  au .

Une fois le plafond atteint, on ne peut plus procéder à des versements supplémentaires tant qu'un retrait n'a pas été effectué au préalable ; seuls les intérêts peuvent continuer à créditer le compte au-delà du plafond. Le calcul des intérêts se fait sur la somme globale, même après dépassement de plafond ; ainsi, un livret A avec 23 000  rapportera, au taux de 1 % 230  (base de 23 000 ) et non 229,5  (base de 22 950 , le montant maximum des versements au ).

Taux d'intérêt

Depuis le 1er février 2020, le taux d'intérêt du livret A est de 0,50 %. Avant cela, il était de 0,75 % net depuis le .

Les intérêts sont calculés en application de la règle des quinzaines (deux fois par mois le 1 et le 16). Les intérêts sont exonérés de tout impôt et cotisations sociales.

Calcul des intérêts

Les intérêts d'un livret ou compte d'épargne sont calculés par quinzaine de jours. Une année civile est composée de 24 quinzaines (soit environ 15,2 jours par quinzaine) car, selon la règle utilisée, chaque mois comporte deux quinzaines, commençant le 1er et le 16 de chaque mois. Les intérêts ne sont donc calculés que deux fois par mois.

Le calcul est simple, puisqu'il suffit de multiplier le taux du livret par le solde du livret. Comme le taux est annuel et que les intérêts ne sont pas capitalisés durant l'année, il convient de diviser ce taux par 24 pour calculer les intérêts générés pendant une quinzaine.

Ainsi la formule est : Intérêts d'une quinzaine = Solde du livret × t a u x d u L i v r e t A 24 {\displaystyle \textstyle {\frac {taux\,du\,Livret\,A}{24}}}

Les dépôts effectués pendant une quinzaine portent intérêt sur la période suivante, c'est-à-dire que leur date de valeur est le premier jour de la quinzaine suivante (1er du mois suivant pour la deuxième quinzaine du mois, ou 16 du mois en cours pour la première quinzaine). À l'inverse, tout retrait est considéré avoir été effectué au début de la quinzaine en question (sa date de valeur est le premier jour de la quinzaine en cours). Les intérêts qui auraient pu courir de la quinzaine jusqu'à la date de retrait ne sont donc pas comptabilisés. Le solde du livret à considérer pour le calcul des intérêts doit donc tenir compte de ces dates de valeur.

Si plusieurs dépôts et retraits sont effectués successivement au cours de la même quinzaine, le solde considéré pourra donc être plus bas que le solde minimal du compte au cours de la quinzaine (calculé sans tenir compte des dates de valeur). Ceci est illustré par le cas suivant :

Dans ce tableau, l'avant dernière colonne correspond au solde au jour le jour, sans prise en compte des dates de valeur. La dernière colonne correspond au solde véritablement pris en compte pour le calcul des intérêts produits pendant cette quinzaine n'est ni le solde initial de 2 300, ni le solde minimal de 1 700, mais le solde au 1er janvier calculé en utilisant les dates de valeur, c'est-à-dire 2 300 - 500 - 400 = 1 400.

De plus les intérêts capitalisé sur cette quinzaine (par exemple 1 euro) ne sont capitalisés qu'au 1er janvier de l'année suivante, et donc eux-mêmes productifs d'intérêts qu'à ce moment-là. Sauf hypothèse de clôture d'un Livret A afin de récupérer le capital et les intérêts pour les réinvestir.

Si aucun mouvement n'est effectué sur le livret durant la quinzaine suivante (du 16 au ), le solde pris en compte pour le calcul des intérêts produits pendant cette quinzaine sera le solde au , c'est-à-dire 1 700 .

Si pour une quinzaine le solde du livret calculé en utilisant les dates de valeur est négatif (ce qui peut arriver, bien que le solde du livret A, calculé en utilisant les dates d'opération, ne puisse pas être négatif), on obtient pour la quinzaine un intérêt négatif. À la fin de l'année, les intérêts positifs ou négatifs de chaque quinzaine sont additionnés, et si cette somme, appelée « intérêts acquis », est positive, elle est ajoutée au livret au 1er janvier de l'année suivante. Si elle est négative ou nulle, les intérêts acquis sont ramenés à zéro (les intérêts acquis ne pouvant jamais être négatifs sur un produit d'épargne), bien que certains établissements bancaires utilisent les autres comptes disponibles pour couvrir les intérêts négatifs engendrés[réf. nécessaire]. Par le jeu des dates de valeurs, il est donc possible d'avoir des intérêts acquis nuls pour une année, même si le solde du livret a toujours été strictement positif.

Afin de maximiser le montant des intérêts, et en particulier d'éviter de générer des intérêts négatifs sur une quinzaine, il convient donc de ne pas effectuer d'opérations en sens contraire au cours d'une même quinzaine.

Le livret A en chiffres

Le livret A est le placement épargne le plus populaire auprès des Français avec 60 millions de livrets en à la suite de l'ouverture du placement à tous les établissements financiers.

Auparavant l'ouverture de ce livret était réservée aux établissements de la Poste et la Caisse d'épargne, le Crédit mutuel ayant un équivalent avec le livret Bleu. En 2008 on dénombrait près de 46 millions de livrets A ouverts, ce qui représente environ trois Français sur quatre. Cependant, le fichier des comptes bancaires et assimilés (FICOBA) mentionnait le chiffre de 37 millions de titulaires personnes physiques, ce qui reviendrait plutôt à trois Français sur cinq. La différence de 9 millions est imputable aux multi-détenteurs (ce qui est interdit par la loi, sauf livrets ouverts avant 1980), aux personnes morales non recensées par FICOBA telles que les associations, organismes sociaux de l'habitat, etc.

En 4 ans, à la faveur de la crise financière de 2008 et de la hausse du plafond du livret A de 2012, la collecte aurait évolué de 85 Md€ (entre et ), portant l'encours total à 250 Md€, soit une moyenne d'environ 5 000 euros par livret.

La collecte a progressé principalement par l'apport des Français les plus aisés à la suite du relèvement du plafond.

Le coût de la défiscalisation du livret A était de 300 millions d'euros en 2012.

Fin 2012, le nombre de livrets dont le solde est inférieur à 1 500  représentait 64,2 % du total des livrets. Seuls 2,3 % des livrets A étaient crédités d'un solde supérieur au plafond.

Fin 2019, selon le rapport annuel de l’observatoire de l’épargne réglementée (OER), il existe près de 56 millions de livrets A actifs avec un encours moyen de 5 100  pour une personne physique (4 800  en 2018).

Le montant des intérêts du livret A, acquis en 2020, pour l’ensemble des Français a atteint 1,58 milliard d’euros soit environ 28  d’intérêts annuels par épargnant.

Collecte et utilisation des fonds issus du livret A

Système complexe à plusieurs acteurs

Historiquement, l’État a toujours souhaité que la collecte du livret A soit sécurisée, c’est-à-dire à l’abri des crises financières. Sans cette sécurisation, il aurait été possible d’assister à la faillite de nombreux épargnants, si par exemple la banque à qui était confié l’argent du livret A venait à faire faillite ou l'État français à faire défaut.

Depuis de nombreuses années, ces fonds étaient donc collectés par les réseaux distributeurs et centralisés à la Caisse des dépôts et consignations, au sein d’une direction appelée Fonds d’épargne, indépendante comptablement. Cette distinction permet de ne pas « mélanger » l’argent de la Caisse des dépôts issue de ses activités propres, et celle de ses mandats (dont le livret A).

Cette centralisation fait l’objet d’une commission versée par la Caisse des dépôts aux réseaux collecteurs.

La Caisse des dépôts utilise ensuite ces fonds pour financer des missions d’intérêt général, et particulièrement le logement social (HLM).

Ce mécanisme reste toujours d’actualité malgré la profonde révision de ses modalités, instituée par la loi de Modernisation de l’Économie du gouvernement Fillon en 2008.

Distribution et collecte du livret A

Depuis sa création en 1818 et jusqu’au , le livret A n’aura été distribué que par deux types d’établissements :

  • Depuis l’origine par les Caisses d’épargne nouvellement créées ;
  • Depuis les années 1875-1879 par les différents bureaux de poste au titre de la Caisse nationale d’épargne, absorbée en 1990 par ce qui deviendra la Banque postale.

Le Crédit mutuel distribue quant à lui un « livret bleu » présentant des caractéristiques quasiment identiques (le livret bleu est fiscalisé, mais c’est la Caisse des dépôts centralisant cette ressource qui comptabilise dans son résultat le prélèvement libératoire, ce qui n’a aucun impact pour l’épargnant[réf. souhaitée]).

Cela provoque des tensions de la part des autres réseaux de banques qui ne peuvent le distribuer et parlent de distorsion de concurrence. Considérant que ce système constitue une entrave à la liberté d’établissement et à la libre prestation de services offertes à toutes les banques sur le marché européen, la Commission européenne a demandé le à la France d’ouvrir ces produits à la concurrence dans un délai de 9 mois.

La distribution du livret A est en discutée au Parlement, et elle est ouverte à tous les établissements bancaires depuis le . Le , le Crédit Agricole annonce avoir l'intention de poursuivre la Caisse d'épargne pour « entraves aux transferts des livrets A ».

Centralisation des fonds à la Caisse des dépôts

Avant le 1er janvier 2009

Depuis de nombreuses années, l’ensemble des fonds livret A et bleu collectés par les réseaux distributeurs était totalement centralisé à la Caisse des dépôts et consignations.

Le taux de commissionnement servi par la Caisse des dépôts atteignait en 2007 la moyenne de 1,12 % :

  • 1,3 % pour la Banque postale ;
  • 1 % pour les Caisses d’épargne ;
  • 1,1 % pour le Crédit mutuel (hors fiscalité).

Depuis le 1er janvier 2009

La loi sur la modernisation de l'économie entrant en vigueur au a, en banalisant la distribution, instauré de nouvelles règles de centralisation et de commissionnement des réseaux distributeurs.

Centralisation fluctuante en fonction des besoins

Les établissements bancaires sont tenus de centraliser environ 65 % de l'encours du livret A et du LDD auprès de la Caisse des dépôts. Ce taux est toutefois confronté à un plancher législatif, qui prévoit que la centralisation des fonds doit au moins être égale à 1,25 fois le montant des prêts accordés par la Caisse des Dépôts au logement social et à la politique de la ville.

Ce taux de centralisation peut faire l'objet de modifications réglementaires, après avis de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts. Ainsi, en , les parties prenantes se sont accordées sur une baisse de 20 Md€ de fonds centralisés, en contrepartie d'une baisse du taux de commissionnement des réseaux collecteurs de 0,1 %.

Pour permettre une adaptation des établissements bancaires aux nouvelles modalités de centralisation, un régime transitoire a été instauré par la loi de modernisation de l'économie (LME) (IV de l'article 146). Les modalités de ce régime sont précisées par le décret no 2011-275 du modifié.

Commissionnement homogénéisé à terme

Au titre de la distribution du livret A, les banques perçoivent un commissionnement, qui s'élève depuis juillet 2013 à 0,4 %, en décroissance régulière depuis la loi LME (0,6 % en 2008).

Pour permettre aux réseaux historiques de s’adapter au nouveau contexte concurrentiel, le taux de commissionnement servi à ces derniers par la Caisse des dépôts sera progressivement diminué, de telle manière à ce que ce dernier atteigne à l’horizon de 2022 le taux commun.

La Banque postale bénéficiera quant à elle d’un statut particulier. Assurant une mission d’accessibilité bancaire, celle-ci bénéficiera d’un surcommissionnement restant à définir en fonction du coût réel de cette mission.

Utilisation des sommes centralisées à la Caisse des dépôts

Prêts au logement social

Le livret A permet principalement de financer le logement social : la Caisse des dépôts prête aux organismes sociaux de l’habitat (OPAC, offices publics de l’habitat (OPH), entreprises sociales de l’habitat (ESH ex-SA HLM)…) des fonds indexés sur livret A, à des taux privilégiés. À titre d’exemple, le taux du prêt locatif à usage social (PLUS) est au égal à 1,85 %, soit livret A + 0,6 %. Fin 2007, les fonds d’épargne (hors refinancement) prêtaient 88 Md€ (fonds livret A, mais également LDD, LEP…, utilisés dans le financement de :

  • Projets d’équipement : 3 Md€
  • Programmes de logement : 84 Md€, dont :
    • Très sociaux : 4 Md€
    • Locatifs : 47 Md€
    • amélioration de l’habitat : 5 Md€
    • locatifs intermédiaires : 6 Md€
    • projets urbains : 2 Md€
    • renouvellement urbain : 4 Md€
  • Projets divers : 1 Md€

Placements financiers

La ressource livret A coûte à la Caisse des dépôts en moyenne le taux du livret A + 1,12 %, soit en le taux de 5,12 % (4 % + 1,12 %). Les taux des prêts étant inférieurs au coût de la ressource, il en résulte un déséquilibre bilanciel qui ne permet pas aux fonds d’épargne de prêter l’ensemble de la ressource livret A : un certain montant doit être judicieusement investi sur les marchés financiers pour dégager une rentabilité supérieure, tout en assurant un risque maîtrisé.

Fin 2007, le portefeuille de 114 Md€ se décomposait ainsi :

  • Actions : 11 Md€
  • Obligations : 67 Md€, dont :
    • inflation (OATi) : 20 Md€
    • fixe > 5 ans : 8 Md€
    • taux fixe de 2 à 5 ans : 10 Md€
    • taux fixes de 6 mois à 2 ans : 29 Md€
  • Court terme et assimilé (Euribor 3 mois par exemple) : 36 Md€

Plan de relance

En 2020, pour faire face à la crise économique causée par la pandémie de coronavirus, la Caisse des dépôts et consignations a indiqué mobiliser 26 milliards d'euros sur les 100 milliards prévus par le plan de relance, une somme notamment issue de l'épargne placée sur le livret A. 12 milliards d'euros seront utilisés sous forme de prêts aux collectivités locales.

Historiques des taux et plafonds

Historique des taux d'intérêt nominaux

Historique des plafonds

À titre de comparaison, le plafond est approximativement à 1,2 smic annuel brut, soit 1,25 smic annuel net.

Taux d'intérêt nominal

Le Gouvernement Jean-Pierre Raffarin avait décidé de mettre en place une formule automatique de calcul du taux d'intérêt nominal, afin d'éviter l'intervention de décisions politiques. Ce dernier était en effet déterminé de manière discrétionnaire par le gouvernement en place.

Le taux du livret A conditionne par ailleurs celui d'autres produits d'épargne réglementée : livret d'épargne populaire, livret de développement durable, compte épargne logement, livret jeune et livret bleu (distribué par le Crédit mutuel jusqu'en ) principalement.

Taux avant février 2008

Du et jusqu'à fin , le taux du livret A a été fixé par une formule automatique calculée à partir de deux indicateurs :

  • le taux Euribor 3 mois mensuel moyen du mois m-1 (respectivement décembre et juin), exprimé avec deux décimales ;
  • le taux d’inflation glissant annuel, donné par l'indice INSEE des prix à la consommation hors tabac du mois m-1 (respectivement décembre et juin), exprimé avec une décimale.

Le résultat trouvé est majoré de 0,25 % et arrondi aux 0,25 % les plus proches. Ce chiffre final donne le taux du livret A. Cette formule permet à la Banque de France de proposer deux fois dans l’année (mi-janvier et mi-juillet) la réactualisation du taux du livret A.

Taux d'intérêt nominal à partir du 1er février 2008

Depuis le , une nouvelle formule de calcul du taux est mise en place. Le taux est égal, après arrondi au quart de point le plus proche ou à défaut au quart de point supérieur, au chiffre le plus élevé entre :

  • la moyenne arithmétique entre, d’une part, la moitié de la somme de la moyenne mensuelle de l’Euribor 3 mois et de la moyenne mensuelle de l’Eonia (exprimées avec deux décimales) et, d’autre part, l’inflation en France mesurée par la variation sur les douze derniers mois connus de l’indice INSEE des prix à la consommation de l’ensemble des ménages hors tabac (exprimé avec une décimale) ;
  • l’inflation majorée d’un quart de point.

Soit : M A X { Euribor 3 mois + Eonia 4 + Inflation 2 ; Inflation + 0 , 25 % } {\displaystyle \scriptstyle \mathrm {MAX} \left\{{\frac {\left\langle {\text{Euribor 3 mois}}\right\rangle +\left\langle {\text{Eonia}}\right\rangle }{4}}+{\frac {\left\langle {\text{Inflation}}\right\rangle }{2}};{\text{Inflation}}+0,25\%\right\}}

Les données utilisées sont celles relatives au dernier mois pour lequel ces données sont connues.

Cas où la formule n'a pas été appliquée

Cette formule n'a toutefois pas été appliquée lors de la révision du taux du . En effet, l’inflation à retenir du mois (dernière connue) était de 2,4 % ce qui aurait dû conduire à rehausser le taux du livret A à 2,75 %. Mais, le Gouvernement Fillon a décidé de maintenir ce taux à 2,25 %.

Un an plus tard, alors que l'inflation annuelle à 1,2 % aurait dû conduire à un taux de 1,50 % à partir du dans le cas de l'application de la formule, le ministre de l'Économie, Pierre Moscovici, décida de n'abaisser le taux que d'un demi-point, à 1,75 %.

Six mois plus tard, alors que l'inflation annuelle aurait dû conduire à un taux de 1 % à partir du dans le cas de l'application de la formule, le ministre de l'Économie, Pierre Moscovici, décida de n'abaisser le taux que d'un demi-point, à 1,25 %, ce qui représentait alors son taux historique le plus bas.

De la même façon, au , alors que le gouverneur de la Banque de France préconise d'abaisser le taux à 1 % et que l'application stricte de la formule conduirait à l'abaisser à 0,75 %, le ministre décide de le maintenir à 1,25 %.

Exemples de calcul

Exemple de calcul du taux d'intérêt nominal du livret A (chiffres pour un calcul au )

  • Moyenne mensuelle de l'Eonia de  : 0,038761905 (soit 3,88 %)
  • Moyenne mensuelle de l’Euribor 3 mois de  : 0,048404286 (soit 4,84 %)
  • Indice des prix à la consommation (IPC), série ensemble des ménages hors tabac, de  : 0,025266309 (soit 2,5 %)

Taux calculé à partir de la formule applicable jusqu’à  : ( 4 , 84 + 2 , 5 ) / 2 + 0 , 25 = 3 , 92 {\displaystyle \scriptstyle (4,84+2,5)/2+0,25=3,92} , arrondi à 4 %

Taux calculé à partir de la formule appliquée depuis  : ( 4 , 84 + 3 , 88 ) / 4 + 2 , 5 / 2 = 3 , 43 {\displaystyle \scriptstyle (4,84+3,88)/4+2,5/2=3,43} , arrondi à 3,5 %

Préconisations pour le calcul du taux

Rapport Noyer-Nasse (2003)

Le Rapport sur l’équilibre des fonds d’épargne de Christian Noyer et Philippe Nasse (« Rapport Noyer-Nasse »), de proposait une formule respectant les intérêts de chacun (épargnants et emprunteurs finançant des missions d'intérêt général, notamment le logement social), par une indexation « un peu au-dessus de l'inflation », mais « un peu au-dessous des taux d'intérêt à court terme ». La formule préconisée devenait ainsi : 2/3 du taux de rémunération des dépôts de la Banque centrale européenne + 1 %, arrondi au 0,25 % les plus proches.

Cette formule n'a finalement pas été retenue.

Rapport Camdessus (2007)

Le Rapport de la mission sur la modernisation de la distribution du livret A et des circuits de financement du logement social de Michel Camdessus (« Rapport Camdessus »), remis au gouvernement François Fillon en , proposait comme formule de calcul la moyenne arithmétique entre l'Eonia et l'inflation, selon les modalités de calcul retenues à partir du , avec un plancher à Inflation + 0,25 %.

La composante Euribor 3 mois a finalement été maintenue dans la nouvelle formule, tout en intégrant la référence Eonia.

Livret A, autres livrets et comptes à terme

Ces trois formes d'épargne monétaire, qui ne sont pas des valeurs mobilières mais bien des comptes bancaires d'épargne, ont en commun leur liquidité, même si celle du compte à terme est sujette à structuration ou à pénalités en cas de déblocage anticipé.

Les autres livrets étaient auparavant une réponse des banques traditionnelles au monopole de la distribution du livret A. Avec la banalisation de la distribution (cf. supra), l'intérêt des banques réside dans la conservation, dans leur bilan, des fonds déposés. Les autres livrets sont proposés avec un taux brut (hors impôt), dont le taux net (impôt déduit) est, en fonction des conditions de marché, parfois supérieur au taux de l'épargne réglementée.

Les comptes à terme sont eux placés sur les marchés financiers par l'intermédiaire de la banque ou utilisés pour son compte propre. En fonction des durées de placement, les taux proposés varient, principalement selon l'Euribor.

Dans le cas de faibles taux d'intérêt réels (indicateur de compétitivité du livret A), les taux bruts des super livrets ne sont plus assez élevés pour qu'une fois l'impôt déduit, ils puissent dépasser celui du livret A. Les arguments mis en avant sont donc à présent les plafonds de versements plus élevés et la plus grande disponibilité.

Les comptes à terme retrouvent quant à eux un public : le taux du livret A étant ancré par l'inflation, il suffit que le taux du compte à terme soit significativement supérieur à cette inflation pour que son taux net soit intéressant, et ce sans plafond de versement.

Collection James Bond 007

Critiques

Certaines modalités du livret A sont critiquées,,, :

  • Le livret A est totalement défiscalisé, y compris de CSG et de CRDS. Certaines recettes fiscales ne sont donc pas perçues par l'État ou la Sécurité sociale.
  • Le livret A bénéficie d'un taux facialement bas, mais très élevé depuis plusieurs années si on le compare aux produits comparables (produits issus du marché monétaire ou livrets bancaires). Il attire donc beaucoup d'épargne, au détriment des autres produits, parfois plus long terme (comme l'assurance-vie).
  • Le livret A est pour partie centralisé à la Caisse des dépôts (à 65 %). Toute nouvelle hausse de l'encours livret A prive l'établissement bancaire d'une partie de l'épargne de son client, tout en permettant à la Caisse des dépôts d'en récupérer pour ses propres missions.

Les enjeux des acteurs sont donc multiples :

  • pour l'État, il s'agit de :
    • conserver un rôle d'arbitre qui permette un consensus entre les enjeux des différents acteurs. Le souhait du président de la République de doubler le montant du plafond du livret A a partiellement rompu l'équilibre qui prévalait jusqu'à présent. Au grand dam de Bercy, de la Banque de France ou de la Caisse des dépôts, qui n'identifiaient pas les objectifs poursuivis par le Président.
    • ne pas se couper d'une partie de ses créanciers. En effet, une partie non négligeable[Combien ?] de la dette État est achetée par la Caisse des dépôts grâce à l'argent du livret A.
  • pour les banques, il s'agit de récupérer l'argent du livret A, lui permettant de rétablir sa compétitivité, malmenée par :
    • les accords de Bâle III, qui impose des règles prudentielles supplémentaires et nécessite une liquidité plus importante ;
    • des marges sur livret A qu'elles estiment insuffisantes (0,5 % de taux de commissionnement pour la collecte), au regard de ses activités habituelles plus rémunératrices et moins consommatrices de liquidité (SICAV, FCP, assurance-vie, etc.).
  • pour la Caisse des dépôts, gestionnaire des fonds du livret A, mandatée par l'État, il s'agit de :
    • s'assurer que les arbitrages gouvernementaux ne remettent pas en cause sa mission de financement ;
    • préserver le rôle qu'elle assure depuis près d'un siècle.
  • pour le monde HLM, s'assurer qu'il bénéficiera des ressources longues, bon marché et disponibles, pour son activité de construction, de réhabilitation, d’aménagement, de politique de la ville.
  • pour les collectivités, qui bénéficient depuis 2013 d'une enveloppe pluriannuelle de 20 Md€, de s'assurer que ces financements soient bien attribués à leur compte.
  • pour les épargnants, de bénéficier d'un taux net élevé, avec le plafond le plus élevé.

Sentant leurs enjeux menacés (le doublement du plafond a "aspiré" beaucoup de l'épargne des français : 15 Md€ sur le seul premier semestre 2013), plusieurs lobbys bancaires ont dénoncé le doublement du plafond du livret A et ont profité de cette fenêtre pour remettre en cause l'utilisation du livret A :

  • Philippe Crevel (Cercle des épargnants), estime que l'argent placé sur le livret A ne contribue ni à l'économie ni à la croissance et constitue un « gaspillage » alors qu'il y a « un manque criant de fonds propres dans les PME qui n'investissent pas assez pour se positionner sur les marchés premium ».
  • La Fédération bancaire française (FBF) critique l'utilisation des fonds gérés par la Caisse des dépôts. Selon elle, les fonds disponibles pour le financement de logements sociaux « ne sont pas complètement utilisés aujourd'hui » et le relèvement du plafond du livret A empêcherait les banques de renforcer leurs fonds propres avant l'entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire de Bâle III en 2013. La FBF estime qu'« il faudrait au moins revoir le taux de centralisation à la Caisse des dépôts pour permettre aux banques de conserver les moyens de prêter à leurs clients ».
  • L'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P), dans une note publiée en , estime que le livret A est « pénalisant » pour les banques françaises car il les prive de dépôts leur permettant de renforcer leurs ratios de solvabilité et de liquidité, comme imposé par la réglementation Bâle III. D'après S&P le livret A crée même « une distorsion de marché », d'autant plus que « le régulateur détermine le taux de rémunération du livret A en utilisant une formule qui, en général, positionne ce taux au-dessus de ceux du marché »,.

La réaction des acteurs aux enjeux opposés à ces lobbys bancaires repose essentiellement sur :

  • l'incapacité des banques à prouver l'utilisation des fonds dont elles disposent à leur bilan, y compris en termes de financement des entreprises, puisqu'elles sont accusées depuis 2009 de ne plus prêter aux PME,.
  • la critique de la remise en cause par les banques de Bâle III, initié en raison de la crise des subprimes dont la responsabilité échoit aux banques pour partie.

Au regard de cette situation, les banques, l'État et la Caisse des dépôts ont engagé des négociations qui ont abouti en à :

  • une mise à disposition des réseaux bancaires de 30 milliards d’euros de ressources centralisées au fonds d’épargne. Ces ressources permettront aux banques de prêter davantage pour le financement de l’économie, principalement au bénéfice des petites et moyennes entreprises. Les exigences de transparence en matière d’utilisation de ces ressources seront revues à cette occasion.
  • afin réduire le coût de la ressource du fonds d’épargne, au profit notamment du financement du logement social, les établissements bancaires baisseront leur taux de commission de 0,5 à 0,4 %.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Georges Constantin, Le Livret A : Une histoire de l'épargne populaire, Caisse des dépôts et consignations (ISBN 2-911144-05-8) et La Documentation française (ISBN 2-11-004209-5), Paris, 1999, 294 p.
  • Séverine de Coninck, Le Livret de Caisse d'épargne (1818-2008). Une passion française, Paris, 2012, Economica, 409 p. (ISBN 9782717864328)

Liens externes

  • Code monétaire et financier (partie législative, livre II, titre II, chapitre I, section 1)
  • Rapport de l'Observatoire de l'épargne réglementée publié par la Banque de France ; série statistique du taux du livret A sur le portail statistique de la Banque de France
  • La page web du Centre de documentation économie-finances (CEDEF) consacrée aux évolutions de la législation du livret A
  • Évolution de l'encours du livret A et des autres livrets d'épargne, sur fbf.fr
  • Étude de Finance & Stratégies concernant le coût de la banalisation du livret A
  • Livret A sur service-public.fr
  • Portail de l’économie
  • Portail de la finance

Livret A


Farfetch


Farfetch


Farfetch est un site de mode présent à l'international, qui propose des marques et créateurs du monde entier.

Le site est fondé en 2008 par l’entrepreneur portugais José Neves, et le siège social de la compagnie est basé à Londres, avec des bureaux dans plusieurs pays du monde. Farfetch fonctionne sur un système de commission avec ses boutiques partenaires, et génère 30 % des ventes de celles-ci via son site.

La compagnie gère des sites pour les marchés internationaux en diverses langues. En , Farfetch comptait 600 employés à l’international.

Histoire

Farfetch est fondé en 2008 par José NevesJosé Neves, un entrepreneur portugais qui travaille dans des start-ups mode depuis le milieu des années 1990, quand il a lancé la marque de chaussures Swear. En 2001, il a créé B Store, une compagnie de licences mode et vente en gros de créateurs avant-gardistes dans une boutique physique. Lors d’un voyage à Paris pour la Fashion Week en 2007, alors que José faisait de la vente en gros pour B Store, l’idée d’un réseau de boutiques virtuel s’est développé. Dans une interview de 2013 pour The Daily Telegraph, Neves détaille le moment où il a réalisé l’importance de donner une présence digitale aux boutiques de luxe indépendantes : « Des douzaines de propriétaires étaient venus nous voir et ce qu’ils disaient donnait à réfléchir. Les affaires n’allaient pas, ils ne pouvaient plus faire confiance aux habitudes locales mais n’avait pas non plus l’expérience pour se lancer dans le commerce en ligne. Leurs goûts étaient sans-faute mais ils étaient obligés de devenir de plus en plus classiques».

C’est pour cette raison que José Neves décide de créer le site Farfetch : pour permettre aux petites boutiques indépendantes de devenir des acteurs sur le marché tout en conservant leur boutiques physiques et leur identité visuelle propre. Un article de 2013 dans The Economist le résume de la façon suivante : « Farfetch met en avant les boutiques physiques pour permettre aux acheteurs de conserver leur identité tout en optimisant leur position sur le marché. »

Initialement, l'entreprise obtient 4,5 millions $ d’Advent Venture Partners en pour aider à développer sa présence dans les marchés brésilien, nord américain et européen. Par la suite, Farfetch récolte une deuxième levée d’investissement de 18 million $ d’Advent Venture Partners, Index Venture et eVenture Capital Partners.

En , un investissement de 20 millions $ de la maison d’édition internationale Condé Nast International est annoncé, suivi par une autre levée d’investissement en mai 2014, le montant culminant à 66 millions $ de plusieurs investisseurs dont Condé Nast International.

Un jalon important pour le business a été atteint en mars 2015 quand Farfetch a obtenu une autre levée d’investissement de 86 millions $ d’un groupe d’investisseurs mené par la société de logiciels DST Global. Les investisseurs précédents ont aussi  contribué à cette cinquième levée d’investissements (Series E), faisant culminer les investissements à plus de 195 millions $. Parmi les investisseurs se trouvaient Advent Ventures Partners, Condé Nast International, Index Venture, Novel TMT, eVentures et Vitruvian Partners. Par la suite, Farfetch a annoncé l'acquisition de l'iconique boutique Browns en mai 2015.

En mai 2015, Private Eyes remarque que Farfetch est devenu une Licorne.

En 2019, Farfetch rachète New Guards Group, holding italienne qui avait investi quelques années auparavant dans la marque Off-White.


Direction

La société est dirigée par José Neves, fondateur et directeur général. Il est épaulé par Andrew Rob, chef de l’exploitation, nommé en 2010 en raison de son expérience chez Bauer Media.

Au même moment, Susanne Tide-Frater est recrutée en tant que directrice stratégie de marque. Elle était précédemment directrice de création chez Harrods et Selfridges.

À la suite des investissements de Condé Nast en 2013, Stephanie Horton est nommée directrice marketing en juin 2013.

Activités

Farfetch livre dans plus de 170 pays depuis plus de 400 boutiques partenaires proposées sur le site. En , les ventes annuelles de marchandises via le site Farfetch dépassent 167 million £. La compagnie continue de grandir, et en 2013, elle proposait des produits de plus de 2000 marques internationales, générant 4.3 millions de visites par semaine. La dépense moyenne des clients Farfetch était de 680 $ par commande d’après un article du New York Times de mars 2013.

La compagnie divise ses marques de mode en deux catégories : les marques de luxe qui offrent des produits haut de gamme, et des marques dites lab. Celles-ci comprennent des marques émergentes et plus expérimentales. Un troisième département (contemporain) qui propose des pièces plus décontractées a été ajouté à la catégorie lab en septembre 2014 pour rendre le shopping et la navigation du site plus clairs pour le client.

Farfetch tire l’essentiel de ses revenues des marques de luxe telles que Valentino, Saint Laurent, Givenchy et Comme des Garçons, mais les marques émergentes et moins connues ont une importance pour Farfetch. Stephanie Horton, chef du marketing de FARFETCH explique que le positionnement de la marque est « un peu à gauche du centre » grâce à sa grande richesse de produits, ce qui d’après elle aide Farfetch à attirer une « grande variété de client(s). »

FARFETCH soutient les marques émergentes et alternatives en sponsorisant les « London Showroom » du British Fashion Council pour promouvoir et soutenir des créateurs britanniques à l’international. Farfetch a aussi soutenu 15 marques brésiliennes de leurs boutiques du Brésil dans le cadre d’un projet « Destination Brazil » pour aider des marques locales moins connues à attirer le public mondial. Farfetch continue de soutenir des créateurs émergents et des petites boutiques en recherchant toujours « de nouvelles boutiques avec des sélections intéressantes dans de nouvelles régions.»

En , Farfetch comptait 502 employés au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Portugal et au Brésil, avec un nouveau bureau à Tokyo. À la suite des investissements de Condé Nast en 2013, Farfetch lance une initiative pour améliorer l’image de marque dans de nouveaux territoires dont les États-Unis, l’Allemagne, l’Europe de l’Est, la Scandinavie et le Japon. Dans le cadre de cette initiative, des sites sont lancés pour la Russie et la Corée, ainsi qu’un site Chinois. Ceux-ci s’ajoutent aux sites anglais, français, allemands et espagnols pour les marchés européens, ainsi que les sites américains et brésiliens déjà opérationnels.

Farfetch dispose également d'une application mobile. Farfetch Discover a été lancée en octobre 2014, où se trouve notamment des « guides touristiques des villes telles que New York, Milan, Paris, Rome, Los Angeles et bien plus. » Selon un article daté de 2014 et paru dans le magazine Women's Wear Daily, l'app reflète les différentes fonctionnalités du site en connectant ses utilisateurs avec des produits issus de boutiques internationales et offre un contenu éditorial ciblé en fonction des différentes villes.

En , Farfetch est entré dans un partenariat stratégique avec Richemont et Alibaba. Alibaba et Richemont ont investi à parts égales 600 millions de dollars dans Farfetch et ont pris 25 % du capital de Farfetch China.

Notes et références

Lien externe

  • Site officiel
  • Portail d’Internet
  • Portail de la mode
Collection James Bond 007

Farfetch


Condé Nast Publications


Condé Nast Publications


Condé Nast est un groupe américain d'édition de magazines appartenant à Advance Magazine Publishers, et détenant des titres majeurs de la presse américaine ou mondiale tels que The New Yorker, Vogue, Vanity Fair, GQ ou encore Glamour.

Présentation

Condé Nast publie de nombreux titres et dispose de filiales dans quatorze pays. Parmi les titres publiés par Condé Nast, on peut citer Allure, Architectural Digest (en), Bon Appétit, Brides (magazine) (en), Condé Nast Traveler, Glamour, Gourmet, GQ, Lucky, Modern Bride, The New Yorker, Self, Teen Vogue, Vanity Fair, Vogue, The World of Interiors, W, et Wired.

Aujourd'hui la famille Newhouse est l'unique propriétaire de toutes les actions regroupées dans la société mère, Advance Magazine Publishers Inc.


Historique

C'est aux États-Unis, en 1908, que fut créée la première société du groupe Condé Nast par l'homme d'affaires new-yorkais Condé Montrose Nast (en) (1873-1942) mais ce n'est qu'en 1911, après le rachat de House & Garden que la société prend le nom de « The Condé Nast Publications Inc. ».

Au début des années 1920, l'éditeur choisit Edward Steichen pour devenir le photographe en chef des publications du groupe. Ce dernier travailla particulièrement pour Vanity Fair (dans sa version historique de 1913) et pour Vogue, magazines pour lesquels il réalise notamment de nombreux portraits de célébrités.

En 1959, Samuel I. Newhouse achète Condé Nast pour 5 millions de dollars en cadeau d'anniversaire à sa femme Mitzi qui aimait le magazine Vogue.

En 1962, Alexander Liberman, alors en poste à l'édition américaine de Vogue depuis le début de la Seconde Guerre mondiale, prend en charge la direction éditoriale de toutes les publications de Condé Nast, responsabilité qu'il tiendra durant 32 ans jusqu'à son départ à la retraite ; c'est lui qui débauchera Diana Vreeland puis les photographes Richard Avedon et Hiro tous trois du Harper's Bazaar.

Fin 2012, Condé Nast prend une participation de 20 millions de dollars dans le site américain Rent the Runway (en), opération réitérée début de l'année suivante pour le site britannique de prêt-à-porter de luxe Farfetch, avec la même somme.

En 2013, le groupe compte 137 publications dans le monde.

En 2014, Condé Nast installe ses bureaux principaux au nouveau World Trade Center, à New York. 25 étages de la tour no 1 sont dédiés à la rédaction des grands magazines américains du groupe.

En janvier 2018, Condé Nast publie des directives de conduite à l’intention des partenaires travaillant sur les shootings du groupe, à la suite des accusations de harcèlement sexuel survenues à Hollywood et dans l’industrie de la mode.

En novembre 2019, Condé Nast adhère à la Charte de l’industrie de la mode pour l’action climatique.

En France

Les Publications Condé Nast SA ont longtemps eu leurs bureaux rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris avant de déménager avenue Hoche avec plus de 250 employés.

Le groupe publie les éditions françaises de Glamour, un succès avec une diffusion entre 200 et 300 000 exemplaires, AD (décoration et architecture), GQ, Vogue Paris, Vanity Fair ainsi que le semestriel Vogue Hommes International. C'est également Condé Nast qui réalise Air France Madame pour la compagnie aérienne.

Il y réalise un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros en 2010 et en 2011, puis d'environ 88 millions l'année suivante. Deux ans plus tard, le chiffre d'affaires continue sa progression pour atteindre le seuil symbolique des 100 millions d'euros.


Vogue

Vogue apparaît sur le marché américain en 1892 ; il est racheté par Condé Montrose Nast (en) en 1909.

Une réussite internationale

La version cubaine Vogue Havana paraît de 1918 à 1923 et le Vogue Argentina voit le jour en 1924 ; il durera jusqu'en 1926.

Une éphémère édition pour l'Allemagne voit le jour de 1928 à 1929 ; elle reprendra en 1979. Entretemps, la version britannique, le British Vogue est lancée en 1916, la française, qui ne s'appellera Vogue Paris qu'en 1968, quatre ans plus tard. Entretemps, une version espagnole, un échec, est apparue, elle sera de nouveau disponible au début des années 1980.

La Nouvelle-Zélande voit son édition apparaitre en 1957, elle durera onze ans, puis l'Australie en août 1959. Il faudra attendre 1964 pour découvrir le premier numéro de Vogue Italia, dirigé longtemps par l'iconoclaste Anna Piaggi puis l'influente Franca Sozzani. Ce sera le Brésil en 1975.

Les versions internationales s'enchaînent : Corée du Sud en 1996, Russie deux ans après, qui a de nos jours Victoria Davydova à sa tête, Japon en 1999 tenue de nos jours par Mitsuko Watanabe et la collaboration de Anna Dello Russo, Mexique et Amérique latine en 2002.

Vogue China paraît en 2005. En Inde, Vogue India (en) est publié pour la première fois en septembre 2007, suivi de la Turquie en 2010.

Étant donné le succès du magazine Glamour publié par Condé Nast aux Pays-Bas, le groupe décide d'y publier une nouvelle édition de Vogue. L'édition Vogue Nederland débute en avril 2012 et a pour rédactrice en chef Karin Swerink. Cette publication est la 19e édition de Vogue dans le monde.

La version thaïlandaise est, depuis 2013, la seule édition des années 2010 tenue par un homme, Kullawit Laosuksri, ancien rédacteur en chef du magazine Elle dans ce pays. Le Vogue Thaïlande est suivi d'un Vogue Ukraine, 21e édition internationale avec Masha Tsukanova comme rédactrice en chef. Il existe aussi des éditions de Vogue au Portugal, en Grèce (le Vogue Hellas, arrêté fin 2012) ou à Taïwan.

Déclinaisons masculines

Le concept de Vogue a également été décliné en publication masculine. En Italie, L'Uomo Vogue existe depuis 1967.

En France, un mensuel Vogue Hommes a existé entre 1973 et 1996. Le semestriel Vogue Hommes International est publié depuis 1985.

En Amérique du Sud sont publiés Vogue Homem au Brésil et Vogue Hombre (semestriel) au Mexique. En 2005, Condé Nast Publications a lancé aux États-Unis la version masculine, Men's Vogue (en), et l'a arrêtée en 2008.

En Asie des éditions masculines sont apparus successivement en Chine (Men's Vogue), Inde (Vogue Man) et au Japon (Vogue Hommes Japan) au cours de l'année 2008.

Photographes

(Liste alphabétique non exhaustive.)

Collection James Bond 007

Notes et références

Annexes

Article connexe

  • Condé Nast Building
  • Vestiaire Collective

Bibliographie

  • Nathalie Herschdorfer et Sylvie Lécallier (trad. de l'anglais, préf. Todd Brandow), Papier glacé : un siècle de photographie de mode chez Condé Nast [« Coming into fashion »], Paris, Thames & Hudson, , 296 p. (ISBN 978-2-87811-393-8, présentation en ligne). 

Liens externes

  • (en) Historique de Condé Nast international sur le site officiel
  • (en) Portail des publications Condé Nast
  • Condé Nast, revues et corrigé, septembre 2013, liberation.fr
  • Portail des entreprises
  • Portail de la presse écrite

Condé Nast Publications


Off-White


Off-White


Off-White (stylisé en Off-White™ ou OFF-WHITE c/o VIRGIL ABLOH™) est une marque italienne de vêtements et d'accessoires de mode. Fondée par l'Américain Virgil Abloh fin 2013 à Milan,,, elle s'inscrit dans la vague streetwear haut de gamme à l'instar de Vetements ou Balenciaga,. La marque est présente internationalement et dispose de 24 magasins à travers le monde, ainsi que de stands de revente à Barneys, Selfridges, Harrods et Le Bon Marché.

Les vêtements de la marque sont fortement reconnaissables avec l'utilisation des guillemets, des rayures diagonales ou encore des mentions faisant référence à la fonction du produit sur le produit lui-même. Le label a gagné en influence grâce à, par exemple, de nombreux partenariats avec de grosses marques au rayonnement internationales comme Nike, Levi's, IKEA ou encore Évian.

Histoire

La marque est créée en 2013, après qu'il a mis fin au label Pyrex Vision, qu'il avait créé un an plus tôt.

La société a été fondée pour la première fois sous le nom de "PYREX VISION" par l'homme d'affaires et styliste Virgil Abloh dans la ville italienne de Milan en 2012. Un an plus tard, Virgil Abloh rebaptise le label Pyrex Vision en Off-White , qui veut dire "blanc cassé" en anglais, et qui signifie que le monde n'est ni noir ni blanc mais nuancé.

Il présente de plus en plus fréquemment des collections lors des défilés de la Fashion Week. Les produits Off-white sont vendus dans des magasins de détail à Hong Kong, Tokyo, Milan, Londres et New York .

Ses vêtements ont depuis été portés par nombre de célébrités comme Rihanna, Travis Scott, Beyoncé, Drake, Jay-Z, Kylie Jenner, ou encore Kanye West.

En , José Neves, propriétaire de Farfetch, a acheté New Guards Group, l'organisation mère d'Off-White pour 675 millions de dollars.

En juillet 2021, la marque Off-White est rachetée par LVMH, rejoignant ainsi le groupe de luxe français de Bernard Arnaud (Louis Vuitton, Dior, Fendy, Givenchy etc.). M. Abloh reste actionnaire à hauteur de 40 %. Le créateur américain était et restera également directeur artistique des collections hommes pour Louis Vuitton.


Collaborations

Off-White a également fait beaucoup de collaborations, notamment avec Nike, Levi's, Jimmy Choo, IKEA, Browns, Warby Parker, SSENSE, Sunglass Hut, Champion, Converse, Umbro, Rimowa, Timberland, ou les frères Bouroullec pour la collection printemps-été 2020.

Références

Liens externes

  • Site officiel
  • Portail des entreprises
  • Portail de la mode

Collection James Bond 007


Off-White


StockX


StockX


StockX est un marché en ligne et un revendeur de vêtements streetwear, principalement des baskets/sneakers. Depuis novembre 2020, il s’est également ouvert aux produits électroniques comme les consoles de jeux, les smartphones ou encore le matériel informatique. L'entreprise américaine est un intermédiaire en ligne mettant en relation vendeurs et acheteurs offrant une garantie d’authenticité et une cotation actualisée pour des modèles toujours neufs. L'entreprise, basée à Détroit, est fondée par Dan Gilbert, Josh Luber (en) et Greg Schwartz en 2016. StockX compte plus de 1 000 employés, au centre-ville de Detroit, un bureau international à Londres et des installations d'authentification dans le quartier de Corktown (en) à Detroit, Moonachie, Tempe ou Eindhoven.

Histoire

Dans les années 2010, Josh Luber, diplômé de l'Université Emory devient collectionneur de modèle rares de chaussures de sport et employé d'IBM. Il l'idée de créer « Campless » en 2012, un site internet/base de données qui donnerait le prix des basket sur le marché de la revente de eBay, en temps réel ; celui-ci devient une référence. Josh Lusher contacte Nike, Adidas, Foot Locker ou Complex Media (en), mais rien n’aboutit. Finalement, l'investisseur Dan Gilbert l'appelle ; à la suite du rachat du site par Dan Gilbert et Greg Schwartz, Josh Luber transforme Campless pour fonder StockX en 2016, avec Scott Culter par la suite. D'autres soutiens ou investisseurs les rejoignent, tels Eminem, Mark Wahlberg ou Marc Benioff par exemple ; en parallèle des levées de fonds ont lieu,.

La lutte envers la contrefaçon étant le point clef de l'entreprise, StockX dispose de cinq centres d’authentification fin 2019 en Europe ou aux États-Unis, où transitent les achats réalisés en ligne ; StockX prend alors une commission sur la transaction, environ un dixième du tarif.

Le site internet compte divers concurrents sur le marché de la basket et du streetwear, tels Goat Group, Stadium Goods (appartenant à Farfetch), Bump ou Flight Club filiale de Goat Group. StockX sert aussi d'intermédiaire pour des ventes de sacs à main, montres et vêtements streetwear.


Modèle économique

Les tarifs sont fixés par les vendeurs puis les acheteurs informent du tarif qu'ils sont prêts à mettre pour acquérir la paire ; cela va donner un prix moyen évolutif, reflet de la cote du modèle. Certains modèles atteignent des prix de plus de 10 000 dollars avec un record à 50 000 dollars.

StockX collabore aussi avec Adidas, le joaillier Ben Baller ou d'autres pour la création de paires exclusives commercialisées sur le site internet, ; Nike refuse, ne s'intéressant pas aux revendeurs.

L'entreprise est valorisée de façon estimative à un milliard de dollars à 2019, sur un marché en expansion et environ trois ans après son lancement,, pour des échanges d'une valeur d'un milliard de dollars également, dont les baskets occupent les trois quarts des ventes.

Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

  • C. Bé., « La spéculation prend ses aises dans les baskets », L'Express, no 3569,‎ , p. 92 à 93 (ISSN 0014-5270). 
  • Portail du commerce
  • Portail de la mode
  • Portail de Détroit
Collection James Bond 007

StockX


Virgil Abloh


Virgil Abloh


Virgil Abloh est un créateur américain pluridisciplinaire aux intérêts multiples. Architecte de formation, il est styliste, directeur artistique pour homme chez Louis Vuitton, fondateur de la marque Off-White basée à Milan, ayant l'habitude de mélanger luxe et streetwear. Il est également designer, DJ et durant un temps bras droit de Kanye West. 

Biographie

Les parents de Virgil Abloh sont originaires du Ghana. Il naît et grandi à Rockford dans l'Illinois. Il obtient sa Maîtrise d'architecture à l'Illinois Institute of Technology et son diplôme de licence en Génie Civil à l'université du Wisconsin à Madison.


Carrière

Il lance un concept store en 2009 à Chicago, « RSVP Gallery », mélange de boutique et de galerie exposant du design et de l'art. En 2011, Virgil Abloh est le directeur artistique de l'album Watch the Throne, de Jay-Z / Kanye West, pour lequel il est nommé pour le Grammy Award de la meilleure pochette d'album. Virgil Abloh fonde le label streetwear Pyrex Vision à Chicago en , avant de l'arrêter après seulement une année. Il travaille également avec d'autres DJ pour produire des pièces pour la marque de streetwear Been Trill. En parallèle, il mène sa propre carrière de DJ.

En 2013 il lance sa marque de mode basée à Milan, Off-White, une extension de son premier projet Pyrex Vision, qui propose des collections de vêtements pour hommes et femmes,, inspirée de la rue et de la contre-culture. La holding New Guards Group avec ses trois investisseurs italiens le soutiennent financièrement,.

Le lancement de sa marque est sujet à de nombreuses controverses puisqu'il a été accusé de plagiat : pour ses premiers modèles, le créateur rachète un stock de chemises rugby de Ralph Lauren et des sweat-shirt de la marque Champion et les customise avec des logos de sa marque, ce qui a suscité de vives réactions.

Voilà plus d'une décennie que Virgil Abloh est suivi par Michael Burke, ; ce dernier nomme alors le créateur américain à la tête de la ligne pour homme de Louis Vuitton en 2018. La présence d'une personnalité noire chez LVMH reste significative ; « c'est une victoire politique » souligne Loïc Prigent. Virgil Abloh est, d'après les analystes, surtout là pour éviter « l'embourgeoisement » de la marque et « casser les codes » afin de capter une clientèle plus jeune de milléniaux. Il présente sa première collection le dans les jardins du Palais-Royal. Cette même année, il s'associe avec Takashi Murakami pour concevoir une collection exposée à la galerie Gagosian de Californie. Ses diverses activités font qu'il est surnommé parfois par la presse comme l'« empereur du cool ». En quelques mois, les résultats de Louis Vuitton atteignent une « performance exceptionnelle » souligne Bernard Arnault, avec le duo Virgil Abloh pour l'homme et Nicolas Ghesquière pour la femme.

En 2019 toujours, il fait l'objet d'une rétrospective au Musée d'art contemporain de Chicago regroupant plusieurs de ses créations dans des domaines aussi divers que la mode, la musique, le design ou encore l'art. Intitulée « Figures of Speech », l'exposition englobe aussi un pop up store exclusif de son label Off-White. Par la suite, l'exposition est déplacée au High Museum of Art, à Atlanta.

Restant dans la démarcation par rapport à ses semblables, il ouvre en une librairie dans le 1er arrondissement de Paris distribuant gratuitement des magazines et des livres rédigés par des collaborateurs ou des « amis » de la marque Louis Vuitton (dont il est le directeur artistique Homme). Cette année là, il est parmi les personnalités les plus influentes du monde selon Time et sa marque Off-White est reconnue comme « la plus populaire du monde » devant Gucci ou Balenciaga. Avec cinq millions d'abonnés Instagram fin 2019, il reste un inluenceur important. Mais en septembre, il frôle le burn-out et, voyageant moins, travaille chez lui à Chicago.

Au tout début de l'année suivante, continuant à « brouiller les frontières », il expose « Efflorescence » à la galerie kreo, une vingtaine de créations en béton pour la maison, ainsi que des miroirs perforés, rappelant sa formation d'architecte,. Didier Krzentowski, fondateur de la galerie, précise : « c'est comme si la rue entrait dans les maisons ». La galerie kreo a en commun d'être le galeriste de Virgil Abloh et le duo Bouroullec : ils réalisent tout trois la collection prêt-à-porter printemps-été 2020 de Off-White.

Inspirations

Mode

Les créations de Virgil Abloh mélangent plusieurs styles : ses lignes de vêtements sont luxueuses et défilent lors des Fashion Week mais elles sont également inspirées du street style. Les années 1990 sont source d'inspiration pour Virgil Abloh, des graffitis au skate, en passant par la musique de ces années-là, ses créations sont appréciées des célébrités et lui ont valu une nomination pour le prix LVMH, qui récompense les Jeunes Créateurs de Mode.

En , il commence une collaboration avec l'artiste conceptuelle Jenny Holzer, aboutissant à une exposition au Palais Pitti à Florence. « C'est la plus importante exposition de ma carrière ! » déclare Virgil Abloh pendant la présentation au public en .

Pour le défilé de la Fashion Week de Paris de 2017 (), de nombreux critiques ont salué ses créations, qui mettaient à l'honneur le style de Lady Diana. Afin de célébrer le vingtième anniversaire de la mort de la princesse, quelques stylistes décident de lui rendre hommage lors de cette « semaine de la mode » et les lignes créées par Virgil Abloh sont saluées. Il est inspiré par la façon dont Diana Spencer jouait avec son image. « C'était une femme forte qui, malgré son statut, possédait un style bien à elle qui se révélait dans ses vêtements » ainsi que le fait que son style allait à l'encontre de celui qu'elle devait porter selon les critères de la famille royale. L'audace de Diana et l'influence des années 1980-1990 sont ainsi de véritables inspirations pour cette ligne de vêtements présentée à Paris.

Collaborations

Le créateur multiplie les collaborations avec des marques tierces telles Rimowa avec une valise entièrement transparente, Evian, Nike, Vitra, Ikea, Moncler ou Converse.

Baccarat

Virgil Abloh dessine une collection de luminaires pour Baccarat, destinée à être exposée à l'Art Basel en .

Vitra

Virgil Abloh conçoit une collection pour le fabricant suisse de mobilier Vitra. Celle-ci est exposée durant l'été 2019 à Bâle au « Campus Vitra ».

Ikea

Virgil Abloh a signé une collaboration avec l'enseigne suédoise Ikea en 2019. Cette collection capsule (chaise, étagère, tapis), destinée aux jeunes de la génération Y, est conçue pour les petits espaces et est nommée Markerad. Celle-ci rencontre un tel succès que des bagarres éclatent à l'entrée des magasins de la marque suédoise et tout est vendu en un jour.

Nike

La collection capsule Off White x Nike The Ten célèbre les modèles iconiques de la marque, que le créateur a revisités. La collection se divise en deux thèmes : « REVEALING » où les modèles retravaillés sont les Air Jordan 1, Nike Air Max 90, Nike Air Presto, Nike Air VaporMax et Nike Blazer Mid, et « GHOSTING » où cette fois la touche apportée par le créateur est portée sur les modèles de baskets Converse Chuck Taylor, Nike Zoom Fly SP, Nike Air Force 1 Low, Nike React Hyperdunk 2017 ainsi que Nike Air Max 97. Virgil Abloh a déclaré vouloir « souligner la perfection de la fabrication et du système de création de Nike » à travers cette collaboration.

Il a également conçu une paire de Off White x Nike Mercurial Vapor pour Kylian Mbappé à l'occasion de la finale de la coupe de la ligue 2018.

Evian

Le Evian désigne Virgil Abloh comme conseiller créatif de la marque, il présente deux designs de bouteilles qui sont disponibles depuis et produites par Soma (en).

Vlone

Virgil Abloh réalise une collaboration avec la marque d’Asap Bari, Vlone ; ils créent un pantalon et 3 hauts dont un en collaboration avec la boutique colette, les pièces de la collaboration seront commercialisés à Miami lors de l’Art Basel de 2016, lors d’un pop up store Vlone à Los Angeles, et dans la boutique parisienne colette le .

Levi’s

La collection capsule réalisée avec la ligne Levi's Made & Crafted est composée de onze pièces phares, iconiques de la marque, allant du 501, à la veste en jean intemporelle.

Guns N'Roses

Le créateur de mode a également participé à une collaboration avec le groupe de hard-rock Guns N'Roses pour fêter les 30 ans de leur premier album, Appetite for Destruction. La collection, Guns N’Roses was here (« Guns N’Roses était là »), est menée par Virgil Abloh ainsi que de nombreux autres labels, tels que Palm Angels ou encore Kelly Cole.

Le Louvre

En , Virgil Abloh créé une collection éphémère de sweat-shirts et tee-shirts, vendus plusieurs centaines d'euros, dans le cadre de l'exposition Léonard de Vinci au musée du Louvre.

Polémique

Virgil Abloh est régulièrement accusé de plagier des artistes plasticiens ou d'autres créateurs de mode.

Depuis 2014, le compte instagram Diet Prada spécialisé dans la « vérification des faits » et comptant plus d'un million d'abonnés, créé par Tony Liu et Lindsey Schuyler, dénonce régulièrement ses plagiats.

En 2016, Virgil Abloh est accusé d'avoir copié une œuvre du designer graphique italien AG Fronzoni intitulée Fontana Galleria la Polena Genova 1-28 Ottobre 1966, pour réaliser un tee-shirt présenté dans sa collection automne / hiver 2016 de vêtements pour homme.

En 2018, il est accusé de plagier l'œuvre Painting / Sculpture (1967) du collectif d'art conceptuel Art & Language,, pour sa collection Markerad réalisée pour Ikea en 2019 et pour sa marque Off-White.

Collection James Bond 007

Articles connexes

  • A bathing Ape
  • Billionaire Boys Club

Notes

Références

Sources

  • Anne-Marie Rocco, « Portrait : Virgil Abloh. Omniprésent », Challenges, no 637,‎ , p. 48 à 51 (ISSN 0751-4417, lire en ligne, consulté le ). 
  • Karine Porret, « Le design sur toute la ligne », L'Express,‎ , p. 86 (ISSN 0014-5270). 
  • Portail de la musique
  • Portail de la mode
  • Portail du design

Virgil Abloh


Eurazeo


Eurazeo


Eurazeo est une société d'investissement française créée en avril 2001 de la fusion entre Azeo et Eurafrance. L'entreprise gère 26 milliards d'euros d'actifs investis dans un portefeuille de plus 430 entreprises.

Historique

Création

Gaz et Eaux (renommée Azeo en 1999) est une société fondée en 1881, dont l'activité est la distribution d’eau et de gaz dans l’ouest et le nord de la France. Le gaz étant nationalisé en 1945, elle a conservé jusqu’en 1976 son activité eau pour passer progressivement de société de portefeuille à la fin des années 1970 à pure société d’investissement dans les années 1990.

Eurazeo, est issue de la fusion d'Eurafrance, créée en 1969 et d'Azeo, alors toutes deux des holdings du groupe Lazard, une opération qui oblige notamment Eurafrance à céder ses actions dans Generali et Mediobanca et Danone.

2001-2008

En 2003, Eurazeo acquiert Groupe Fraikin, puis en avril elle rachète 23% d’Eutelsat à France Telecom. Puis Eurazeo rachète Buffalo Grill sur la base de 20 euros par action,. Avec le fond Carlyle, elle investit dans Terreal.

En 2004, Eurazeo se rapproche de Rue Impériale et la rachète. Le groupe Fraikin est titrisée pour rembourser la dette de l’achat. Eurazeo devient le 1er actionnaire d’Eutelsat, opérateur européen historique pour les satellites de communication par achat de 10 % supplémentaires. Puis Eurazeo achète 73.5 % de Rexel, propriété de PPR (Pinault-Printemps-Redoute).

En 2005, Eurazeo acquiert les Ateliers de Construction du Nord de la France (ANF). Elle prend le contrôle total de Rexel avec le retrait obligatoire de la cote.

Eurazeo acquiert une première tranche du groupe Accor, puis de B&B Hotels. Plus tard dans l’année, Eurazeo vend Terreal puis IRR Capital (Capital International Real Returns) - société d’investissement achetée en 1997 - et BBS Capital acquise en 1998.

Suivent les acquisitions d’Europcar en 2006, d’Apcoa, un gestionnaire de parkings, en 2007, et beaucoup plus tard, en 2016, de Grape Hospitality, gestionnaire de 87 hôtels, dans 8 pays européens. En 2006, Eurazeo commence également à investir dans des sociétés européennes, au travers des acquisitions de Banca Leonardo, puis de Moncler, et Sirti en Italie, et de Desigual en Espagne.[réf. nécessaire]

En 2006, Enrazeo acquiert 20 % de Banca Leonardo, une banque italienne destinée au marché italien du private equity et crée Euraleo, une coentreprise 50/50. Eurazeo Co-Investment Partners est fondé et le groupe Fraikin est cédé à CVC Capital Partners.

En 2007, Enrazeo cède Eutelsat et acquiert APCOA d’une partie de Sirti puis Elis, et se renforce dans Air liquide. Eurazeo acquiert une partie d’Intercos et de Station Casinos avec Colony Capital.

2008 - 2016

En 2008, le pacte qui protégeait le capital d'Eurazeo depuis sa création grâce à l'appui de Crédit Agricole et Lazard prend fin, obligeant Eurazeo à céder sa participation dans Lazard et la rendant vulnérable à des OPA, sa valeur économique étant supérieure à son cours de Bourse,.

En 2008, Eurazeo annonce son retrait de Veolia.

En 2009, Eurazeo vend des titres Danone par émission d’obligations échangeables en actions. En 2010, Eurazeo acquiert Fonroche Énergie et cède B&B Hotels au fonds Carlyle. Par acquisition de OFI Private Equity Capital, Eurazeo crée le pôle d’activité “Eurazeo PME” qui reprend les sociétés initialement contrôlées par OFI Private Equity Capital. Conjointement avec Bridgepoint, Eurazeo achète Foncia. Eurazeo cède la totalité des actions détenues dans IPSOS (via la holding LT Participations) puis achat de 3S photonics, et de Moncler.

Entre 2012 et 2014, Eurazeo vend par partie Rexel. En 2013, Eurazeo cède la totalité de sa participation dans Edenred puis acquiert IES et Péters Surgical. Elis achète Atmosfera. En 2014, Eurazeo acquiert l'éditeur de jeux de société Asmodee et investit 285 millions d’euros dans l'entreprise de prêt-à-porter Desigual.

En 2015, Elis et Europcar sont introduits en Bourse. Eurazeo vend une partie d’Accor et de Moncler et se tourne vers la chimie avec l’achat d’InVivo Nutrition et Santé Animale (Invivo NSA). Elle acquiert une partie d’IM Square et CIFA Fashion Business Center, Prêt d'Union, rebaptisé aujourd’hui Younited Credit, Fintrax et elle poursuit son intérêt pour l’habillement avec l’achat de Vestiaire Collective et la French Tech PeopleDoc.

En 2016, Eurazeo acquiert Grape Hospitality et ses 85 hôtels en France et en Europe. ainsi que deux écoles de gestion hôtelière suisses, Glion(Glion Institute of Higher Education) & Les Roches (Les Roches International School of Hotel Management). En mars, Eurazeo investit 134 millions d’euros dans Les Petits Chaperons Rouges, opérateur de crèches privées en France, puis 160 millions d’euros dans Novacap, acteur de l’industrie pharmaceutique et de la chimie. Eurazeo vend un tiers environ de sa participation dans Elis. En mai, elle achète Farfetch et en juillet, elle vend Foncia. A la fin de l’année, Eurazeo crée, avec des investisseurs privés, le holding CPK qui crée Carambar & Co, rassemblant 14 marques européennes de chocolat et de confiserie. Parmi elles, on trouve : Carambar, Kréma, le chocolat Poulain, La Pie qui Chante et Terry’s, ainsi que les licences de Malabar et des rochers Suchard.

2017-

Le 29 novembre 2017, Eurazeo investit près de 100 millions d’euros dans Rhône Group, société d’investissement américaine et britannique, contre 30 % du capital de cette société. Un mois plus tard, le 29 décembre 2017, Eurazeo annonce l’acquisition de 70 % d’Idinvest Partners, ce qui double le montant de ses actifs sous gestion : de 8 milliards d’euros d’actifs sous gestion, Eurazeo passe à 16 milliards.

Ces deux grandes acquisitions coïncident avec la nomination de Virginie Morgon comme drigeante de la société, le 19 mars 2018. Eurazeo était depuis quinze ans dirigé par Patrick Sayer.

En 2017, Eurazeo achète Dominion Web Solutions, un fournisseur de solutions logicielles pour les secteurs des véhicules commerciaux et de loisirs. Puis Eurazeo acquiert IberChem, un producteur espagnol de parfums et d’arôme dans les marchés émergents. La famille Decaux entre à 15,4 % dans le capital d’Eurazeo. Dans ce prolongement, une prise de participation majoritaire dans Nest Fragances (leader de la parfumerie fine et d’intérieur) est annoncée en novembre 2017. Parallèlement, la filiale d'Eurazeo, Novacap, achète Chemoxy International Ltd (Royaume-Uni) puis PCAS (Produits chimiques et auxiliaires de synthèse), deux groupes de chimie. Fin décembre 2017, Eurazeo est en discussion pour reprendre Idinvest à 70 %.

En 2018, Eurazeo acquiert le Groupe C2S, ainsi que 70 % d’Idinvest Partners, et l’ensemble immobilier Highlight. Au cours du second semestre, Eurazeo investit dans Vitaprotech, Pat McGrath Labs et Albingia. La même année, Eurazeo annonce la cession de la totalité de sa participation dans Accor, Neovia, Odealim, PeopleDoc, Asmodee et Desigual.

Le 10 janvier 2019, le groupe annonce l'achat d'un immeuble de bureaux de 11 000 mètres carrés à Londres, Euston House, dans le quartier de Camden, pour un montant de 105 millions d'euros. L'immeuble fera l'objet de travaux de rénovation et représentera un investissement en fonds propres de 40 millions d'euros. Il est d'ores et déjà loué jusqu'en 2022.

Début août 2019, Eurazeo annonce le rachat pour 250 millions d'euros de l'Américain Elemica, société spécialisée dans l'automatisation des procédures industrielles,,.

En Octobre 2019, Eurazeo investit 60 millions d’euros dans Herschel Supply Co. (« Herschel »), marque de bagagerie et d’accessoires, basée à Vancouver, au Canada.

En février 2020, Eurazeo Patrimoine annonce la cession intégrale du CIFA à un fonds géré par Mata Capital.

En 2020, la pandémie de covid-19 touche des entreprises en partie détenues par Eurazeo qui doivent s'en remettre à un prêt garanti par l'État français, ce qui en contrepartie interdit à Eurazeo de verser des dividendes à ses actionnaires, alors que le groupe avait initialement prévu d'augmenter ces dividendes.

Fin juillet 2020, Eurazeo annonce une perte de 390 millions d'euros au premier semestre,.

Mi-novembre 2020, Eurazeo annonce que la deuxième vague de Covid-19 aura un impact "limité" sur son portefeuille en comparaison de la première qui a eu lieu au printemps 2020. Le groupe devrait toutefois accélérer ses cessions d'actifs en 2021 et 2022 en raison de la dégradation de certaines activités, particulièrement dans les loisirs et les voyages.

Le 8 février 2021 , Eurazeo annonce son désir de vendre Seqens (anciennement Novacap), pour 2 milliards d'euros. Seqens est propriétaire de 24 sites de production dont PCAS, Chemoxy International Ltd, PCI Synthesis, Uetikon GMBH et Novacyl, leader mondial de l’aspirine, de l’acide salicylique et de ses dérivés. En juillet 2021, Eurazeo effectue une levée de 1,6 milliards d'euros. Le 31 aout, les négociations exclusives avec SK Capital pour cette opération sont annoncées.

En septembre 2021, Eurazeo annonce l'acquisition d'un ensemble logistique et industriel multilocataires à Londres pour un montant de 27 millions d'euros. Toujours en setembre 2021, Eurazeo prend le contrôle du fonds de capital risque spécialisé dans la santé Kurma Partners.


Activité

Le groupe Eurazeo a réorganisé son activité en 5 pôles et 3 activités d’investissement (issues de l’intégration des activités d’Idinvest),.

  • Eurazeo Capital : Le pôle qui investit dans les entreprises valorisées à plus de 150/200 millions d’euros.
  • Eurazeo PME : Le pôle d’investissement pour les petites et moyennes entreprises, dont la valorisation est inférieure à 150/200 millions d’euros.
  • Eurazeo Growth : Le pôle consacré à l’investissement pour la transformation des entreprises (croissance, internationalisation, etc.). Eurazeo Growth est issu de la fusion entre Idinvest Growth et Eurazeo Croissance.
  • Eurazeo Patrimoine : Rassemble les entreprises qui investissent soit directement dans l’immobilier, soit dans des sociétés qui gèrent des actifs immobiliers.
  • Eurazeo Brands: Cinquième pôle d’investissement, créé en mai 2017 pour les entreprises à marque forte et à potentiel de développement international dans certains secteurs spécifiques comme l’alimentation, la beauté…
  • Activité venture d’Idinvest : Activité de financement de start-ups (levées de fonds puis accompagnement de la croissance).
  • Activité dette privée d’Idinvest : Transmission d’entreprise, recomposition du capital, retrait de cote ou financement du développement.
  • Activité gestion de fonds Idinvest : Gestion de portefeuilles sur le marché européen pour des investisseurs institutionnels.

Eurazeo dispose de cinq bureaux européens à Paris, Londres, Luxembourg, Francfort et Madrid ; de deux bureaux américains, à Sao Paulo depuis 2015 et New York depuis 2016 ; et enfin de deux bureaux en Asie (en Chine, à Shanghai depuis 2012, et en Corée du Sud depuis 2019, à Séoul).

Principaux actionnaires

Au 26 mars 2020.

Direction

Composition du directoire

Le directoire est composé de :

  • Virginie Morgon,,,, Présidente du Directoire
  • Philippe Audouin,, Directeur Général Finances, membre du Directoire
  • Nicolas Huet, secrétaire général, membre du Directoire
  • Olivier Millet, Président du Directoire d'Eurazeo PME

Composition du conseil de surveillance

Le conseil de surveillance d’Eurazeo se compose de 12 membres, dont 7 membres indépendants et 1 censeur.

  • Michel David-Weill, président du conseil de surveillance, président du comité financier
  • Jean-Charles Decaux, vice-président du Conseil de Surveillance
  • Olivier Merveilleux du Vignaux, vice-président du Conseil de Surveillance
  • Bruno Roger, président d'honneur du Conseil de Surveillance
  • Anne Dias, président du comité d'Audit
  • Roland du Luart, président du comité des Rémunérations et de Sélection
  • Anne Lalou, présidente du comité RSE
  • Victoire de Margerie
  • Françoise Mercadal-Delasalles
  • Amélie Oudéa-Castera, membre indépendant
  • Stéphane Pallez, membre indépendant
  • Georges Pauget, président du Comité des Rémunérations et de Sélection
  • Société JCDecaux Holding SAS représentée par Emmanuel Russel
  • Patrick Sayer, membre du conseil de surveillance
  • Christophe Aubut, membre représentant les salariés
  • Vivianne Akriche, membre représentant les salariés
  • Jean-Pierre Richardson, censeur
  • Robert Agostinelli, censeur

Identité visuelle

Collection James Bond 007

Notes et références

Lien externe

  • Site officiel
  • Portail des entreprises
  • Portail de la finance
  • Portail de Paris

Eurazeo


Liste de startups licornes


Liste de startups licornes


La liste ci-dessous répertorie les start-ups qualifiées de licornes (startups avec une valorisation d'1 milliard de dollars ou plus).

Des listes de startup licornes sont publiées par The Wall Street Journal, Fortune, CNNMoney/CB Insights,, et TechCrunch.

Histoire


Liste de licornes

Top 20 2018-2019

Liste de 160 licornes

Anciennes licornes

Ces entreprises étaient autrefois des licornes, mais sont sorties de la liste en raison d'une introduction en bourse, d'une acquisition ou d'une cotation directe.

Références

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « List of unicorn startup companies » (voir la liste des auteurs).
  • Portail de la finance
  • Portail des entreprises
  • Portail de l’économie

Collection James Bond 007


Liste de startups licornes


Claude Montana


Claude Montana


Claude Montana est un styliste et couturier français né le à Paris. S'il commence sa carrière dans les années 1960, il est issu de la « génération Palace » des années 1980 et se fait connaitre ces années-là ; il est durant cette époque une figure centrale de la mode, resté célèbre pour ses collections de prêt-à-porter aux formes architecturées et imposantes aux épaules surdimensionnées, tailles de guêpe : les silhouettes agressives de ses créations à tendances fétichistes. Il obtient une reconnaissance particulière du milieu de la mode lors de son passage chez la maison Lanvin dans les années 1990. Quelques années plus tard, en proie à un déficit important, il cède définitivement sa marque.

Biographie

Après une enfance passée dans un univers ouvert sur l'art, malgré un père autoritaire, Claude Montana, bac en poche obtenu au lycée Condorcet à Paris, part pour Londres en 1967. Là, il crée des bijoux en papier mâché. Il est remarqué par le magazine Vogue. De retour à Paris à la fin des années 1960, il vend des dessins à différents magazines de mode.

Il débute comme assistant du styliste John Voigt chez Mac Douglas, marque spécialisée sur le travail du cuir où il apprend la coupe et le travail de création. Son savoir-faire et le travail du cuir resteront des signes distinctifs de son identité visuelle.

Après avoir travaillé dans différentes maisons de prêt-à-porter, il organise son premier défilé en 1975 avec Danielle Luquet de Saint Germain, transfuge de Saint Laurent. Remarqué par les rédactrices de mode, ses modèles font les couvertures des magazines Elle, Vogue, Marie-Claire… Son succès devient vite international.

Il crée sa propre marque en 1979, assisté de sa sœur Jacqueline. Il devient par son style une des figures de la mode des années 1980, et fait partie des personnalités habituées du Palace. Ses défilés théâtraux sont des événements, qualifiés de « grands shows » par Lacroix.

En 1990, après avoir refusé la proposition de Dior, il rejoint la maison Lanvin,, pour laquelle il obtient deux Dés d'or pour les collections automne-hiver 1990-1991 et printemps-été 1991. « Une sorte d’aboutissement de ma carrière » dira-t-il.

Malgré le succès critique, et sa grande notoriété depuis les années 1980, sa courte collaboration avec la maison de haute couture Lanvin s'arrête. Rapidement il lance une nouvelle ligne de créations en prêt-à-porter, Odyssée. Après avoir été mis en redressement judiciaire fin 1997,, il est obligé de céder sa marque de prêt-à-porter Claude Montana faute de moyens financiers. La maison est rachetée en 2000 et change de nom pour Montana Création.

En 2009, Claude Montana entreprend la rédaction d'un ouvrage avec la journaliste Marielle Cro où ils retracent sa carrière et décrivent les principes majeurs de sa création, éclairés par ses dessins, les photographies des défilés et des modèles prises par les photographes : Dominique Isserman, Paolo Roversi, Tyen et les témoignages de ses proches collaborateurs.

Le style singulier de Claude Montana reste emblématique de l'esprit couture et sert de référence à de nombreux créateurs contemporains, dont Alexander Mc Queen qui lui a rendu de nombreux hommages dans ses collections.

En 2010 et 2011, le musée des arts décoratifs de Paris présente ses modèles Claude Montana et Lanvin dans l'exposition Décennies de mode.

En 2012, Jean-Paul Goude expose le portrait de Claude Montana réalisé en 1987 dans sa rétrospective Goudemalion au musée des arts décoratifs de Paris, et la série documentaire Fashion ! consacre une large part de son premier épisode à Claude Montana.

En 2013, il crée trois modèles pour la collection d'Éric Tibusch automne/hiver 2013-2014.

En 2014, le styliste belge Dries van Noten rend hommage à Claude Montana en présentant certaines de ses créations dans son exposition Inspirations au musée des arts décoratifs de Paris.

En 2019, le styliste anglais Gareth Puth réédite pour Farfetch 11 vêtements en cuir emblématiques de la période 1979-1994 de la marque Montana.

Claude Montana est promu commandeur dans l'ordre des Arts et Lettres par Aurélie Filipetti (promotion de juillet 2014).


Distinctions

Prix et Récompenses

  • 1985 - Meilleure Collection Femme Été, Paris.
  • 1987/88 - Meilleur Couturier Automne/Hiver, Semaine de la mode Munich, Allemagne.
  • 1989 - Prix Balenciaga, Madrid.
  • 1991 et 1992 - Dés d'Or, Paris

Décorations

  • Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres Il est promu au grade de commandeur le .

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Marielle Cro et Claude Montana, Montana, Paris, L'Éditeur, , 192 p. (ISBN 978-2-36201-010-1, présentation en ligne)

Articles connexes

  • Thierry Mugler
  • Fétichic et Power dressing
  • Vêtement en cuir
  • Wallis Franken

Liens externes

  • Site officiel
  • Corinne Jeammet, « Didier Ludot rend hommage à Montana, dans ses vitrines, au Palais Royal », CultureBox, sur francetv.fr, France TV, (consulté le )
  • Portail de la mode
  • Portail des odeurs, des senteurs et du parfum

Collection James Bond 007


Claude Montana


Diem (cryptomonnaie)


Diem (cryptomonnaie)


Diem, anciennement Libra, est un projet de cryptomonnaie stable (stablecoin) initié par Facebook que rejoint, à l'origine, un consortium de vingt-huit entreprises et ONG. Il est convenu que la monnaie sera gérée par une fondation sans but lucratif dont Facebook ne sera qu'une des organisations cofondatrices. Libra sera gérable via Novi, un portefeuille virtuel, auparavant nommé Calibra,. En décembre 2020, Libra change de nom pour désormais s'appeler Diem.

De manière à rassurer et garder un cours stable, à chaque achat de ce stablecoin, la fondation s'engage à adosser en réserve l'équivalent en titres gouvernementaux ou en monnaies légales.

Les soutiens au projet

A son lancement, chacune des vingt-huit entreprises a choisi d'apporter au moins 10 millions de dollars pour faire son entrée dans la fondation suisse Libra Networks, enregistrée le à Genève et ayant pour actionnaire Facebook Global Holdings.

Chaque membre de la fondation s'engage à participer à la gouvernance de la monnaie ; il aura la possibilité d'opérer un nœuds du réseau. Libra indique souhaiter étendre la participation à la fondation à 100 entreprises puis, à terme, ouvrir cette possibilité à tous.

Alors que la tendance à participer au projet est plutôt baissière, en février 2020, la plateforme d'e-commerce Shopify et, en avril 2020, Checkout.com annoncent rejoindre Libra.

Liste non exhaustive d'organisations adhérentes


Difficultés et défections pendant le démarrage

Interrogé le par les élus américains de la commission parlementaire des services financiers, le patron de Facebook déclare : « L’association Libra est séparée de Facebook. Si je vois que nous n’arrivons pas à continuer en accord avec les principes que j’ai établis, alors Facebook se retirera du projet. »

Liste des organisations qui se sont retirées de Libra

  • Visa (s'est retiré du projet le )
  • Mastercard (s'est retiré du projet le )
  • PayPal (s'est retiré du projet le )
  • Stripe (s'est retiré du projet le )
  • Ebay (s'est retiré du projet le )
  • Booking holdings (Booking.com) (s'est retiré du projet le )
  •  Mercado pago (s'est retiré le )
  •  Vodafone (sort du projet le pour le regarder de l'extérieur)

Simon Morris, chef de produit de l'association Libra, est resté en poste 5 mois avant de partir. Il n'a pas souhaité s'étendre sur les raisons de son départ mais réaffirme sa confiance en Libra.


Objectifs

L'objectif annoncé de ce projet est de résoudre les problèmes des cryptomonnaies actuelles avec des frais de transaction faible et des capacités importantes de volumes de transactions. Ainsi, Diem souhaite permettre l'accès simple à une monnaie stable dans les pays émergents où la majorité des habitants ne disposent pas de compte en banque. De plus, Facebook y voit un intérêt pour développer les paiements via sa messagerie instantanée et faciliter les achats en ligne. [incompréhensible]

Historique

Au printemps 2018, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, annonce la création d’une division dédiée au domaine de la blockchain. Il choisit David Marcus, ancien président de Paypal et ex-responsable de Facebook Messenger, pour la diriger et une cinquantaine de personnes pour travailler sur le projet.

Le 6 mai 2020, Stuart Levey est nommé CEO de Libra.

Mai 2021, l'association Diem (anciennement Libra) quitte Genève pour la Californie. Et retire sa demande de licence de système de paiement à l'autorité de surveillance des banques Suisse (FINMA). Cette décision est justifiée par un partenariat avec la banque Californienne Silvergate.

Essor du projet

Le , le fondateur souligne l’importance du paiement via messagerie comme un axe stratégique du développement de ses services de messagerie.

L’objectif du « Facebook Coin » serait d’être utilisé pour des paiements et transferts de monnaie à partir des messageries WhatsApp et Messenger et vers tous les pays où Facebook est présent.

Contrairement au Bitcoin, le Facebook Coin ne sera pas soumis à une volatilité importante du marché dans la mesure où Facebook revendique avoir les moyens financiers de garantir la valeur d’un Facebook Coin avec des devises détenues sur des comptes bancaires de Facebook. De plus, il devrait être adossée à plusieurs monnaies telles que l’euro et le dollar, ce qui assurerait une certaine stabilité.

Facebook souhaite profiter de ses nombreux utilisateurs : messageries WhatsApp (1,5 milliard d’utilisateurs), Messenger (1,3 milliard) et Instagram (1 milliard) afin de s'imposer.

Depuis , un test est en cours auprès d’un million de personnes en Inde à travers une plateforme de paiement dématérialisée du secteur bancaire indien : Unified Payment Interface.

Messenger dispose déjà d’une fonction paiement depuis 2015 mais le service rencontre des désagréments du système bancaire. En effet, les fonds peuvent mettre jusqu’à 5 jours pour arriver sur un compte et plusieurs intermédiaires (cartes, bancaires, banques…) rentrent en jeu. Ainsi, la crypto monnaie de Facebook rendrait le processus instantané et permettrait de remplacer les prestataires bancaires.

L'annonce du projet en juin 2019

En , Mark Zuckerberg présente plus en détail le libra, nouveau nom du Facebook Coin. Les échanges passeront par la technologie blockchain, avec un réseau privé, mais le libra sera adossé à un panier de devises traditionnelles qui doit lui donner une certaine stabilité. Les libras pourront être achetés avec n'importe quelle devise et seront utilisés pour régler des transactions sur Internet comme dans des boutiques physiques. Le système pourrait apporter des frais réduits aux commerçants. La monnaie sera émise par une association à but non lucratif installée en Suisse.

Vingt-huit partenaires sont associés au projet, dont des acteurs du secteur du paiement et des transactions sur Internet tels que Mastercard,Visa, Paypal, Uber et Spotify, ou le français Iliad.

L'essor du marché

Le marché du transfert d’argent et paiement via messagerie est en plein essor. En effet, pour les pays en voie de développement, il peut être difficile pour beaucoup d’habitants d’y ouvrir un compte bancaire traditionnel ou de faire des achats en ligne. C’est une nouvelle façon d’apporter un accès bancaire à des populations exclues du système financier.

Par conséquent, la Chine est particulièrement en avance sur ce marché et emploie Tencent à travers WeChat pour les paiements via messagerie. Cette application mobile permet aux internautes de discuter en ligne, d’acheter des billets d’avion ou train, payer ses courses et trajets en taxi. La différence avec Facebook Coin est que dans le cas de Tencent, c’est le gouvernement chinois qui a le contrôle.

Telegram, une messagerie à 180 millions d’utilisateurs, souhaite également lancer sa propre plateforme blockchain et sa cryptomonnaie s’appellera Grams. La messagerie compte gagner en indépendance financière auprès des banques et gouvernements. Quant aux utilisateurs, ils pourront contourner les frais de transfert lorsqu’ils envoient des fonds au niveau international et pourront déplacer de l’argent discrètement.

Réactions et critiques

L'annonce du projet a suscité nombre commentaires et critiques.

Selon Pauline Adam-Kalfon, associée chez PwC France, les banques centrales ont tout intérêt à laisser Facebook tester les cryptomonnaie avant de lancer la leur. Cela leur permettra d'identifier les risques liés à l’émission d’une devise numérique.

Le garant italien pour la protection des données personnelles, Antonello Soro, s'est inquiété des risques de non-respect de la vie privée dans les transactions et du fait que les multinationales souhaitent battre monnaie au même titre que les Etats. Le journaliste Romain Subtil de La Croix rappelle que la création de cette cryptomonnaie favorise la monétisation des données personnelles que fournissent les utilisateurs de Facebook, contrepartie de l'« inscription gratuite » sur la page d'accueil du réseau.

En France, le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire a dit « Que Facebook crée un instrument de transaction, pourquoi pas. En revanche, que ça devienne une monnaie souveraine, il ne peut pas en être question »,.

Le , le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, annonce la mise en place, dans le cadre du G7, d’un groupe de travail des banques centrales sur les stablecoins mondiaux, présidé par Benoît Coeuré. Le 18 octobre 2019, le groupe de travail rend ses conclusions. Le rapport indique que les stablecoins mondiaux présentent deux types de risques. Le premier est commun à l’ensemble des projets de stablecoins, en matière de sécurité juridique, gouvernance, intégrité financière et de marché, protection des données et du consommateur, tarification des services, conformité aux exigences fiscales. Le deuxième type de risques, spécifique aux stablecoins mondiaux, porte sur les conditions de concurrence, la politique monétaire et la stabilité financière.

La présidente du Comité sur les services financiers du Congrès des États-Unis, Maxine Waters a demandé la suspension du projet tant que le Congrès et les régulateurs n'auraient pas examiné le dossier et a appelé les initiateurs du projet à venir témoigner devant le Congrès. Marc Zuckerberg, le dirigeant de Facebook, est auditionné par la Chambre des Représentants le 23 octobre 2019.

La Banque des règlements internationaux estime que l'incursion des géants de la tech dans la monnaie virtuelle pose des questions en matière de concurrence et de confidentialité de données.

Le Prix Nobel d'Economie Joseph Stiglitz a écrit : « Seul un imbécile ferait confiance à Facebook pour son bien-être financier. Mais c’est peut-être l’essentiel : avec autant de données personnelles sur quelque 2,4 milliards d’utilisateurs actifs par mois, qui sait mieux que Facebook, combien de gogos naissent à chaque minute ? ».

Jamie Dimon, PDG de JP Morgan s'est montré très critique envers le Diem, évoquant un manque de transparence, et un risque de blanchiment d'argent.

En aout 2019, selon Bloomberg, bien avant sa mise en service, Diem serait déjà concerné par une enquête de l'Union européenne, pilotée par les autorités de contrôle de la concurrence.

En juin 2020, la Banque de France publie un texte explicatif sur les crypto-actifs et stable coins. Ces derniers, dont le Diem fait partie, présentent une valeur plus stable et peuvent être vus comme la deuxième génération des crypto-actifs. En octobre 2020, le conseil de stabilité financière du G20 approuve dix recommandations afin de réglementer, superviser et surveiller les accords sur les stable coins.

Positions internationales face au Diem

Suisse

Le ministre suisse des finances, Ueli Maurer, estime, d’après un entretien publié vendredi 2019 par la chaîne suisse SRF, que le projet de monnaie numérique de Facebook « a échoué dans sa forme actuelle »,. « Les banques centrales ne vont pas accepter le panier de devises » sur lequel le libra est censé s’appuyer.

France

Le , Bruno Le Maire, le ministre français de l’économie a déclaré « Nous n'accepterons pas qu'une entreprise multinationale privée ait la même puissance monétaire que les Etats souverains qui sont soumis au contrôle démocratique ; car la grande différence entre Facebook et les Etats, c'est que nous sommes soumis au contrôle démocratique, c'est-à-dire au contrôle du peuple » et annonce que la France, l'Italie et l'Allemagne préparent une série de mesures pour interdire le Diem en Europe.

En octobre 2020, Denis Beau, premier sous-gouverneur de la Banque de France, rappelle dans son discours sur les crypto-actifs que la monnaie centrale doit conserver sa position d’ancrage, y compris dans un univers numérisé.

États-Unis d’Amérique

À Washington, les politiciens se sont rapidement plaints des antécédents de Facebook en matière de protection de la vie privée des utilisateurs. Maxine Waters, sénatrice démocrate de Californie qui préside le Comité des services financiers de la Chambre des représentants, a demandé à Facebook de suspendre le développement du Diem jusqu'à ce que le Congrès puisse en apprendre davantage sur le projet. Sherrod Brown, un sénateur démocrate de l'Ohio, a écrit que l'on ne pouvait pas faire confiance à Facebook pour gérer seul une cryptomonnaie.

Allemagne

Markus Ferber, parlementaire allemand au Parlement européen craint que Facebook et ses 2 milliards d'utilisateurs devienne une « shadow bank » une banque parallèle et met en garde les régulateurs.

Le gouvernement allemand, à travers son ministre de l'économie Olad Scholz, a adopté une stratégie blockchain visant à stimuler la transformation numérique dans l’industrie financière, mais également lutter contre les initiatives privées de monnaie numérique.

Fonds monétaire international

Le , le FMI a rappelé sa position sur les monnaies virtuelles stables : tirer les bénéfices de l’innovation tout en minimisant les risques.

Banque centrale européenne

Le , Yves Mersch, un des membres du directoire de la BCE, a rappelé que les conglomérats d'entreprises privées « ne sont redevables que devant leurs actionnaires et leurs membres ».

Collection James Bond 007

Informations techniques

Libra Core

Libra Core est un programme dont le but est d'implémenter le protocole Libra, mis en place par la Libra Association. Ce programme est écrit en Rust.

Blockchain

La blockchain Libra est gérée par le protocole Libra. En outre, un langage de programmation a été développé dans le cadre de ce projet, Move (bytecode). Il intervient dans le traitement des transactions et les transactions personnalisées. Sa première fonction est le déplacement de Libra coins d'un compte vers un autre.

Exemple de syntaxe en Move :

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

  • Cryptomonnaie
  • Bitcoin
  • Tether (cryptomonnaie)

Liens externes

  • "Facebook, il ne lui manque plus que la monnaie", La Méthode scientifique, France Culture, 4 septembre 2019
  • The Diem Association
  • Portail de la cryptologie
  • Portail de la finance
  • Portail d’Internet
  • Portail de l’économie
  • Portail de la numismatique
  • Portail du libéralisme
  • Portail des cryptomonnaies

Diem (cryptomonnaie)


Stella Jean


Stella Jean


Stella Jean, née le à Rome, est une créatrice italo-haïtienne reconnue comme étant la première styliste italienne noire. Elle vit et travaille à Rome et est considérée comme la protégée de Giorgio Armani. Son travail fusionne la confection italienne classique avec des thèmes africains, caribéens et des images haïtiennes.

En 2019, elle est désignée par le New York Times, comme la styliste la plus convaincante de tous les designers de la nouvelle génération à Milan.

Premières années

Stella Jean est née à Rome en 1979, d'une mère haïtienne, Violette Jean, et d'un père italien, Marcello Novarino.

Elle a étudié les sciences politiques à l'Université Sapienza de Rome avant de devenir mannequin pour Egon von Fürstenberg, styliste de mode et ex-mari de Diane von Fürstenberg. C'est elle qui s'est rendu compte que Stella Jean préférait confectionner les vêtements plutôt que de les porter.


Carrière

Stella Jean a commencé à attirer l’attention du public au concours « Who Is On Next » de 'Vogue Italie en 2011, quand elle a remporté la deuxième place. En 2013, Giorgio Armani lui a demandé de présenter ses créations dans l'espace Armani / Teatro à l'occasion de Milano Moda Donna pour la Fashion Week SS14 et elle a collaboré avec Christian Louboutin pour des chaussures de sa collection AW14, qui comportait sa première collection pour hommes. Pour la collection printemps / été 2014 de Stella Jean, elle a collaboré avec l'initiative Ethical Fashion de l'ONUDI. En conséquence, les tissus imprimés de cette collection ont été obtenus de manière durable, fabriqués à la main et visaient à aider les travailleurs du commerce dans les communautés défavorisées d’Afrique,. En , elle a été sélectionnée par le Victoria and Albert Museum de Londres pour exposer plusieurs tenues dans son exposition Glamour of Italian Fashion 1945-2014. Sa marque est basée à Rome, mais elle est également commercialisée dans des boutiques spécialisées du monde entier telles que Matches Fashion, The Corner, Moda Operandi, Farfetch, United Arrows ou Alara Lagos.

Influences culturelles

Les créations de Stella Jean reflètent son héritage créole et elle travaille souvent avec des artisans haïtiens et africains et intègre leur travail dans ses modes. En utilisant des artisans autochtones, elle cherche à soutenir les pays et les communautés en difficulté et à préserver leurs arts et leurs traditions ancestrales. Elle travaille avec l'industrie pour créer des entreprises commerciales et des communautés locales autonomes, en mettant l'accent sur l'autonomisation des femmes. Elle a commencé son partenariat avec Ethical Fashion Initiative en 2013 en élargissant sa gamme de produits éthiques tels que le Bogolan sur mesure (tissu de coton teint avec des décoctions d'herbes et de boue) du Mali et les bijoux d’Haïti. Stella Jean est une designer autodidacte italo-haïtienne. Son désir est de confectionner des vêtements éthiques en aidant les femmes les moins favorisées du monde. Elle est capable de créer des vêtements audacieux et colorés à l'intérieur et à l'extérieur. Ses créations ont été portées par des célébrités telles que Rihanna et Beyoncé. Elle utilise le nom de jeune fille de sa mère pour sa marque,

Vie privée

Stella Jean est mère de deux enfants et réside à Rome avec ses enfants.

Elle est engagée contre le racisme dans la mode.

Références

Collection James Bond 007

Liens externes

  • Site officiel
  • Portail de la mode
  • Portail de l’Italie
  • Portail d’Haïti

Stella Jean


ASOS


ASOS


Asos est une entreprise de commerce électronique de vêtements et cosmétiques principalement destinée à une clientèle jeune. L'entreprise est créée en 2000 par Nick Robertson et Quentin Griffiths, dans le quartier de Camden Town à Londres au Royaume-Uni. Asos est cotée à la bourse de Londres.

Comme d'autres acteurs majeurs de la fast fashion, l'entreprise fait l'objet de critiques au sujet de son impact social et environnemental.

Histoire

En 1999, Quentin Griffiths et Nick Robertson changent les noms AsSeenOnScreen Holding PLC et AsSeenOnScreen Limited par ASOS PLC et ASOS.com Limited. L'idée était de créer une boutique en ligne sur Internet permettant aux clients d’acheter des vêtements et accessoires portés par des célébrités ou figurant dans des séries et films.

Depuis 2001, la marque est cotée au London Stock Exchange. En 2002, le logo Asos est utilisé sur des fournitures de bureau et sur le site ASOS. En 2003, les actionnaires renouvellent la marque en réduisant son nom par ASOS.

ASOS est un bureau international possédant un site Web dans plusieurs pays du monde (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, États-Unis, Espagne, Australie, etc.), et livrant également ses produits dans plus de 190 pays. Le site web français de la marque est mis en ligne en 2011.

ASOS emploie plus de 4 000 personnes par an[réf. nécessaire], dont 60 stylistes travaillant au siège de la marque, située à Londres.

En 2017, soit dix-sept ans après sa création, ASOS revendique 15,4 millions de clients actifs dans le monde. Selon le principe de la fast fashion, le site web commercialise 2 000 nouveaux vêtements sur sa plateforme chaque semaine.

En février 2021, ASOS annonce l'acquisition des marques Topshop, Topman, Miss Selfridge et HIIT à Arcadia pour 265 millions de livres. ASOS annonce également l'acquisition de 30 millions de livres de stocks de vêtements de ces marques, sans inclure les magasins associés à ces marques. Cette acquisition inclut cependant 300 employés.


Actionnaires

Au  :

Controverses

Considérée comme l'un des représentants de la fast fashion — dont le modèle est accusé de provoquer un désastre écologique — Asos est, comme d'autres géants du secteur, mise en cause depuis le milieu des années 2010 pour ses pratiques délétères : augmentation démesurée des volumes de production, utilisation massive de la viscose, pollution, emploi de mineurs dans les entreprises sous-traitantes,...

En 2020, durant la pandémie de Covid-19, un syndicat dénonce les conditions de travail dans un entrepôt du groupe situé à Grimethorpe, en Angleterre.

Références

Voir aussi

Liens externes

  • Présentation sur le site officiel
  • Portail des entreprises
  • Portail du commerce
  • Portail d’Internet
  • Portail de la mode
Collection James Bond 007

ASOS


Aso


Aso


Toponyme

Aso est un nom de lieu notamment porté par :

  • mont Aso, plus grand volcan actif du Japon ;
  • Aso, une ville japonaise de la préfecture de Kumamoto ;
  • Aso, un fleuve de la région des Marches en Italie.

Patronyme

Asō (麻生, littéralement « naissance/croissance/vie du chanvre ») est un nom de famille japonais. Il serait le 750e nom le plus porté au Japon.

On trouve plusieurs personnalités de la même famille portant ce nom en politique :

  • Takichi Asō (麻生 太吉, Asō Takichi), industriel propriétaire de mines de houille et homme politique ;
    • Takakichi Asō (麻生 太賀吉, Asō Takakichi), petit-fils de Takichi Asō, homme politique et chef d'entreprise ;
      • Nobuko Asō (麻生 信子, Asō Nobuko), fille de Takakichi Asō, devenue Princesse Tomohito de Mikasa le 21 mai 1980 ;
      • Tarō Asō (麻生 太郎, Asō Tarō), fils de Takakichi Asō, homme politique, 59e Premier ministre du Japon ;
        • Chikako Asō (麻生 千賀子, Asō Chikako), l'épouse de Tarō Asō  ;
      • Yutaka Asō (麻生 泰, Asō Yutaka), fils de Takakichi Asō, chef d'entreprise.

Mais aussi :

  • Mamiko Asō (麻生真宮子, Asō Mamiko), femme d'affaires, ex-idole japonaise des années 1980, chanteuse et actrice ;
  • Miyoko Asō (麻生 美代子, Asō Miyoko), seiyū (doubleuse japonaise) ;
  • Natsuko Asō (麻生 夏子, Asō Natsuko), chanteuse et actrice japonaise ;
  • Shūichi Asō (麻生 周一, Asō Shūichi), mangaka ;
  • Tomohisa Asō (麻生 智久, Asō Tomohisa), né Takuya Matsumaru (松丸 卓也, Matsumaru Takuya), seiyū ;
  • Vince Aso (né en 1995), un joueur de rugby néo-zélandais.

Prénom

Aso est un prénom masculin, selon la liste des prénoms kurdes.

Sigle

ASO peut faire référence à :

  • Address Supporting Organization, une organisation d'avis sur Internet ;
  • Amaury Sport Organisation, un organisateur d'événements sportifs, dont le Tour de France ;
  • American Symphony Orchestra, un orchestre américain ;
  • Association Sportive Océane (loi 1901), un club familial sportif fondé en 1936 sur l'île d'Oléron ;
  • Allele-specific oligonucleotide (en), un outil utilisé en génétique, c'est un petit bout d'ADN synthétique complémentaire d'une partie de l'ADN d'un allèle.
  • Association sportive olympique de Chlef, un club algérien de football basé à Chlef.

Code

ASO peut faire référence à :

  • Asosa, dans la région Benishangul-Gumaz, en Éthiopie, selon la liste des codes AITA des aéroports.
Collection James Bond 007

Notes et références

  • Portail du Japon

Aso


Amaury Sport Organisation


Amaury Sport Organisation


Amaury Sport Organisation (ASO) est un organisateur d'événements sportifs français gérant notamment le Tour de France, Liège-Bastogne-Liège, Paris-Roubaix, Paris-Nice, le Rallye Dakar, le Marathon de Paris, l'Open de France et le Roc d'Azur.

ASO fait partie du groupe de presse Amaury qui possède le quotidien sportif L'Équipe.

Histoire

En 1947, l'État autorise Le Parisien libéré et L'Équipe à organiser le Tour de France, suspendu depuis 1939. En , L'Équipe est absorbée par les Editions Amaury, qui devient alors l'unique propriétaire de la course.

ASO fut créée en septembre 1992. Elle comprend alors la Société du Tour de France, organisatrice du Tour de France, qui devient la branche cyclisme, et TSO organisatrice du rallye le Dakar.

En 1998, ASO prend en main l'organisation du Marathon de Paris, créé par le Stade français en 1976.

En 2002, ASO rachète le Paris-Nice cycliste.

En 2003, ASO prend en main l'organisation de l'Open de France de golf, créé en 1906.

En 2004, en association avec la Fédération française d'équitation, ASO organise la première édition des Rencontres internationales des disciplines équestres.

En 2008, ASO a racheté 49 % du capital d'Unipublic (organisateur du Tour d'Espagne). En octobre, Patrice Clerc, qui dirigeait ASO depuis 2000, est remplacé par Jean-Étienne Amaury.

En 2008, les Dakar Series sont créés en complément du Rallye Dakar, un mini-championnat annuel de quelques rallye-raids internationaux.

En 2010, ASO rachète le Critérium du Dauphiné libéré au Dauphiné libéré.

En 2011, création des 10 km L'Équipe, course se situant dans les 11e et 12e arrondissements de Paris (devenu Adidas 10 K Paris depuis 2018).

En 2012, ASO rachète le Tour de France à la voile aux Éditions Larivière.

Les revenus d'ASO sont passés de 121 millions à 180 millions d'euros entre 2008 et 2013, 55 % étant assurés par le Tour de France cycliste. La rentabilité du groupe est supérieure à 20 %. Selon Pierre Ballester, à cette époque, ASO « a pris un virage politique et industriel, en privilégiant l’impact financier au détriment de l’éthique d’un sport. Les dirigeants d’ASO ont donné le champ libre à la marchandisation du cyclisme  ».


Événements organisés

Athlétisme

  • Marathon de Paris
  • Semi-marathon de Paris
  • 10 km l'Equipe (devenu Adidas 10K Paris)
  • Marathon de la Baie du Mont Saint-Michel
  • Marathon de Barcelone
  • Semi-marathon de Barcelone
  • Run in Lyon (10 km, semi-marathon et marathon)
  • Run in Marseille (10 km, semi-marathon et marathon)
  • Run in Reims (10 km, semi-marathon et marathon)

Cyclisme masculin

  • Tour de France
  • Paris-Roubaix
  • Paris-Nice
  • Flèche wallonne
  • Liège-Bastogne-Liège
  • Grand Prix de Francfort
  • Paris-Tours
  • Critérium du Dauphiné (à partir de 2010)
  • Tour d'Allemagne
  • Tour du Qatar (jusqu'en 2016)
  • Tour d'Oman
  • Critérium international (jusqu'en 2016)
  • Tour de Picardie (jusqu'en 2016)
  • Tour de l'Avenir
  • Tour de Californie (en partenariat à partir de 2009)
  • Tour d'Espagne (en partenariat)
  • Tour de Pékin (en partenariat)
  • World Ports Classic
  • Classique des Alpes juniors
  • Ladies Tour of Qatar (jusqu'en 2016)
  • Arctic Race of Norway
  • Tour de Yorkshire
  • Tour du Languedoc-Roussillon (une seule édition en 2004)

Cyclisme féminin

  • Tour de France Femmes
  • La Course by Le Tour de France (de 2014 à 2021)
  • Ceratizit Challenge by La Vuelta
  • Flèche wallonne féminine
  • Liège-Bastogne-Liège féminin
  • Paris-Roubaix Femmes

Vélo tout-terrain

  • L'Oxygen Challenge
  • Roc d'azur, depuis l'édition 2011.
  • Roc des Alpes, 1re édition en 2013

Golf

  • Open de France
  • Grand Prix Schweppes PGA
  • Lacoste Ladies Open de France

Voile

  • Tour de France à la voile depuis 2012

Sports mécaniques

  • Rallye Dakar
  • Dakar Series (se déroulant avec Merzouga Rally, China Rally, Desafio Ruta 40, Rallye-raid de la Route de la Soie, PAX Rallye...)

Sports équestres

  • Rencontres internationales des disciplines équestres

Courses d'obstacles

  • The Mud Day (différentes éditions à Pays d'Aix, Amnéville, Bretagne, Lyon, Paris)

Communication

En 2018, le groupe ASO fait pression auprès de Vice France, dont il est partenaire commercial, et obtient le retrait d'un article défavorable au Rallye Dakar.

Notes et références

Voir aussi

Article connexe

  • Groupe Amaury

Liens externes

  • Ressource relative aux organisations :
    • SIREN
  • (fr + en) Site de l’entreprise
  • Portail des entreprises
  • Portail du sport
  • Portail des Hauts-de-Seine
Collection James Bond 007

Amaury Sport Organisation


Tarō Asō


Tarō Asō


Tarō Asō (麻生 太郎, Asō Tarō) est un homme d'État japonais né le . Il est le 59e Premier ministre du Japon, à la tête du 92e Cabinet nippon, du au .

Il est le 24e président du Parti libéral-démocrate (PLD) du au , et est élu à la Chambre des représentants — chambre basse de la Diète, le parlement japonais — depuis le , pour l'ancien 2e district électoral de la préfecture de Fukuoka de 1979 à 1983 puis de 1986 à 1996 et finalement, à la suite de la réforme du système électoral de 1994, pour le 8e district de Fukuoka depuis 1996.

Plusieurs fois ministre, il fut surtout ministre des Affaires intérieures et des Communications dans les trois gouvernements de Jun'ichirō Koizumi du au , ainsi que ministre des Affaires étrangères dans le 3e et dernier Cabinet Koizumi et dans celui de Shinzō Abe du au .

Figure importante au sein du PLD depuis le début des années 2000, à la tête de sa propre faction qu'il a créée en 2006 (l'une des plus petites du parti, elle regroupe surtout des partisans d'une réforme interne du mouvement afin d'y rendre le processus de décision moins dépendant des jeux d'influence entre grosses factions) et connu pour ses prises de position populistes et nationalistes, il a longtemps eu la réputation d'un « éternel second ». Secrétaire général du PLD (et donc no 2 du parti) à deux reprises, du 27 août au et du 1er août au , et considéré avec Shinzō Abe et Yasuo Fukuda comme l'un des « dauphins » potentiels de Jun'ichirō Koizumi après le retrait de celui-ci en 2006, il a dû essuyer trois échecs dans ses candidatures à la présidence du PLD (en contre Jun'ichirō Koizumi, en face à Shinzō Abe et en contre Yasuo Fukuda), avant de réussir à se faire élire le , lui permettant enfin d'accéder à la fonction suprême de Premier ministre.

En , à la suite de la victoire importante du PLD, qui marque son retour aux affaires, Tarō Asō, réélu à la Chambre des représentants, retrouve un rôle politique de premier plan, de par sa nomination au titre de vice-Premier ministre et ministre des Finances. Il conserve ces fonctions sous les trois gouvernements de Shinzō Abe puis dans l'exécutif de Yoshihide Suga. Le successeur de ce dernier, Fumio Kishida, le nomme vice-président du PLD en , ce qui conduit à sa sortie du cabinet.

Origines, formation et carrière professionnelle

Origines familiales

Né le à Iizuka dans la préfecture de Fukuoka sur l'île de Kyūshū, Tarō Asō est l'aîné d'une famille de six enfants (trois garçons et trois filles), issue d'une vieille dynastie industrielle et politique.

Le groupe industriel familial

Du côté paternel, l'histoire de la famille Asō est liée à celle du groupe industriel Asō Company, surtout connu à l'origine pour ses activités dans l'exploitation de mines de charbon et la métallurgie, mais aujourd'hui essentiellement spécialisé dans la cimenterie et dans les domaines médicaux, environnementaux et de l'immobilier.

Tarō Asō est ainsi l'arrière-petit-fils de Takichi Asō (麻生 太吉, Asō Takichi, 1857-1933), industriel et concessionnaire minier qui s'est lancé dans l'exploitation houillère en 1872 avant de créer en 1918 le groupe Asō Shoten qui s'est diversifié dans des activités aussi diverses que la construction ferroviaire et navale.

Ce groupe est devenu par la suite Asō Industry Ltd. puis aujourd'hui Asō Company. Les activités concernant le ciment se sont constituées en une entreprise à part entière, Asō Cement Ltd., qui a fusionné en 2001 avec le géant français du secteur des matériaux de construction, Lafarge SA pour se renommer en 2004 Lafarge Asō Cement Co. Ltd. Le groupe Asō Company est actuellement dirigé par le frère cadet de Tarō Asō, Yutaka Asō (麻生 泰, Asō Yutaka), également PDG de Lafarge Asō Cement Co. Ltd.

La compagnie des industries Asō fait partie des nombreuses grandes entreprises japonaises à avoir bénéficié de la main-d'œuvre bon marché, et en réalité réduite en esclavage, que constituait les Coréens lors de l'occupation japonaise de la péninsule. À cette époque, le groupe était dirigé par le père de Tarō et Yutaka Asō et, si la responsabilité directe de ces deux derniers ne peut être mise en cause (au moment des faits, Tarō Asō avait moins de 5 ans), de nombreux historiens mais aussi des autorités coréennes et des associations de défense de la mémoire des victimes de l'occupation japonaise de la Corée ont reproché aux dirigeants du groupe Asō de n'avoir jamais formellement reconnu ce passage de l'histoire de l'entreprise.

Un important héritage politique

La famille Asō, en plus de ses activités industrielles, s'est aussi fortement impliquée dans la politique. Takichi Asō fut le premier parlementaire de la famille, en tant que membre de la Chambre des pairs de 1911 à 1925. Le père de Tarō Asō, Takakichi Asō (麻生 太賀吉, Asō Takakichi, 1911-1980), successeur de Takichi à la tête du groupe Asō, fut également élu à la Chambre des représentants pour l'ancien 2e district électoral de Fukuoka de 1949 à 1955 ainsi qu'un fidèle allié politique des Premiers ministres Shigeru Yoshida (son beau-père) et Kakuei Tanaka.

Par sa mère, Kazuko Yoshida (吉田 和子, Yoshida Kazuko), Tarō Asō est de plus le petit-fils de l'ancien 32e Premier ministre du Japon de 1946 à 1947 et de 1948 à 1954, Shigeru Yoshida. Et, par son épouse Chikako Suzuki (鈴木 千賀子, Suzuki Chikako), qu'il a épousée en 1983, il est le gendre d'un autre ancien Premier ministre, Zenkō Suzuki, qui a dirigé le Japon de 1980 à 1982.

Des liens avec l'aristocratie

Tarō Asō est apparenté à différentes familles connues de l'aristocratie japonaise, et même à la famille impériale. Par son père, et plus particulièrement par sa grand-mère paternelle, il descend d'une branche cadette du clan Kanō qui a dirigé le domaine d'Ichinomiya de 1826 à 1871 et est notamment le petit-neveu du vicomte Hisākira Kanō (加納 久朗, Kanō Hisākira, 1886-1963), cadre de banque un temps emprisonné par les Alliés après la Seconde Guerre mondiale et gouverneur de la préfecture de Chiba de 1962 à 1963. Par cette branche Tarō Asō est également le cousin de Kumiko Nakamura, veuve de l'ancien Premier ministre Ryūtarō Hashimoto.

Mais c'est par sa famille maternelle que Tarō Asō dispose de l'ascendance la plus illustre. Ainsi, par sa grand-mère maternelle, épouse de Shigeru Ishiba, il est l'arrière-petit-fils du comte Nobuaki Makino (牧野 伸顕, Makino Nobuaki, 1861-1949), un diplomate actif durant les ères Meiji et Shōwa notamment en tant que ministre des Affaires étrangères ou bien de représentant du Japon, pays vainqueur après la Première Guerre mondiale, à la Conférence de paix de Paris en 1919, et qui s'était très tôt fait remarquer pour ses appels à limiter le rôle politique de l'empereur ainsi que pour le maintien de fortes relations diplomatiques avec le Royaume-Uni et les États-Unis. Et Nobuaki Makino était le fils de Toshimichi Ōkubo, ancien samouraï de la province de Satsuma qui fut l'un des plus célèbres artisans de la révolution Meiji et de l'occidentalisation du pays, en tant que l'une des figures majeures de la révolte contre le shogunat Tokugawa de 1868 puis de la répression de la rébellion de Satsuma de 1877.

Enfin, la sœur cadette de Tarō Asō, Nobuko Asō (麻生 信子, Asō Nobuko), a contracté un mariage particulièrement prestigieux puisqu'elle a épousé en 1980 le prince Tomohito de Mikasa, petit-fils du défunt empereur Taishō et donc cousin germain de l'empereur Akihito, la faisant entrer dans la famille impériale. Elle est désormais titrée « Son Altesse impériale la princesse impériale Tomohito de Mikasa Nobuko » (三笠宮 寬仁 親王妃 信子 殿下, Mikasa-no-miya Tomohito shinnōhi Nobuko denka). Le prince Tomohito, décédé en 2012, est connu pour ses positions très conservatrices, voire traditionalistes, et notamment pour avoir défendu, en 2005 et 2006 — en plein débat national pour savoir si la succession au trône pouvait être ouverte aux filles afin de pallier le manque de garçon au sein de la famille impériale — le retour à l'ancien système successoral impérial antérieur à l'empereur Taishō, basé sur l'adoption par l'empereur de fils issus d'une branche cadette mais surtout sur la polygamie,.

Une scolarité soignée

Tarō Asō a suivi toute sa scolarité, du primaire jusqu'au supérieur, au sein de la compagnie scolaire privée Gakushūin, connue pour accueillir depuis l'ère Meiji les enfants de l'aristocratie japonaise mais également ceux des familles de la grande bourgeoisie. Il est diplômé en 1963 de la faculté des sciences politiques et économiques de l'université Gakushūin.

Une fois ce diplôme obtenu, il poursuit ses études à l'étranger, notamment pour parfaire son anglais. Il suit tout d'abord les enseignements de l'Université Stanford à Palo Alto en Californie aux États-Unis, avant de devoir changer dès 1964 pour une autre école anglophone, la London School of Economics au Royaume-Uni, sur pression de son grand-père Shigeru Yoshida qui, selon Asō, aurait craint que ce dernier « s'américanise » et développe un anglais trop teinté de l'accent californien.

Au service du groupe familial

Il rejoint le groupe familial, la Asō Industry Ltd., alors dirigée par son père, à la fin de ses études en 1966, et s'expatrie une nouvelle fois pour travailler dans l'extraction et le négoce de diamants en Sierra Leone de 1970 à 1972.

Par la suite, après avoir pendant un temps dirigé les activités du groupe récemment implantées au Brésil à São Paulo, il prend la succession de son père et préside donc la compagnie Asō de 1973 à 1979. À ce poste, il termine la transition entamée lors de la décennie précédente, à savoir l'abandon des activités minières au profit de la cimenterie.

Intérêts et activités extra-professionnels

Tarō Asō a cultivé, auprès de l'opinion publique japonaise, une image d'homme politique atypique rompant avec celle de simple « héritier politique », image essentiellement entretenue par sa passion affichée pour les mangas, mais également pour avoir pratiqué du ball-trap à haut niveau au point de participer aux Jeux olympiques et enfin par sa foi catholique dans un pays majoritairement shintoïste et bouddhiste.

Rōzen Asō, fan de manga

Tarō Asō est particulièrement connu, aussi bien au Japon qu'à l'étranger, pour sa passion pour les mangas, les bandes dessinées japonaises, entretenue depuis l'enfance. Il a ainsi admis en 2003, dans une interview à un magazine spécialisé, lire entre 10 et 20 mangas par semaine. Il a également profité de ses prérogatives de ministre des Affaires étrangères pour créer le le Prix international du manga, concours récompensant depuis lors une fois par an trois mangaka (dessinateurs de manga) non japonais,. Devenu Premier ministre, il milite pour l'ouverture à Tokyo d'un « musée de la culture populaire japonaise » portant sur « les mangas, l'animation, les jeux vidéo et autres disciplines artistiques japonaises contemporaines » et afin de profiter de l'engouement des pays occidentaux (et notamment les États-Unis et la France) pour cette pop-culture nippone afin d'en faire un atout diplomatique et touristique.

Cette passion l'a rendu particulièrement populaire auprès des otaku et plus précisément des fans de manga (au point de lui constituer une sérieuse base électorale au sein de cette catégorie de la population, très importante au sein de la jeunesse et des populations urbaines, deux groupes connus pour être généralement indécis dans leurs choix politiques). Une popularité que Tarō Asō entretient, ayant réalisé lors de chacune de ses candidatures à la présidence du PLD un passage remarqué à Akihabara, quartier de Tokyo connu pour ses nombreuses boutiques de manga et de jeux vidéo et souvent surnommé la « Mecque des otaku ».

Cela lui a valu notamment le surnom de Rōzen Asō (ローゼン麻生), en référence à Rōzen Maiden (ローゼン メイデン), manga très populaire que Tarō Asō avait été surpris en train de lire à l'aéroport de Tokyo, en attendant son avion. Il est également parfois surnommé le « ministre du manga » (マンガ大臣, Manga daijin). Enfin, à Akihabara, un magasin appelé « Notre Tarō » (オレたち の 太郎, Oretachi no Tarō), entièrement consacré à des produits dérivés (gadgets, pâtisseries, mangas) en son honneur, s'est ouvert,.

Participation aux Jeux olympiques

Tarō Asō a fait partie de la délégation japonaise aux Jeux olympiques d'été de 1976 à Montréal, pour le Skeet olympique. Il finit alors 41e sur 68, avec 187 points.

Un catholique romain

Tarō Asō est l'un des rares fidèles de l'Église catholique romaine au Japon (qui représentent environ 1 % de la population). Sa famille, et notamment du côté maternel (incluant donc l'ancien Premier ministre Shigeru Yoshida, son grand-père), est catholique depuis plusieurs générations. Il est d'ailleurs baptisé sous le nom de Francisco (フランシスコ, Furanshisuko), en l'honneur de saint François Xavier, l'évangélisateur du Japon.

Cette foi fait que, contrairement à d'autres hommes politiques japonais qui, comme lui, ont fait leur réputation sur des positions très populistes, il n'a jamais participé aux visites du 15 août au sanctuaire de Yasukuni, sanctuaire shinto de Tokyo devenu le symbole du nationalisme nippon (du fait que ce lieu de culte honore la mémoire des soldats japonais morts pour le pays, dont 14 criminels de guerre de classe A et, parmi eux, 7 qui furent condamnés à mort par le tribunal de Tokyo et exécutés après la Seconde Guerre mondiale). En effet, si les commémorations du en l'honneur de la fin de la Seconde Guerre mondiale au Japon donnent lieu à des visites du sanctuaire de personnalités nationalistes (dont l'ancien Premier ministre Jun'ichirō Koizumi qui avait été vivement critiqué par les pays voisins du Japon, dont surtout la Corée du Sud et la Chine, pour avoir visité le sanctuaire au cours de son mandat), Tarō Asō se démarque en célébrant la fête chrétienne de l'Assomption.

Il a été le septième Premier ministre chrétien du pays, succédant ainsi à Takashi Hara (1918-1921), Korekiyo Takahashi (1921-1922, premier protestant), son grand-père Shigeru Yoshida (1946-1947 et 1948-1954), Tetsu Katayama (1947-1948), Ichirō Hatoyama (1954-1956, protestant baptiste) et Masayoshi Ōhira (1978-1980).


Carrière politique

La conquête difficile d'une assise locale

Tarō Asō se lance en politique à 39 ans, abandonnant alors la tête du groupe Asō à son frère cadet Yutaka.

Il est élu membre de la Chambre des représentants pour la première fois en , dans la circonscription familiale de l'ancien 2e district de Fukuoka. Cette circonscription s'étend alors dans le nord de la préfecture de Fukuoka, du détroit de Kanmon (comprenant notamment la moitié occidentale, et la plus résidentielle, de Kitakyūshū) jusqu'aux pays montagneux de l'intérieur de la préfecture, connus pour être un important bassin houiller (jusqu'à la fermeture progressive des mines à partir des années 1970). Élisant 5 représentants, cette circonscription fut longtemps considérée comme un fief de gauche (de 1948 à 1958, de 1960 à 1963 et de 1967 à 1979, il n'y eut qu'un seul député de droite ou PLD dans la circonscription, les 4 autres étant centristes d'opposition, socialistes ou communistes).

Dans ce contexte, Tarō Asō a au départ du mal à s'imposer dans ce district. Lorsqu'il est élu pour la première fois en 1979, il n'arrive qu'en 5e position avec 12,9 % des suffrages, étant tout de même élu vu que le scrutin est encore à cette époque au vote unique non transférable. S'il est réélu en 1980 avec plus de facilité, avec 15,5 % des voix, se positionnant cette fois à la seconde place, il est toutefois battu en 1983, arrivant en sixième et dernière position, avec 13,77 % des suffrages exprimés.

Ce n'est véritablement qu'à partir des élections de 1986 que Tarō Asō réussit à établir une assise politique locale stable dans sa circonscription. Il arrive en tête en 1986 avec plus du quart des suffrages (soit un résultat particulièrement considérable lors d'un scrutin plurinominal, il réintègre ainsi la Chambre des représentants), en seconde position en 1990 (redescendant alors à 17,77 % des votes) et de nouveau en première position en 1993 qui sont marquées pourtant au plan national par un recul historique de la part du PLD (il recueille 19,27 % des suffrages).

Après la réforme électorale de 1994, la mise en place du nouveau 8e district (qui comprend les parties de l'ancien 2e district non comprises dans Kitakyūshū) et le passage au scrutin uninominal majoritaire à un tour à partir des élections de 1996, il obtient la majorité absolue des suffrages à chaque élection, à l'exception de 2000 (tout en réunissant lors de cette élection, face à 4 concurrents, 49,91 % des suffrages). Lors de l'élection de 2005, il est réélu avec 56,89 % des voix et plus de 57 000 bulletins d'avance sur son principal concurrent, et à celle du , pourtant marquées par la défaite au plan national de la majorité qu'il dirige, il est reconduit avec une plus large avance encore (62,21 % des suffrages exprimés et 69 000 voix d'écart sur le candidat démocrate arrivé deuxième). Au scrutin suivant, le , dans le cadre de la reconquête de la majorité par le PLD mais avec une forte abstention, il obtient 146 712 voix (68,4 %).

Une ascension progressive

Les premières responsabilités

Tarō Asō obtient son premier poste gouvernemental (sans être toutefois encore membre du Cabinet) du au . Il est alors vice-ministre parlementaire auprès du ministre de l'Éducation, des Sports, des Sciences et de la Culture Takeo Nishioka, dans le gouvernement de Noboru Takeshita.

Il est ainsi considéré par la suite, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, comme un des spécialistes au sein du PLD concernant les dossiers éducatifs. En effet, il est directeur de la division de l'Éducation du parti de mars à .

Un intérêt pour les dossiers diplomatiques et économiques

Mais ses anciennes fonctions de chef d'un grand groupe industriel et minier, et ses nombreuses affectations passées à l'étranger, l'ont rapidement poussé à s'intéresser, tant à la Chambre des représentants qu'au sein du PLD, aux dossiers économiques, liés au commerce extérieur ou encore aux affaires étrangères. Il est ainsi successivement :

  • janvier -  : président de la Commission spéciale de la Chambre des représentants concernant les Problèmes houillers.
  • -  : président de la Commission spéciale de la Chambre des représentants chargée des Affaires étrangères.
  • -  : directeur de la division des Affaires étrangères du PLD.

Une valeur montante du PLD

Partisan au sein du PLD de Yōhei Kōno, il fait partie de l'équipe de ce dernier lorsqu'il devient président du parti, d' à (le premier chef du mouvement à n'avoir pas exercé la fonction de Premier ministre). Tarō Asō devient alors secrétaire général adjoint du mouvement, et seconde Kōno (qui est considéré comme l'un des principaux représentants de l'aile gauche du PLD) dans ses négociations pour former, à partir de , une alliance avec le Parti socialiste japonais.

Le mauvais score du PLD aux élections à la Chambre des conseillers du , suivi d'une fronde interne au parti, pousse finalement Yōhei Kōno à démissionner en pour être remplacé par Ryūtarō Hashimoto, membre de la faction responsable de la chute de Kōno.

Mais ce changement de direction au sein du grand parti de la droite japonaise n'entrave pas l'ascension politique de Tarō Asō. Hashimoto, devenu Premier ministre en , offre même son premier poste au sein du Cabinet à Asō : celui-ci est ainsi nommé ministre d'État et directeur général de l'Agence de planification économique dans le deuxième gouvernement Hashimoto du au . Dans un contexte de crise économique asiatique, Tarō Asō a été confronté pendant le temps où il a exercé cette fonction à la plus faible croissance économique qu'ait jamais connue le Japon à cette date depuis les années 1950 (et donc avant le miracle japonais). Il a dû ainsi annoncer une prévision de croissance du PIB de moins de 2 % pour l'année fiscale 1997.

Il est par la suite l'éphémère président de la Commission spéciale de la Chambre des représentants chargé de la Réforme de la structure fiscale de novembre à , puis il retrouve un poste au Cabinet en tant que ministre d'État chargé de la politique économique et fiscale du 23 janvier au dans le second et dernier gouvernement de Yoshirō Mori. Il déclare lors de sa prise de fonction vouloir « plus douce » la dérégulation de l'économie engagée par son prédécesseur Fukushirō Nukaga, mais la chute du cabinet trois mois plus tard l'empêche de réellement faire ses preuves à ce poste.

Ainsi, Tarō Asō a occupé tout au long des années 1990 des postes au premier plan de la vie politique japonaise, mais ce n'est véritablement qu'à partir des années 2000, et plus particulièrement sous le gouvernement de Jun'ichirō Koizumi, qu'il va acquérir une forte notoriété.

Ministre de Koizumi et d'Abe

De la rivalité au soutien à Koizumi

Lorsque Yoshirō Mori démissionne en , le grand favori pour lui succéder est alors l'ancien Premier ministre Ryūtarō Hashimoto, soutenu par « l'establishment » de la haute-administration et des grandes factions internes au parti. Son principal adversaire, qui fait bientôt figure d'outsider, est le néo-libéral Jun'ichirō Koizumi, candidat soutenu par un groupe de réformateurs connus sous le nom de « trio YKK » (alliance formée au début des années 1990 par alors trois jeunes députés réformateurs : Taku Yamasaki, Kōichi Katō et Koizumi, et longtemps dominée par Katō jusqu'à ce que celui-ci se déconsidère à la fin de l'année 2000 pour avoir un temps menacé de voter la motion de censure présentée par l'opposition à l'encontre du gouvernement Mori). Koizumi appelle à une profonde réforme du Japon ainsi que du parti, passant par une forte dérèglementation et une baisse du rôle de l'État et de l'administration pour ce qui est de la première et par la lutte contre le régime des factions pour la seconde.

Face à ces deux blocs, deux petites candidatures sont présentées aux marges du parti : Tarō Asō soutenu par l'aile gauche (favorable au maintien d'un certain niveau d'État-providence tout en reconnaissant la nécessité de réformer le parti) et Shizuka Kamei soutenu par le clan le plus conservateur. Asō fait notamment campagne alors pour maintenir et même renforcer les aides de l'État aux régions en difficulté. Finalement, contre la plupart des pronostics qui donnaient Hashimoto gagnant, Koizumi (le favori des sondages) l'emporte lors de l'élection du par 298 voix de délégués contre 155 à Hashimoto et seulement 31 à Asō (Kamei s'était finalement retiré).

Tarō Asō obtient toutefois en consolation de son échec le poste important de président du conseil de recherche politique du PLD, soit la 3e plus importante position au sein de l'exécutif du mouvement, après le président et le secrétaire général (ce dernier poste étant alors confié à Taku Yamasaki, autre membre du « trio YKK » et donc allié de Koizumi).

Tout en appelant jusqu'au bout Koizumi à réviser sa politique économique, Asō finit par se rallier à ce dernier, notamment sur les questions de politiques étrangères (il soutient les positions nationalistes décomplexées du Premier ministre et son attitude plus distante voire offensive à l'égard des gouvernements chinois) ou sur la décentralisation dont il est un partisan. Après sa réélection à la tête du parti, Koizumi fait ainsi d'Asō l'un des piliers de son gouvernement en le nommant ministre des Affaires intérieures et des Communications le , poste qu'il conserve dans le second cabinet puis au début du troisième gouvernement Koizumi jusqu'au .

Ministre des Affaires intérieures et des Communications

Tarō Asō fut essentiellement chargé en tant que ministre des Affaires intérieures et des Communications (qui comprend également la direction des services gouvernementaux des postes) de préparer la privatisation de la poste japonaise. Pourtant, le soutien d'Asō, connu pour être un modéré voire un opposant à l'égard de la déréglementation, à cette réforme a pendant longtemps fait l'objet d'interrogations.

Ainsi, alors qu'il n'était pas encore membre du gouvernement, il s'était opposé dans un premier temps au plan de Koizumi de privatisation totale en 2002, tout en ne rejetant pas l'idée d'une ouverture partielle du capital de Japan Post. Et à peine devenu ministre, il s'oppose à la volonté du chef du gouvernement de faire de ce projet l'un des sujets phares de la campagne aux élections législatives de 2003, et émet dans le même temps des doutes quant à la faisabilité du calendrier émis par le Premier ministre pour l'élaboration de la réforme (Koizumi prévoyait déjà en 2003 de pouvoir faire voter le projet de loi en 2005 pour une application en 2007).

Pourtant, si le projet sort de son champ de compétence directe lors du remaniement ministériel du qui voit la création d'un ministère d'État chargé de la privatisation de la poste confié au ministre de la politique économique et fiscale Heizō Takenaka (partisan convaincu de Jun'ichirō Koizumi et de cette privatisation), il continue néanmoins à être l'un des principaux acteurs de la finalisation de cette réforme,. Ce n'est qu'une fois le projet de loi sur la privatisation de la poste définitivement voté, le , que Tarō Asō a quitté le ministère des Affaires intérieures et des communications, confié à Heizō Takenaka.

Ministre des Affaires étrangères

Tarō Asō est ensuite ministre des Affaires étrangères dans le troisième cabinet Koizumi puis dans celui de Shinzō Abe, du au . C'est essentiellement à ce poste qu'il se fait le plus connaître, notamment en raison de ses nombreuses déclarations fracassantes teintées de nationalisme, voire de révisionnisme. Quelques semaines avant son changement d'affectation ministérielle, le , Asō fait une déclaration décrivant le Japon comme « une nation, une civilisation, une langue, une culture et une race » lors d'un discours durant la cérémonie d'ouverture du Musée national de Kyūshū à Dazaifu. Plus tard, le , Asō déclare que la colonisation de Taïwan par le Japon eut des aspects nettement positifs, notamment pour ce qui est de l'amélioration significative de l'éducation et de l'alphabétisation qui ont, selon lui, permis à Taïwan d'être aujourd'hui un pays à très haut niveau d'éducation.

Favorable à une politique étrangère décomplexée, domaine sur lequel il rejoint le plus les Premiers ministres Jun'ichirō Koizumi puis Shinzō Abe, il a notamment défendu les visites annuelles de Koizumi au sanctuaire de Yasukuni malgré les protestations des pays voisins, dont surtout la République populaire de Chine et la Corée du Sud, et a même été jusqu'à appeler l'empereur à faire de même. Il a néanmoins proposé, pour mettre un terme à la polémique, d'enlever son caractère religieux au sanctuaire et de le mettre sous le contrôle de l'État, afin de le transformer définitivement en mémorial de guerre national avec une loi clarifiant quels militaires devraient être honorés et en les séparant des criminels de guerre de classe A à l'origine de la controverse.

En tant que chef de la diplomatie du pays présidant le Conseil de sécurité des Nations unies au moment de la crise issue de l'essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord le , Tarō Asō a joué un rôle de premier plan dans l'adoption, le 14 octobre suivant, de la Résolution 1718 sanctionnant le régime de Pyongyang, appelant à un processus de renoncement de l'arme nucléaire de la part de ce pays et le sommant à revenir à la table des pourparlers à six,. Il a également été chargé d'annoncer la mise en place de sanctions économiques (passant par un embargo des produits nord-coréens), initialement prévues pour une période de 6 mois mais sans cesse renouvelées depuis lors.

Autre point le rapprochant de Jun'ichirō Koizumi et de Shinzō Abe, il défend l'entretien d'une relation très proche avec les États-Unis qui selon lui doit rester le principal pilier de la politique étrangère du Japon. C'est notamment durant son passage à la tête de la diplomatie nippone qu'a été finalisé l'accord, après une dizaine d'années de négociations tendues, sur le sujet sensible de la présence militaire américaine dans l'archipel, sur le statut des forces (SOFA). Signé en 2006 par les gouvernements américain et japonais, il prévoit d'une part le retrait du Japon de 8 000 Marines qui seraient ramenés à Guam et le déménagement d'ici 2014 de la base aérienne de l’United States Marine Corps Futenma (située sur le territoire de la ville de Ginowan à Okinawa, et très critiquée par des associations de riverains en raison des nuisances sonores et des questions de sécurité posées par le décollage et l'atterrissage fréquent d'appareils militaires en pleine zone urbaine) au Camp Schwab (camp américain accueillant depuis 1959 essentiellement le 4e régiment de Marine) situé en bordure de la baie de Henoko à Nago au nord de l'île d'Okinawa Hontō, projet critiqué notamment pour ses implications écologiques.

La lente conquête du pouvoir

La succession de Koizumi

Jun'ichirō Koizumi décide, comme promis lors de sa réélection à la tête du PLD en 2003, de quitter la tête du gouvernement à l'automne 2006. Une lutte pour sa succession s'engage alors entre les poids lourds de son administration, les favoris étant : Shinzō Abe (considéré comme le « dauphin » désigné de Koizumi et son Secrétaire général du Cabinet sortant), Sadakazu Tanigaki (le ministre des Finances sortant), Yasuo Fukuda (considéré comme l'éminence grise de Koizumi, qui finalement ne se présente pas) et Tarō Asō lui-même.

Le , Asō déclare officiellement sa candidature pour la présidence du Parti libéral-démocrate, et donc pour accéder au poste de Premier ministre. Il fait campagne sur le thème de la réforme de la constitution pour permettre de transformer définitivement les Forces japonaises d'autodéfense en armée traditionnelle, sur le maintien de positions fermes vis-à-vis de la Corée du Nord mais également du régime communiste chinois (rejoignant en cela les positions de Shinzō Abe, qui propose quant à lui de développer à la place la coopération avec les grandes démocraties de la région Asie-Pacifique telles que l'Inde ou l'Australie) tout en reprenant son idée de laïciser le sanctuaire de Yasukuni. Sur le plan social, il défend l'idée d'augmenter le niveau scolaire des jeunes Japonais en réduisant l'âge obligatoire pour être scolarisé de 6 à 5 ou 4 ans, et promet également de promouvoir la construction de logements plus confortables.

Il finit deuxième avec 136 voix sur 704 derrière Shinzō Abe (qui mène dans les sondages tout au long de la campagne) lors de l'élection du , tout en devançant Sadakazu Tanigaki, défenseur de la rigueur budgétaire et d'une augmentation de la taxe sur la consommation, qui lui réunit 102 suffrages. Shinzō Abe décide, malgré son opposition lors de ce scrutin, de le confirmer au ministère des Affaires étrangères dans son cabinet. Il renforce également son poids au sein du parti, héritant du « Groupe du grand courage » (大勇会, Taiyūkai) de Yōhei Kōno (et donc appelée jusque-là « faction Kōno », créée en 1999), petit groupe considéré comme l'aile gauche du parti car attaché à un positionnement centriste sur les questions sociales, à un certain keynésianisme en matière économique et surtout à une réforme interne du parti. Y attirant certains de ses propres partisans, il le transforme le pour en faire le « Groupe du bien public » (為公会, Ikōkai), dit « faction Asō », organisation devant lui servir à se présenter à nouveau à la présidence du PLD.

Il apparaît également comme le chef de file de l'une des trois grandes tendances qui s'opposent à partir de 2007 au sein du PLD, concernant la politique budgétaire et le respect du plan de réforme budgétaire adopté en 2006 par le gouvernement Koizumi pour retrouver un excédent primaire d'ici 2011, tant par une baisse des dépenses que par une hausse des revenus (et donc de la taxe sur la consommation). Ainsi, Tarō Asō dirige sur ce sujet la « Faction pour le report des objectifs d'excédents » (黒字化目標先送り派, Kurojika mokuhyō sakiokuri ha), qui prône d'augmenter les dépenses et ainsi de retarder l'échéance de 2011 pour arriver à un excédent afin de pouvoir mener une politique économique keynésienne. Elle s'oppose au « Comité pour réaliser la pensée avec correction » (正しいことを考え実行する会, Tadashiikoto o kangae jikkōsuru kai), ou Tadashii giren (正しい議連), il est surnommé « Faction de l'importance d'une régénération financière » (財政再建重視派, Zaisei saiken jūshi ha) ou « Faction des faucons financiers » (財政タカ派, Zaisei-taka ha) de Hiroyuki Sonoda, Kenji Kosaka et Kaoru Yosano, des conservateurs fiscaux partisans du strict respect du plan de 2006 et de la rigueur, et à la « Faction de la marée montante » (上げ潮派, Age shio ha) de Hidenao Nakagawa, qui considère que l'objectif d'un excédent en 2011 sera atteint par la seule croissance du PIB qui doit être encouragée par l'innovation, la lutte contre la déflation (et donc un certain interventionnisme monétaire) et la défense de l'investissement et de la consommation (d'où la volonté de retarder toute augmentation des impôts).

Il perd finalement son poste de ministre le à la suite d'un remaniement ministériel dû essentiellement à la défaite historique du PLD aux élections à la Chambre des conseillers, qui désormais est contrôlée par l'opposition. Tarō Asō quitte donc le gouvernement mais devient secrétaire général du parti. Ce poste, qui fait de lui officiellement le no 2 du mouvement majoritaire mais également, dans la pratique, son chef effectif (son président étant concentré sur sa fonction de Premier ministre). Cela lui donne également les moyens d'être en position de force pour briguer une nouvelle fois la présidence, les médias le présentant cette fois comme l'un des favoris pour succéder à un Shinzō Abe particulièrement impopulaire.

La succession d'Abe

Après la démission de Shinzō Abe annoncée le , Asō se présente une nouvelle fois à la présidence du PLD, annonçant sa candidature dès le lendemain. Plusieurs autres candidatures sont envisagées (notamment le ministre des Finances Fukushirō Nukaga ou l'un de ses prédécesseurs, Sadakazu Tanigaki), mais il n'a finalement qu'un seul adversaire : Yasuo Fukuda, fils de l'ancien Premier ministre Takeo Fukuda, ancienne éminence grise et ami de Jun'ichirō Koizumi (qui le soutient activement) et considéré par les caciques du parti comme plus consensuel que le très populiste Asō.

Les deux hommes s'opposent essentiellement sur les questions d'affaires étrangères, Yasuo Fukuda soutenant un réchauffement des relations avec la République populaire de Chine et la Corée du Sud et, plus largement, le renforcement de la coopération dans la région Asie-Pacifique (en favorisant également les négociations plutôt que les sanctions avec la Corée du Nord), tandis que Tarō Asō considère que, si la coopération économique avec les voisins asiatiques doit être encouragée (afin de lutter contre la pauvreté qui, selon lui, favorise la dictature et le totalitarisme), il ne peut y avoir de négociations sans une attitude ferme de la part du Japon vis-à-vis des régimes dictatoriaux (dont, surtout, la Corée du Nord). De plus, Yasuo Fukuda considère les relations est-asiatiques comme le principal pilier de la diplomatie japonaise, s'opposant à Asō qui au contraire veut mettre les relations avec les États-Unis au premier plan. En ce qui concerne le controversé sanctuaire de Yasukuni, Yasuo Fukuda rejoint la proposition ancienne d'Asō de doter le Japon d'un mémorial de guerre mais, contrairement à lui, il considère que celui-ci doit être créé ex-nihilo et non pas à partir de Yasukuni. Sur tous les autres sujets, notamment en matière de politique intérieure, les deux candidats ont toutefois présentés des programmes communs : tous deux appellent à continuer les réformes engagées sous les gouvernements de Koizumi tout en tentant de lutter contre les contreparties de ces dernières en accentuant les mesures sociales.

Donné dans un premier temps favori, notamment dans les sondages, Tarō Asō perd rapidement l'avantage au profit de Yasuo Fukuda (fort du ralliement continu de nombreux poids lourds du parti qui forment un véritable « front anti-Asō ») et a lui-même admis qu'il n'avait que peu de chance de l'emporter. Finalement, Yasuo Fukuda est largement élu à la tête du parti le 23 septembre par 330 voix contre 197.

Tarō Asō est à la suite de cela mis un temps à l'écart en n'étant nommé ni au gouvernement ni à un poste clé du parti. Toutefois, Fukuda — qui fait face à une opposition très offensive menant une stratégie de rejet quasi systématique de toute loi présentée par le gouvernement au sein de la Chambre des conseillers, ce qui l'empêche de mettre en place certaines réformes, ainsi qu'à plusieurs scandales qui l'ont rendu impopulaire — remanie en profondeur son gouvernement le et rassemble derrière lui l'ensemble de ses troupes, dont son ancien rival Tarō Asō. Ce dernier retrouve alors le poste de secrétaire général, et donc de no 2, du PLD, ce qui le met à nouveau en bonne place pour tenter une fois de plus de prendre la présidence d'un mouvement vieillissant et souffrant d'une grave crise de confiance auprès de l'opinion publique.

Le 59e Premier ministre du Japon

L'élection

Le , Yasuo Fukuda, dont la cote de popularité est descendue en dessous des 30 % de satisfaits, annonce sa démission de son poste de Premier ministre et de président du PLD. Dans une campagne marquée par les réponses à apporter à la forte crise financière et économique que connaît le Japon (à l'instar de tous les pays industrialisés), Tarō Asō est alors le seul candidat à rejeter l'idée de continuer les restrictions budgétaires et prône au contraire un programme de relance économique passant par une augmentation sur le court terme des dépenses de l'État tout en promettant une baisse des impôts pour relancer la consommation. Favori des sondages tout au long de la campagne, Tarō Asō est désigné le chef du Parti libéral-démocrate par 351 voix sur 527, au détriment des autres candidats Kaoru Yosano, Yuriko Koike, Nobuteru Ishihara et Shigeru Ishiba, et est ainsi élu Premier ministre du Japon par la Chambre des représentants le .

Il nomme un gouvernement qu'il veut comme l'incarnation d'une modernisation de la politique : 5 de ses 17 ministres n'ont jamais participé à un Cabinet, tandis que la ministre d'État pour les Affaires sociales et l'Égalité des sexes Yūko Obuchi est, à seulement 34 ans, la plus jeune personne à avoir participé à un gouvernement japonais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Politique intérieure

Comme promis lors de sa campagne, l'une des premières annonces de Tarō Asō en tant que Premier ministre a été l'annonce d'une baisse rapide des impôts.

En ce qui concerne la crise financière mondiale, qui a touché d'une manière particulièrement forte un Japon largement lié financièrement aux États-Unis et fragilisé par une crise économique de longue durée (l'indice Nikkei 225 avait ainsi chuté de 24 % durant la semaine du 6 au 12 octobre, avant de remonter de plus de 14 % le 14 octobre, soit la plus forte hausse jamais connue par l'indice depuis sa création en 1949, tandis que le pays entre officiellement en récession pour la première fois depuis sept ans au troisième trimestre 2008 avec une baisse de 0,1 % de son PIB entre juillet et septembre faisant suite à une première contraction de 0,9 % au second trimestre), le gouvernement a annoncé la possibilité d'injecter des capitaux publics dans les banques régionales qui assurent l'essentiel du financement des petites et moyennes entreprises japonaises, tout en envisageant le gel de certaines ventes d'actions détenues par des établissements publics du pays, en poursuivant la dérégulation des programmes de rachat d'actions des sociétés cotées et en proposant de lancer un autre plan qui viendrait s'ajouter à celui de 1 800 milliards de yens (soit environ 12,9 milliards d'euros) mis au point avant la crise et avant l'arrivée d'Asō au pouvoir.

Le gouvernement finit par avancer le un plan de relance de 26 900 milliards de yens (207 milliards d'euros) visant tout d'abord à dynamiser la consommation (par des réductions fiscales, des aides directes aux ménages comme la hausse ou la création de nouvelles allocations familiales ou vieillesses, la mise en place de prêts bonifiés et à terme une augmentation sur 3 ans du taux de la taxe sur la consommation, jusqu'ici établi à 5 %) et à aider les petites et moyennes entreprises et les petites et moyennes industries qui assurent 70 % des emplois du Japon. Il est rapidement suivi, dès le , par l'injection de 23 000 milliards de yens (192 milliards d'euros) supplémentaires, dont 10 000 milliards de mesures fiscales (surtout des réductions d'impôts pour les propriétaires immobiliers, devant servir notamment à financer des logements et autres aides sociales aux travailleurs temporaires licenciés contraints de quitter l'habitation fournie par leur employeur) et 13 000 milliards d'aides aux entreprises en difficultés (notamment en favorisant l'octroi de crédits ou par l'achat des traites émises par les sociétés pour leur permettre de lever des fonds). La situation s'aggravant encore au début de l'année 2009, poussant le pays dans sa plus forte récession depuis 1955 (le gouvernement annonce ainsi en qu'il prévoit une contraction de 3,3 % du PIB pour l'année budgétaire 2009-2010, alors que jusqu'à présent il affirmait pouloir arriver à une croissance nulle,), un nouveau plan de relance, le troisième depuis le début de la crise et le quatrième en un an, est présenté le . D'un montant cette fois de 15 400 milliards de yens (116 milliards d'euros), son financement implique notamment l'émission de 10 000 milliards de yens (76 milliards d'euros) d'emprunts d'État (ce qui établirait le nombre d'émissions depuis le début de l'année 2009 à 44 milliards de yens). Outre les aides supplémentaires aux entreprises et nouvelles mesures fiscales, ce nouveau programme se démarque de ses prédécesseurs en ce qu'il s'intéresse tout particulièrement à l'environnement (notamment par une prime de 100 à 250 000 yens pour l'achat de véhicules propres, l'installation de générateurs à énergie solaire dans 37 000 écoles, l'amélioration de l'isolation thermique de 3 millions d'habitations et bâtiments en 3 ans), la construction d'infrastructures (notamment la construction de pistes supplémentaires à Narita ou la création d'un nouvel axe entre ce dernier et Haneda) et les nouvelles technologies (en développant la recherche sur les cellules souches). Le budget additionnel pour financer ces nouvelles mesures est présenté à la Diète par le gouvernement le 27 avril suivant et est adopté à la fin du mois de mai. Le montant total de la politique de relance du gouvernement Asō s'élève à 65 300 milliards de yens (515 milliards d'euros), 67 100 milliards (527,9 milliards d'euros) si on y inclut le premier plan du gouvernement Fukuda d'avant la crise, soit en tout environ 14 % du PIB.

Pour ce qui est de la gestion internationale de la crise, exerçant toujours à la fin de l'année 2008 la présidence du G8, Tarō Asō a lancé l'idée le d'une réunion extraordinaire des chefs d'État ou de gouvernement des huit pays les plus industrialisés afin de réfléchir à des réponses communes à apporter à la situation financière.

Politique étrangère

Tarō Asō a voulu tempérer son image de « faucon » en matière de politique étrangère en nommant à la tête de la diplomatie japonaise Hirofumi Nakasone, un de ses partisans pourtant connu pour être un ardent défenseur du réchauffement diplomatique avec les pays voisins et notamment avec la Corée du Sud dont il est considéré comme un spécialiste, et son premier voyage officiel hors du Japon a été en République populaire de Chine, du 24 au 25 octobre, pour le sommet Asie-Europe de Pékin. Il organise également le à Fukuoka le premier sommet tripartite Japon - République populaire de Chine - Corée du Sud à se dérouler indépendamment d'un sommet ASEAN. Tarō Asō, le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le président sud-coréen Lee Myung-bak ont alors signé une déclaration commune pour reconnaître la nécessité de renforcer la coopération entre leurs trois pays sur le plan commercial, économique, financier et politique afin notamment de faire front ensemble contre la crise mondiale, ainsi que pour trouver des solutions pacifiques à plusieurs conflits frontaliers opposant le Japon à la République populaire de Chine (au sujet notamment des îles Senkaku, selon le vocable japonais, ou Diaoyu, pour les Chinois, archipel désert actuellement contrôlé par le Japon mais également revendiqué par la Chine populaire et la République de Chine, à l'ouest d'Okinawa et au nord-est de Taïwan et qui fut le sujet de nouvelles tensions entre les deux pays quelques jours avant la réunion lorsqu'un navire de surveillance chinois fut aperçu à moins de six kilomètres de l'archipel disputé) ou le Japon à la Corée du Sud (à savoir les Rochers Liancourt, appelés Dokdo par les Sud-coréens qui contrôlent effectivement ce groupe d'îlots pratiquement déserts, et Takeshima par les Japonais),. Et si l'offrande (un arbre en pot) qu'il fait déposer le en son nom au sanctuaire Yasukuni pour le festival de printemps du lieu de culte, sans s'y rendre personnellement, pousse la Chine à exprimer sa « profonde préoccupation » et de son « mécontentement » face à ce geste, il réalise une visite sans heurts à Pékin les 29 et 30 avril suivants pour parler de la crise économique, d'environnement et de la Corée du Nord.

Il reste néanmoins un ferme partisan du maintien de sanctions contre la Corée du Nord, et a donc condamné la décision américaine de retirer ce pays de la liste des États soutenant le terrorisme tandis que les pourparlers à six ont connu des avancées considérables au cours des dernières semaines. Tarō Asō a notamment affirmé que le Japon refuserait toute aide énergétique à la Corée du Nord tant que le sujet des enlèvements de Japonais par les forces de Pyongyang pour former des espions du régime au japonais dans les années 1970 et 1980 n'aurait pas été réglé. À la suite de l'annonce par la Corée du Nord de son intention de lancer un « satellite de communication » sur une fusée Unha-2, présenté par les analystes en sécurité militaire comme un essai déguisé de missile balistique Taepodong-2, il adopte une attitude ferme. Il demande ainsi une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations unies, dont le Japon est alors un membre temporaire, afin de soutenir une éventuelle sanction internationale à la Corée du Nord, et organise la réponse à un éventuel lancement de la fusée en activant le réseau de missiles de défense, menaçant de faire désintégrer l'engin nord-coréen dès son passage dans l'espace aérien japonais, et mettant en place une cellule de crise afin de décider le plus rapidement du déploiement des Forces d'autodéfense pour protéger, évacuer et porter assistance aux habitants de villages qu'il présente comme menacés par une hypothétique chute des débris du missile sur le sol japonais. La fusée est bien lancée le 5 avril mais, selon le Secrétariat américain à la Défense, explose en vol au-dessus de l'océan Pacifique.

Il a également fait du Japon l'une des principales voix sur la scène internationale dans le domaine de la régulation des armes, notamment nucléaires, en étant à l'origine, avec son homologue australien Kevin Rudd, de la création de la Commission internationale sur la non-prolifération nucléaire et le désarmement (ICNND), ou encore en posant comme préalable à toute coopération énergétique entre le Japon et l'Inde que ce dernier pays respecte le moratoire international de non-prolifération nucléaire.

Pour le règlement international de la crise financière, exerçant toujours, pour l'année 2008, la présidence du G8, Tarō Asō a lancé l'idée le d'une réunion extraordinaire des chefs d'État ou de gouvernement des huit pays les plus industrialisés afin de réfléchir à des réponses communes à apporter à la situation financière. Finalement, lors du sommet des chefs d'État et de gouvernement du G20 à Washington les 15 et , il appelle à plus de coopération internationale pour réguler les marchés financiers et à renforcer pour ce faire le FMI, le Japon se disant prêt à puiser dans son importante réserve de change (qui était de plus de 1 025 milliards de dollars américains en septembre 2008) pour fournir 100 milliards de dollars américains (78,8 milliards d'euros) à cette institution internationale. Maintenant le Japon dans son alliance traditionnellement étroite avec les États-Unis, il s'est déclaré partisan de « maintenir fermement le système de change centré sur le dollar », s'opposant ainsi à la proposition du président français Nicolas Sarkozy de définir de nouvelles monnaies de référence. Du reste, il semble que les Américains le lui rendent bien, puisqu'il est, le , le premier chef de gouvernement étranger à rendre visite à Barack Obama à la Maison-Blanche.

Un Premier ministre impopulaire ?

Un gouvernement rapidement en difficulté

Seulement quatre jours après son entrée en fonction, Tarō Asō doit faire face à la démission de son ministre du Territoire, des Infrastructures et des Transports Nariaki Nakayama, contesté pour des déclarations prônant « l'uniformité ethnique » du Japon qui ont choqué certaines minorités (dont surtout celle des Aïnous). Le , c'est au tour du chef d'état-major de la Force aérienne d'autodéfense, le général Toshio Tamogami, de démissionner après avoir nié dans un livre que le Japon ait été un pays agresseur lors de la Seconde Guerre mondiale.

Bénéficiant d'un état de grâce moins important que prévu (la plupart des sondages faisant état d'un taux de popularité seulement à 50 % au moment de sa prise de fonction) et qui semble de plus déjà s'estomper (un sondage réalisé pour le Yomiuri Shinbun estimant que désormais 46 % des sondés font confiance au Premier ministre du Japon, un autre réalisé par le Mainichi Shinbun, publié une semaine après, ne le créditait que de 36 % d'opinions favorables).

Alors que plusieurs voix s'étaient élevées au sein de la direction du PLD au cours de la campagne pour annoncer que l'élection du nouveau président correspondrait avec l'organisation rapide d'élections législatives anticipées afin de bénéficier de l'état de grâce du nouveau chef du gouvernement, Tarō Asō a finalement annoncé que l'idée d'une dissolution de la Chambre des représentants n'était pas une priorité, le gouvernement et la majorité devant se concentrer selon lui tout d'abord dans la mise au point d'un plan de sauvetage de la finance et de l'économie japonaise.

Les dérapages du Premier ministre

De plus, une succession de dérapages ont valu à Tarō Asō des critiques au sein de son propre camp ainsi que la colère de groupes socio-professionnels pourtant considérés comme acquis au PLD. Il doit ainsi rapidement s'excuser pour avoir déclaré, lors d'une réunion avec des gouverneurs de préfecture, selon Jiji Press et d'autres médias, que : « Il y a beaucoup (de médecins) qui manquent sérieusement de sens commun ». Le même jour, il crée une autre controverse lorsqu'il affirme, en s'adressant devant un congrès de l'Association des parents d'élèves et enseignants et ignorant apparemment que des parents se trouvaient parmi l'assistance : « Je respecte le directeur de jardin d'enfants qui a dit que les gens qui devraient être disciplinés sont les mères plutôt que les enfants », ajoutant que « certains d'entre vous (les enseignants) ont des problèmes avec les parents qui sont derrière les enfants ». Le 20 novembre suivant, c'est au tour des personnes âgées « maladives » d'être visées par le Premier ministre qui déclare, lors d'une réunion avec des conseillers économiques du gouvernement, en parlant du problème de l'explosion des dépenses de santé : « Mes dépenses médicales sont beaucoup plus basses parce que je marche, entre autres. Pourquoi devrai-je payer pour ceux qui ne font que boire et manger et ne font aucun effort ? ». Il s'était déjà fait remarquer par le passé, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères, pour avoir offensé les associations de lutte contre la maladie d'Alzheimer pour avoir dit, afin de souligner l'importante différence de prix du riz existant entre le Japon et la Chine, le  : « Même des patients atteints de la maladie d'Alzheimer peuvent voir lequel des deux est le moins cher ».

Il a même suscité la protestation de certains parlementaires PLD, notamment des « réformateurs » héritiers de Jun'ichirō Koizumi pour avoir envisagé de mettre entre parenthèses le processus de réduction de la part de l'État dans le capital des différentes sociétés nées de la réforme de la Japan Post, ou encore des élus liés au puissant lobby des transports pour avoir proposé de conférer les revenus des taxes concernant ce domaine aux gouvernements locaux. Il s'attire finalement les critiques du toujours très populaire et très influent Koizumi lui-même, qui qualifie ses propos concernant la poste de « presque risibles, plutôt que stupides » et envisageant la perte du pouvoir pour le PLD si Asō mène le parti lors de la campagne.

Son image d'homme politique atypique, proche du peuple et antithèse des élites japonaises lui a valu plusieurs critiques. Dès le , un article de l’Asahi Shinbun dévoile les très nombreuses sorties du nouveau Premier ministre et dénonce son train de vie, en plein crise économique : sur les 28 premiers jours de son mandat, en dehors de trois dîners d'affaires, Asō n'est rentré que quatre fois à son domicile, préférant dîner au restaurant et fréquenter des bars à 21 reprises, dans 32 établissements. Face à ces révélations, Tarō Asō a choisi d'assumer ses sorties en déclarant : « C'est mon style et je n'en changerai pas. […] Par chance, j'ai de l'argent. C'est moi qui paye ». À la suite de ces déclarations, la presse japonaise a enquêté sur la fortune personnelle de Asō et des membres de son gouvernement, indiquant que le patrimoine actif du Premier ministre était de 455,48 millions de yens (soit près de 4 millions d'euros), principalement immobilier. Si ce patrimoine est inférieur à celui de son Ministre des Affaires intérieures et des Communications Kunio Hatoyama (764,6 millions de yens), il fait néanmoins de Tarō Asō le deuxième plus riche Premier ministre de l'histoire du Japon derrière Morihiro Hosokawa (le troisième à la suite de l'accession à ce poste par la suite de Yukio Hatoyama), tandis que ce train de vie entre en contradiction avec cette réputation d'« homme du peuple » que le chef du gouvernement s'est créée au fil des années.

Des voies se sont également élevées pour dénoncer la mauvaise prononciation par le Premier ministre à plusieurs reprises de kanjis lors de ses discours. Ces difficultés de lecture lui ont valu le surnom de « Premier ministre KY » (KY首相, KY Shushō), ou KY, traditionnellement utilisé comme abréviation de « Kūki Yomenai » (空気 読めない, littéralement « incapable de lire une situation ») utilisé pour désigner une personne inconsciente ou déconnectée de la réalité, mais ici transformé en « Kanji Yomenai » (漢字 読めない, littéralement « incapable de lire les kanji »), soit dans le sens d'illettré. D'un autre côté, le célèbre réalisateur de films d'animation japonais Hayao Miyazaki a qualifié la mise en avant de sa passion pour les mangas — dont il a fait une arme électorale en même temps qu'un cheval de bataille en politique — d'« embarrassante », considérant que « c'est quelque chose qui devrait relever de la sphère privée ».

Un sondage de l’Asahi Shinbun du ne le crédite plus que de 14 % d'opinions favorables contre 73 % d'insatisfaits, et la popularité de son cabinet, selon une enquête du Yomiuri Shinbun parue le même jour, chute pour la première fois en dessous de la barre des 20 % depuis 2001 et le gouvernement du très impopulaire Yoshirō Mori.

Controverse sur le travail forcé par la compagnie minière Asō

Alors qu'il était premier ministre, Asō , dont la famille immédiate possède une entreprise minière, aujourd'hui appelée groupe Asō (de), a refusé à maintes reprises de confirmer que la compagnie de sa famille avait utilisé le travail forcé pendant la Seconde guerre mondiale . Depuis lors, plusieurs anciens prisonniers de guerre australiens survivants ont demandé à Asō et à l'entreprise de s'excuser, mais tous deux ont refusé de le faire.

La remontée momentanée puis la chute

Pourtant, une série d'événements lui permet de voir sa popularité remonter au printemps 2009. Tout d'abord, l'arrestation pour corruption de l'un des principaux collaborateurs du chef de l'opposition Ichirō Ozawa affaiblit ce dernier et le PDJ, qui pourtant arrivait jusqu'alors en tête dans les sondages, perd deux importants scrutins préfectoraux au profit de candidats soutenus plus ou moins ouvertement par le PLD : les élections des gouverneurs des préfectures de Chiba et Akita. Ensuite, sa gestion de la crise du missile nord-coréen au début du mois d' lui permet de revenir à un taux de popularité moins critique, un sondage du Mainichi Shinbun réalisé les 10 et 11 avril fait état de 76 % des personnes interrogées approuvant son action sur ce sujet, et dans le même temps fait remonter le taux de soutien au gouvernement de 16 % (en mars) à 24 %.

L'annonce, au mois d'avril elle aussi, du renforcement du plan de relance engagé en , le plus important de l'histoire du Japon, par le gouvernement est également présentée comme une des causes de sa remontée dans les enquêtes d'opinion. Ainsi, le même jour que la présentation de ce plan à la Diète du Japon, un sondage pour le Nikkei Shinbun et TV Tokyo voit sa popularité augmenter de 7 points pour s'établir à 32 %. Le Yomiuri Shinbun quant à lui, dans une enquête réalisée les 25 et 26 avril, indique que 7,1 % des personnages interrogées le soutiennent pour rester Premier ministre après les élections devant avoir lieu au plus tard le (doublant ainsi son score par rapport au mois précédent où il ne recueillait plus que 3,5 % de supports) et le fait passer de la 8e à la 3e place des choix des Japonais comme futur chef de gouvernement, toujours derrière Koizumi (14,8 %) et son ministre de la Santé Yoichi Masuzoe (9 %), mais en devançant cette fois son adversaire Ichirō Ozawa (6,5 %). Enfin, alors que le PLD semblait se diriger inéluctablement vers la seconde défaite électorale de son histoire à la Chambre des représentants (la première fut en 1993) en , ne récoltant plus alors que 26 % d'intentions de vote contre 42 % au PDJ selon le Nikkei Shinbun, il reprend l'avantage dès le mois de mars avec une légère avance (33 % contre 30 % à l'opposition mais surtout 34 % d'indécis) et creuse l'écart en avril (36 %, égalant le nombre d'indécis, contre 28 %).

Cette remontée semble toutefois fragile, le changement de présidence au sein du PDJ (Ichirō Ozawa démissionne et est remplacé par Yukio Hatoyama) permettant à ce dernier de revenir en force dans les sondages, tandis que de nouvelles démissions au sein de l'équipe gouvernementale (le secrétaire général adjoint du Cabinet Yoshitada Kōnoike le pour l'utilisation à des fins personnelles d'un billet de train gratuit alloué aux parlementaires pour leurs déplacements officiels mais surtout celle de l'un des principaux alliés de Tarō Asō, le ministre des Affaires intérieures Kunio Hatoyama, à la suite d'un désaccord entre les deux hommes au sujet de la gestion de la Japan Post Holdings).

Le , Tarō Asō annonce des élections législatives anticipées le 30 août, à la suite de la défaite du PLD à l'élection de l'assemblée métropolitaine de Tokyo, remportée par le PDJ. Le lendemain, la Chambre des conseillers vote une motion de censure contre le Premier ministre, vote sans conséquence mais néanmoins exceptionnel au Japon : il n'y a eu qu'un seul précédent depuis l'entrée en vigueur de la constitution du Japon en 1947, celui de juin 2008 envers Yasuo Fukuda.

Alors que tous les sondages et les analystes politiques semblent considérer la défaite du PLD inévitable, Tarō Asō tente de démontrer pendant toute la campagne que seule la majorité sortante est capable de gérer la situation et de sortir le Japon de la crise et met l'accent sur le manque d'expérience du pouvoir de son principal adversaire, le PDJ n'ayant jamais cessé d'être dans l'opposition depuis 1996. Tout en s'excusant pour ses dérapages verbaux et en reconnaissant que ceux-ci ont contribué à rendre impopulaire le gouvernement, il déclare ainsi : « Ma vision du Japon est celle d'une société sûre avec de la vitalité, où les enfants peuvent rêver, les jeunes avoir de l'espoir et les aînés se sentir en sécurité », tout en considérant le programme de l'opposition comme « des politiques hasardeuses sans financement ». Pourtant, malgré l'annonce à la mi-août que l'économie japonaise sortait de la récession pour la première fois depuis un an (nouvelle largement utilisée par la majorité sortante pour défendre l'efficacité de son plan de relance), ni Tarō Asō ni le PLD ne réussissent à remonter dans les sondages et, le jour du scrutin, le , ils connaissent une défaite historique en n'obtenant que 119 sièges sur 480 contre 308 au PDJ. Immédiatement, Tarō Asō a reconnu la défaite et annoncé sa démission de la présidence du PLD lors d'une allocution télévisée.

Un député discret de l'opposition

Tarō Asō se montre relativement discret pendant toute la législature allant de 2009 à 2012. Tarō Kōno, fils de Yōhei Kōno, devient durant cette période la personnalité la plus exposée de sa faction (candidat à la présidence du PLD en 2009 et titulaire de plusieurs postes à responsabilité au sein de la direction du parti par la suite). Il apparaît très affecté par le décès, le , de son ancien ministre des Finances et ami Shōichi Nakagawa, déclarant : « Je suis tellement choqué que je ne sais quels mots dire ». Il est l'un des principaux orateurs lors d'une cérémonie organisée pour célébrer le premier anniversaire de sa mort au Grand Prince Hotel Akasaka le , y faisant plusieurs déclarations sur le bilan de son gouvernement et des attaques contre celui, démocrate, de Naoto Kan en place à l'époque, notamment : « La décision de "donner 10 billions de yens au FMI" [renvoyant au renflouement de l'institution internationale opéré en 2008 par le gouvernement Asō] a permis de diminuer considérablement la confusion du monde économique liée à la faillite de Lehman Brothers. Les médias auraient dû évaluer cela comme étant du bon travail. De même pour les Senkaku, quand cette histoire ridicule a eu lieu [au sujet de la collision, le , entre un bateau chinois et un navire de patrouille japonais dans les eaux de ces îles, ravivant le conflit territorial entre les deux pays], il aurait fallu réagir vivement en disant "cessez de vendre ainsi le territoire japonais". Si M. Nakagawa était en vie, il l'aurait dit encore plus fortement ».

Sur le plan diplomatique, il représente le Japon lors de l'investiture à la présidence de la République fédérale du Brésil, Dilma Roussef, le .

Alors que son influence au sein du parti semblait désormais limitée, sa position se retrouve renforcée lors de l'élection présidentielle du PLD du , à quelques mois d'élections législatives annoncées. Lui et ses partisans, aux côtés de Masahiko Kōmura et de son propre groupe de pression, deviennent la force motrice de la campagne de Shinzō Abe, qui fait alors figure de candidat contre le jeu des factions et de la révision de la Constitution pour y reconnaître le droit du Japon à l'auto-défense collective. Abe est élu au deuxième tour et dirige donc le parti lors des élections législatives finalement fixées au , lors desquelles il retrouve une majorité absolue à la Chambre des représentants.

Tarō Asō est affilié au mouvement ouvertement révisionniste Nippon Kaigi, également favorable au retour du militarisme au Japon et à l'abandon du pacifisme d'après-guerre.

Vice-Premier ministre et ministre des Finances

Le , dix jours après la victoire du PLD aux élections législatives, Shinzō Abe est élu Premier ministre par la Diète. Il annonce, dans la foulée, la nomination de son allié Tarō Asō au titre, stratégique, de vice-Premier ministre ; ce dernier hérite également du ministère des Finances, chargé des Services financiers, de la Déflation et du Yen fort. Asō retrouve ainsi un poste de premier plan.

Lors de sa première conférence de presse, il confirme que la lutte contre la déflation et pour la relance de l'économie sera la priorité de la nouvelle administration, plutôt que la diminution de la dette. Il annonce la préparation d'un budget supplémentaire « conséquent » pour l'année fiscale 2012 devant finir en , que les restrictions budgétaires imposées par ses prédécesseurs démocrates (à savoir de ne pas dépasser les 44 billions de yens d'émissions d'obligations et les 71 billions en dépenses publiques générales) ne seraient pas respectées et que la hausse de la taxe sur la consommation ne serait pas réalisée si l'économie ne se rétablit pas. Il exprime également ses principales orientations budgétaires : « Ce dont nous avons besoin c'est d'un budget qui encourage l'investissement privé, l'embauche des personnes et la dépense des consommateurs ». Il défend un retour important des financements de travaux publics, fortement réduits par le PDJ : « Il est contestable de considérer comme le mal les dépenses dans les travaux publics, et de mettre en place une allocation pour les enfants comme bonne. Celle-ci est inutile si les parents décident de se mettre les allocations dans la poche ».

Tarō Asō est impliqué dans le scandale politique de 2017-2018 de l’école Moritomo Gakuen.

Vice-président du PLD

À la suite de l'élection de Fumio Kishida à la présidence du Parti libéral-démocrate le puis de son accession, le , au poste de Premier ministre, Tarō Asō devient à cette même date vice-président du PLD. Shunichi Suzuki lui succédant comme ministre des Finances du Japon,.

Famille

Avec son épouse Chikako Asō, née Suzuki, qu'il a épousée le , il a eu deux enfants, un fils et une fille :

  • Masahiro (将豊), né le .
  • Ayako (彩子), née le .

Notes et références

Article connexe

  • Liste d'athlètes olympiques ou paralympiques japonais devenus parlementaires
  • Liste d'athlètes olympiques devenus chef d'État ou de gouvernement
Collection James Bond 007

Liens externes

  • (ja) site officiel de Taro Aso
  • Portail de la politique
  • Portail du tir
  • Portail du monde contemporain
  • Portail du Japon

Tarō Asō


Alice in Borderland


Alice in Borderland


Alice in Borderland (今際の国のアリス, Imawa no kuni no Arisu) est un shōnen manga d'Haro Asō prépublié entre et mars 2016 dans les magazines Shōnen Sunday Super puis Weekly Shōnen Sunday de l'éditeur Shōgakukan et compilé en un total de dix-huit volumes reliés sortis entre et . La version française est publiée en autant de volumes par Delcourt dans la collection Delcourt/Tonkam entre et .

En dehors de plusieurs histoires courtes, deux séries dérivées traitées indépendamment de l'œuvre principale sont également créées. Alice on Border Road (今際の路のアリス, Imawa no Michi no Arisu), scénarisée par Asō et illustrée par Takayoshi Kuroda, parait dans le Monthly Sunday Gene-X de l'éditeur Shōgakukan entre le et le puis est publiée en un total de huit volumes reliés sortis entre le et le . La version française est publiée par Delcourt/Tonkam à partir de . Alice in Borderland Retry (今際の国のアリス RETRY, Imawa no Kuni no Arisu Retry) est publiée entre le et le dans le Weekly Shōnen Sunday.

Une série de trois OVA est commercialisée entre et avec les éditions limitées des tomes 12 à 14 au Japon. Une adaptation en série télévisée de huit épisodes est diffusée sur Netflix le .

Synopsis

Ryôhei Alice, élève au lycée, est un raté et n'apprécie pas le monde dans lequel il vit. Avec ses amis Daikichi Karube et Chôta Segawa, ils s'imaginent vivre dans un monde post-apocalyptique pour échapper à la société actuelle. Un soir, en attendant le premier train, ils assistent à un feu d'artifice et se retrouvent transportés dans le monde parallèle de Borderland. En explorant ce monde différent qu'ils espéraient tant, ils se retrouvent coincés dans un jeu cruel. Et ils sont contraints d'y participer afin de pouvoir rester en vie...


Personnages

Ryôhei Alice (有栖良平, Arisu Ryōhei)

Voix japonaise : Yoshimasa Hosoya

Daikichi Karube (苅部大吉, Karube Daikichi)

Voix japonaise : Tatsuhisa Suzuki

Chôta Segawa (勢川張太, Segawa Shota)

Voix japonaise : Tsubasa Yonaga

Saori Shibuki (紫吹小織, Shibuki Saori)

Voix japonaise : Maaya Sakamoto

Yuzuha Usagi (宇佐木柚葉, Usagi Yusuwa)

Univers

Dans la première partie de l'histoire, avant l'interlude, tous les visiteurs de Borderland ont un visa correspondant au nombre de jours restant avant qu'ils soient tués.

D'une part, les joueurs doivent participer à des jeux mortels qui se déroulent dans des espaces cloisonnés de Borderland. Les jeux commencent à la nuit tombée.

Les jeux proposés sont symbolisés par des cartes à jouer. Le chiffre sur la carte indique le niveau de difficulté du jeu, tandis que la couleur indique son type :

  • Le pique ♠ désigne une épreuve physique ;
  • Le carreau désigne une épreuve intellectuelle ;
  • Le trèfle ♣ désigne une épreuve équilibrée entre physique, intellect et travail d'équipe ;
  • Le cœur désigne une épreuve psychologique.

Le chiffre sur la carte indique aussi le nombre de jours que le visiteur peut ajouter à son visa. C'est la seule manière de se procurer un visa. Les joueurs sont donc obligés de participer aux jeux.

D'autres part les organisateurs, inconnus des joueurs jusqu’à l'interlude, organisent les jeux et leurs visa augmentent avec le nombre de morts dans leurs jeux.

Au sein des deux groupes un objectif se dessine, sous la forme de rumeurs :

  • Les joueurs seraient libérés s'ils arrivaient à obtenir toutes les petites cartes (de 1 à 10) ;
  • Les organisateurs seraient libérés s'ils arrivaient à tuer un certain nombre de personnes.

Dans l'histoire, les joueurs parviennent à obtenir toutes les petites cartes. Alors commence l'interlude, lors duquel 12 personnes incarnant les grandes cartes se présentent comme étant le peuple de Borderland et annoncent que les joueurs devront les défier lors de jeux supplémentaires. Tous les organisateurs sont alors tués.

Une fois les grandes cartes vaincues, le créateur de Borderland apparaît et demande aux joueurs restants s'ils veulent ou non quitter Borderland. Ceux qui restent formeront le prochain peuple de Borderland.

Manga

Écrit et dessiné par Haro Asō, Alice in Borderland est prépublié à partir du dans le magazine Shōnen Sunday Super. Le manga est transféré le dans le magazine Weekly Shōnen Sunday pour l'arc final de la série. Le dernier chapitre est prépublié le . La série est publiée par l'éditeur Shōgakukan en un total de dix-huit volumes reliés sortis entre et . Un clip anime promotionnel est réalisé par le studio Production I.G en 2013. La version française est publiée en autant de volumes par Delcourt dans la collection Delcourt/Tonkam entre et .

Plusieurs histoires courtes ont vu le jour dans le magazine spécial du Weekly Shōnen Sunday et sont publiées en tant qu'épisodes spéciaux dans les tomes de l'histoire principale. Parmi elles, Daiya no King (だいやのきんぐ, Daiya no Kingu) est prépubliée dans le Weekly Shōnen Sunday entre le et le , et les chapitres sont présents dans les tomes 15 et 16.

Plusieurs séries dérivées traitées indépendamment de l'œuvre principale sont également créées. Alice on Border Road (今際の路のアリス, Imawa no Michi no Arisu), scénarisée par Asō et illustrée par Takayoshi Kuroda, est prépubliée dans le Monthly Sunday Gene-X de l'éditeur Shōgakukan entre le et le ,, puis publiée en un total de huit volumes reliés sortis entre le et le . La version française est publiée par Delcourt/Tonkam à partir de . Une deuxième série, Alice in Borderland Retry (今際の国のアリス RETRY, Imawa no Kuni no Arisu Retry), est prépubliée entre le et le dans le Weekly Shōnen Sunday,, puis publié en un total de deux tomes.

Liste des volumes

Alice in Borderland

Alice on Border Road

Alice in Borderland Retry

Adaptations

OAV

L'adaptation en OVA est annoncée en . Le premier épisode est commercialisé le avec l'édition limitée du douzième volume, le deuxième le avec l'édition limitée du treizième volume et le troisième le avec l'édition limitée du quatorzième volume. Ils sont produits par les studios Silver Link et Connect avec une réalisation de Hideki Tachibana, un scénario de Ryosuke Nakamura et des compositions de Hiroaki Tsutsumi.

Série télévisée

Une série télévisée en prise de vue réelle de huit épisodes produite par Netflix et réalisée par Shinsuke Satō est diffusée sur la plateforme de streaming le dans plus de 190 pays simultanément,. Kento Yamazaki (ja) interprète le rôle d'Arisu Ryōhei et Tao Tsuchiya (ja) celui de Yuzuha Usagi.

Une seconde saison est en production.

Acteurs principaux

  • Kento Yamazaki (ja) (VF : Adrien Larmande) : Arisu Ryōhei (épisodes 1 à 8)
  • Tao Tsuchiya (ja) (VF : Flora Kaprelian) : Yuzuha Usagi (épisodes 2 à 8)
  • Nijirō Murakami (ja) (VF : Benoît Fort-Junca) : Chishiya Shuntarō (épisodes 2, 3, 5, 6 à 8)
  • Yūki Morinaga (ja) (VF : Benjamin Bollen) : Segawa Chōta (épisodes 1 à 3)
  • Keita Machida (VF : Bruno Méyère) : Karube Daikichi (épisodes 1 à 3)
  • Ayaka Miyoshi (VF : Alexia Papineschi) : An Rizuna (épisodes 5 à 8)
  • Dōri Sakurada (VF : Arnaud Laurent) : Niragi Suguru (épisodes 5 à 8)
  • Aya Asahina (ja) (VF : Cindy Tempez) : Kuina Hikari (épisodes 5 à 8)
  • Shuntarō Yanagi (ja) (VF : Romain Altché): Rasubosu (Samura Takatora) (épisodes 5 à 8)
  • Yūtarō Watanabe (ja) (VF : Gwenaël Sommier) : Tatta Kōdai (épisodes 2, 5 à 8)
  • Ayame Misaki (VF : Florine Orphelin) : Shibuki Saori (épisodes 1 à 3)
  • Mizuki Yoshida (ja) (VF : Céline Legendre-Herda) : Asahi Kujō (épisodes 5 à 8)
  • Tsuyoshi Abe (ja) : Kuzuryū Keiichi (épisodes 5 à 8)
  • Nobuaki Kaneko (ja) (VF : Yoann Sover) : Le Chapelier (Danma Takeru) (épisodes 5 et 6)
  • Shō Aoyagi (ja) (VF : Nicolas Dassaut) : Aguni Morizono (épisodes 2, 5 à 8)
  • Riisa Naka (VF : Célia Charpentier) : Mira Kanō (épisodes 5 à 8)
Collection James Bond 007

Références

Édition japonaise

Édition française

Lien externe

  • (ja) Site officiel
  • Animation et bande dessinée asiatiques
  • Portail du Japon

Alice in Borderland


Yseult (chanteuse)


Yseult (chanteuse)


Yseult Onguenet, simplement dite Yseult, est une auteure-compositrice-interprète et mannequin française, née le à Quessy.

Biographie

Yseult Onguenet naît le à Quessy, dans l'Aisne,. Elle a grandi au Cour Saint-Émilion à Paris (12e arrondissement), et aussi dans le 20e arrondissement. Ses parents sont tous deux issus de la communauté eton du Cameroun.

Dans une interview publiée le dans le quotidien britannique The Guardian, Yseult déclarait qu'elle avait quitté la France pour s'installer à Bruxelles, en Belgique. « Ses habitants accueillent la diversité à bras ouverts, ils assument leur passé colonial, à la différence de la France », expliqua-t-elle aux journalistes du Guardian,.

Nouvelle Star 2013

Jeune fille passionnée de musique, Yseult passe de nombreuses auditions malgré l'interdiction venant de son père de faire de la musique. Elle est retenue pour assurer les chœurs du groupe Hushh de My Major Company. En 2013, elle passe à Paris l’audition du télécrochet Nouvelle Star (saison 10), qui la révèle au grand public.

Ses interprétations de Papaoutai, Roar ou encore Feeling Good sont remarquées et la propulsent en finale. Elle perd toutefois face à Mathieu Saïkaly.

Un mois après la fin de l’émission, Yseult entre en studio pour préparer son premier album. Signée chez Polydor, elle s’entoure entre autres de Da Silva et Fred Fortuny pour la réalisation ainsi que de Perrick Devin pour la production. En parallèle, elle collabore avec la chanteuse Maurane pour des duos sur son nouvel album Ouvre et participe à la bande originale du biopic sur James Brown produit par Mick Jagger, Get on Up, sur laquelle elle reprend It’s a Man’s World. Elle interprète aussi une reprise de La Mamma sur l'album collectif Aznavour, sa jeunesse.

Début , Yseult présente son premier single, La Vague, ainsi que son clip. Son premier album, simplement intitulé Yseult, « entre synthés électro-pop et textes mélancoliques », est commercialisé le . Quelque 5 000 exemplaires de ce disque léger et insouciant, porté par des mélodies réussies et de bons titres électro pop comme La vague ou Bye Bye Bye, sont écoulés. En 2019, elle avoue lors de l'émission Clique Talk, qu'elle n'aime pas cet album, considérant qu'il ne lui ressemble pas. Cet échec lui fait traverser une dépression au sortir de laquelle elle décide de rompre son contrat avec Polydor et de lancer son propre label indépendant : Y.Y.Y.

Y-trap (2019-2020)

Yseult qualifie son style d'« Y-trap », mêlant ambiances planantes et écriture brute. Elle s'associe notamment à Dinos, Jok'Air, Laylow ou PLK aux influences plus urbaines, reflétant ses affinités avec la scène du rap français.

Son style et son phrasé s'élaborent à l'occasion de collaborations avec des artistes tels que The Black Eyed Peas ou Jenifer[réf. nécessaire]. Elle participe à l'écriture du single de Chimène Badi Là-Haut, présenté à Destination Eurovision 2019.

L'artiste sort son single Rien à prouver écrit et composé avec Eugénie et Wladimir Pariente. Yseult se produit également en première partie d'Angèle.

Elle s'affirme également dans l'univers de la mode, grâce à une première collaboration avec la marque londonienne ASOS qui l'a choisie pour être mannequin officiel lors de campagnes publicitaires promouvant la diversité et l'acceptation de soi.

En 2019, Yseult officialise son retour lors d'un concert à La Boule noire le . Fin , elle publie un nouvel EP de 4 titres intitulé Noir.

En 2020, le clip Corps, chanson autobiographique a franchi 1,4 million de vues. Le , elle publie son troisième EP, Brut, de 6 titres. La même année, elle interprète cette chanson au Festival des festivals,.

Le , Yseult est nommée dans la catégorie révélations féminines de l'année, et sa chanson Corps dans la catégorie chanson originale des 36e Victoires de la musique, cette dernière catégorie étant soumise au vote du public. Le , elle est désignée révélation féminine de l’année lors de cette cérémonie.


Discographie

Albums

EP

Singles

Polydor

Y.Y.Y

Collaborations

  • 2014 : À part être de Maurane
  • 2019 : Brutaal de Zwangere Guy feat. Blu Samu & Yseult
  • 2019 : Laisse aller de Lord Esperanza
  • 2019 : Nos souvenirs de Jok'Air feat. Chilla & Yseult
  • 2019 : Nudes de Claire Laffut
  • 2020 : Morceaux de toi de Malory
  • 2021 : Pause x Kiss clip avec Eddy de Pretto

Filmographie

  • 2021 : version française de la série québecoise, Fugueuse : elle-même

Distinctions

  • Lors de la cérémonie des Victoires de la musique 2021, elle est nommée dans la catégorie Chanson originale, avec son titre Corps et elle remporte la Victoire de la Révélation féminine.

Références

Collection James Bond 007

Liens externes

  • Ressources relatives à la musique :
    • Discogs
    • Last.fm
    • Shazam
    • (en) AllMusic
    • (en) MusicBrainz
    • (en) Songkick
  • Ressource relative à l'audiovisuel :
    • (en) Internet Movie Database
  • Portail de la musique
  • Portail de la télévision française

Yseult (chanteuse)


Mont Aso


Mont Aso


Le mont Aso (阿蘇山, Aso-san) est le plus vaste des volcans du Japon, mais aussi un des plus actifs. Sa caldeira compte parmi les plus grandes du monde. Du fait de sa fréquentation et de son activité fréquente, il présente un risque géologique majeur.

Géographie

Il est situé dans la préfecture de Kumamoto, au centre de l'île de Kyūshū et culmine à 1 592 mètres d'altitude. Il n'est qu'à 75 kilomètres à l’est du mont Unzen et à 150 km au nord du volcan Sakurajima.

Ce complexe volcanique regroupe en fait une quinzaine de cônes volcaniques au sein d'une caldeira de 25 km sur 18 km. Cette dernière contient entre autres la ville d'Aso ; on estime que la population qui habite dans cette zone s'élève à 100 000 personnes.

Parmi tous les cônes volcaniques, les plus grands sont le Naka-dake (1 506 mètres, le plus actif dans les temps historiques), le Taka-dake (le plus élevé, qui culmine à 1 592 mètres), le Neko-dake (1 408 mètres, estimé le plus ancien), le Kijima-dake (1 270 mètres), le Narao-dake (1 331 mètres) et le Eboshi-dake (1 337 mètres).

Ce volcan présente sur ses flancs plusieurs sources thermales, comme celles d'Akamisu, d'Aso-Uchinomaki, de Jigoku, de Tarutama et de Yunotani.

Le Naka-dake a un cratère d'environ 600 mètres de diamètre et 160 mètres de profondeur. Il contient un lac acide de couleur verte, qui se vidange parfois lors d'éruptions phréato-magmatiques. Ce cratère émet de nombreuses fumerolles.


Climat

Type éruptif

Ce volcanisme est dû à une subduction d'arc insulaire. Dans cette zone en effet, la plaque philippine plonge sous la plaque eurasienne.

Le magma produit par le mont Aso a été de type basaltique à dacitique lors de la création de la caldeira, voire rhyolitique par la suite. Actuellement, le Naka-dake ne produit plus que des projections volcaniques de type basaltique à andésitique. Le volcanisme du mont Aso est bimodal : on trouve dans la caldeira des produits d'une série magmatique tholéiitique typique des zones de subduction, mais aussi des produits issus d'une série magmatique calco-alcaline due à une cristallisation fractionnée du magma dans la chambre magmatique.

Les éruptions sont principalement sous forme d’émissions de cendres ou de projections de taille supérieure (scories, bombes), d’explosions stromboliennes (avec ou non des coulées pyroclastiques) ou d'éruptions phréato-magmatiques.

Histoire éruptive

Entre -300 000 et -80 000 ans, la caldeira s'est formée au cours de quatre phases éruptives (nommées Aso 1 à 4). La première phase produisit de grandes quantités de pierre ponce. La quatrième phase a été la plus importante ; les coulées pyroclastiques alors émises se sont propagées sur la moitié de l'île de Kyushu ; des cendres émises lors de cette éruption ont été retrouvées sur toute l'île, et même jusqu'à la préfecture de Yamaguchi sur l'île de Honshū.

Entre -80 000 et -70 000 ans, la forme actuelle de la caldeira Aso est parachevée. On pense que c'est dans cette période, après la quatrième phase d'effondrement de la caldeira, que se sont formés les principaux cônes cités plus haut, sauf le Neko-dake, jugé antérieur à cette quatrième phase. L'ensemble forme alors un volcan très large (un des plus larges au monde) puisque sa caldeira fait 25 km du nord au sud et 18 kilomètres d'est en ouest et a environ 120 kilomètres de circonférence.

Par la suite, l'ensemble des cônes volcaniques a connu plus de 160 éruptions depuis 533, date de la première éruption volcanique documentée au Japon.

En 1816, une éruption phréatique a lieu ayant le Naka-dake comme point de départ touche la zone de Yonutani, connue pour ses sources thermales.

Par la suite, l'activité volcanique s'est limitée au Naka-dake. En 1827, 1872 et 1957-1958, des éruptions explosives (pourtant modérées) tuent plusieurs personnes. Des éruptions se produisent ensuite en 1965, 1975 et 1980, sans victimes. En 2004, une éruption phréatomagmatique produit une éruption de boue dans le cratère, des cendres sont projetées et atteignent Takamori, à dix kilomètres à l'est. En 2005, une petite activité explosive produit des projections de cendres volcaniques,.

En 2014, le mont Aso connaît différentes phases éruptives et, le , il produit de nouvelles explosions qui nécessitent la hausse du niveau d'alerte. Cette nouvelle éruption oblige les compagnies aériennes Japan Airlines et All Nippon Airways à annuler une grande partie de leurs vols au départ ou à destination de l'aéroport de Kumamoto. Il entre de nouveau en éruption le . Le , un de ses pics entre en éruption pour la première fois depuis 36 ans.

Risques géologiques

Le mont Aso est une zone accessible et touristique (route à péage, téléphérique, zones thermales, etc.). Ceci fait de lui un volcan assez dangereux car il accueille de nombreux visiteurs qui, parfois, sont blessés, voire tués par des émanations gazeuses sulfurées ou des retombées de projections (bombes, blocs).

Le danger est aussi lié au fait que le cratère renferme généralement un lac, favorisant ainsi les explosions phréatiques et les éruptions phréatomagmatiques.

Depuis les années 1990, des bunkers en béton ont été installés aux alentours du cratère pour permettre aux personnes de se mettre à l'abri des projections en cas d'éruptions. Mais comme cela ne suffisait pas (7 morts et 70 blessés par intoxication aux gaz sulfureux en 1997), l'accès est interdit au public en cas d'éruption jusqu'à un kilomètre du cratère.

Collection James Bond 007

Philatélie

Ce volcan est représenté sur des timbres émis par le Japon en 1939, 1965 et 1970, ainsi que par la Grenade en 2002.

Références

Liens externes

  • Ressources relatives à la géographie :
    • Global Volcanism Program
    • Peakbagger.com
    • Volcano Global Risk Identification and Analysis Project
  • Portail de la montagne
  • Portail du volcanisme
  • Portail de la préfecture de Kumamoto

Mont Aso


Shūichi Asō


Shūichi Asō


Shūichi Asō (麻生 周一, Asō Shūichi) est un mangaka japonais né le à Iruma, dans la préfecture de Saitama. Il est connu pour être l'auteur du manga Saiki Kusuo no Ψ nan.

Œuvre

  • 2007-2008 : Boku no watashi no yusha gaku (ぼくのわたしの勇者学)
  • 2009-2010 : Shinseiki Idol Densetsu Kanata Seven Change (新世紀アイドル伝説 彼方セブンチェンジ)
  • 2012-2018 : Saiki Kusuo no Ψ nan (斉木楠雄のΨ難, Saiki Kusuo no Psi-nan)
  • 2019 : Mangaka Isekai Shuzai Ryokou (漫画家異世界取材旅行) – one shot

Références

Liens externes

  • (en) Shūichi Asō sur Anime News Network
  • Animation et bande dessinée asiatiques

Shūichi Asō


Zara (vêtements)


Zara (vêtements)


Zara est la principale marque de vêtements de mode pour enfant et pour adultes de la société espagnole Inditex, qui possède aussi les marques Zara Home, Massimo Dutti, Bershka, Pull and Bear, Stradivarius, Kiddy's class, Lefties, Uterqüe, ainsi que Oysho.

L'entreprise Zara a son siège social à La Corogne en Espagne et a été fondée en 1975 par Amancio Ortega et son épouse Rosalía Mera.

La société Inditex (abréviation de Industria de Diseño Textil) est cotée en bourse.

Devenu le « leader de la fast fashion », Zara, est à partir du milieu des années 2010, pointée du doigt pour son mauvais impact social et environnemental et fait l'objet de plusieurs controverses.

Histoire

Au commencement, un atelier de confection ouvert en 1963 à La Corogne (Galice) par Amancio Ortega qui avec sa femme Rosalia Mera, son frère Antonio et sa belle-sœur Franca, se spécialise dans la confection de pyjamas et de robes de chambre.

Il ouvre sa première boutique Zara en 1975, toujours à La Corogne et le premier magasin hors d’Espagne à Porto (Portugal) en 1988, suivi de New York en 1989.

C'est sous le nom de Zara que sont lancées, en 1999, la ligne de parfums Zara Fragrances et celle de cosmétiques Zara Textures. En une vingtaine d’années, Zara s’est implanté dans plus de 33 pays.

La marque arrive en France en 1990. Le , Amancio Ortega quitte ses fonctions de président (mais reste l'actionnaire majoritaire).

Pablo Isla, qui était vice-président, est alors nommé président par l'assemblée générale.


Actionnaires

Mise à jour au  :

Marketing

Le concept marketing de Zara est de mettre en vente à des prix typiques du milieu de gamme, des articles de cette même gamme dans un environnement ressemblant aux boutiques haut de gamme.

Collections

Zara est une marque qui s'est largement exportée.

Les collections sont renouvelées quasiment tous les mois. Les vêtements disparaissent ainsi aussi vite qu'ils sont apparus dans les rayons selon les principes de la fast fashion.

Cette stratégie est la résultante de la volonté première de Amancio Ortega qui est de toujours s'adapter aux toutes dernières tendances. Ainsi, en renouvelant sans cesse ses modèles et en ne réapprovisionnant jamais ses collections, l'enseigne estime qu'elle peut toujours proposer au client les dernières tendances.

Les collections, si elles sont nombreuses, sont cependant principalement uniformes sur l'ensemble du globe.

Zara s'est notamment distinguée pour avoir su introduire l'élasthanne dans le vêtement moulant.

Communication

La vente par Internet a été lancée en . Kate Middleton, l'épouse de William de Cambridge porte régulièrement la marque Zara.

Zara en France

Zara est enregistrée en tant que SARL depuis le .

La marque possède un siège social en France et compte 142 points de vente sur le territoire.

Depuis 2003, la marque s'est lancée dans la décoration intérieure avec Zara Home.

Controverses

Outre la copie des modèles de grandes maisons, Zara a été accusée, en Espagne, de se « servir » dans les créations de certains blogueurs ou de certains dessinateurs et en France dans celle d'au moins deux blogueuses.

Souvent surnommée le « leader de la fast fashion » et présentée comme un modèle au début des années 2010, Zara doit faire face, comme d'autres géants du textile, à de nombreuses accusations depuis le milieu de la décennie : conditions de travail déplorables dans les ateliers des fournisseurs, pollution due à l'utilisation massive de la viscose, production exponentielle (65 000 nouvelles pièces par an, soit 200 par jour en 2021), profilage racial des clients.

En 2020, Zara est accusée par plusieurs associations et notamment le député européen Raphaël Glucksmann de contribuer à l'exploitation et la torture des esclaves Ouïghours dans des camps d'internement au Xinjiang en Chine.

Références

Collection James Bond 007

Liens externes

  • Site officiel
  • (en) Zara's Secret for Fast Fashion, Harvard Business School.
  • Franck Gintrand, « Les magasins Zara, indicateurs de bonne santé des villes françaises », Slate, (consulté le ).
  • Portail de la mode
  • Portail des entreprises
  • Portail de la Galice

Zara (vêtements)


Association sportive olympique de Chlef


Association sportive olympique de Chlef


L'Association sportive olympique de Chlef (en arabe : الجمعية الرياضية الأولمبية للشلف, en tifinagh : ⴰⵙⵧ ⵛⵀⵍⴻⴼ), abrégé plus couramment en ASO Chlef ou ASO, est un club de football algérien fondé le et basé dans la ville de Chlef.

Historique

L'ASO Chlef est le club de football de la ville de Chlef, créée le 13 juin 1947 par Lahouari Belkacem, M'hammed Zerrouki et Bendjeloul Mohamed Benourane dans le local Hadj Henni Batache. Elle portait à l'époque le nom de l'Association sportive d'Orléansville.

L'ASO démarra en trombe le championnat de Troisième Division au cours de la saison 1947/1948 et terminera deuxième au classement derrière l’Olympique d’Affreville (El Khemis). La saison suivante, 1948/1949, l’ASO créa l’exploit en terminant champion de la 3e division et accéda en 2e division. En 1949/1950, l’ASO renouvelle son exploit en s’adjugeant le titre de champion de la 2e division, ce qui l’amènera en première division pour la saison 1950/1951.

Au mois de septembre 1954, un séisme détruit gravement la ville. L’ASO fut contrainte d’interrompre la compétition au cours de la même année. L'avènement de la Guerre d'Algérie poussa le club et sur les consignes du FLN de cesser toute participation aux compétitions activités sportives. La décision du club de rallier le mot d'ordre du FLN fut suivie par la répression de l'administration coloniale à l'encontre des dirigeants du club qui furent arrêtés en 1956.

En 1957, les autorités coloniales de l’époque décidèrent d’investir le siège de l’ASO et firent main basse sur tout ce qui s’y trouvait : photos, coupes, fanions, archives ; bref, tout le patrimoine mémoriel club qui sera perdu à jamais. Parmi ceux qui ont animé le club et furent victimes de la répression coloniale française, on peut citer : Bibi Abdelkader, Choucha Mohamed, Sahli Maâmar, Belkacemi Bensalah, Boumansoura Houcine, Ferdji Abdelkader, Dahmani Mohammed, Yahi M’hamed et Arab Abdelkader.

L'ASO, après l'indépendance de l'Algérie

Dans le début de la première saison qui suivit l’indépendance de l'Algérie: (1962/1963), l’ASO change son appellation : Asnam sportive olympique. Orléansville fut remplacé par El Asnam. Une nouvelle génération de dirigeants et joueurs succédera au staff du club, présidée par Houari Belkacem, et composée de Maâmoune, Belaid Abdelkader, Douibi, Fadlaoui, Zaâri.

L’ASO s'étoffera de nouveaux joueurs à partir de 1977 qui évoluaient dans la catégorie junior sous la houlette de l'entraineur Maâzouza qui dirigera une pléiade de joueurs comme : Belaid Bouali, Abou Ahmed, Touati, Meksi, Bouhella, Bouhadi, Abdi et autres. De nouveaux talents émergent au sein de l'équipe en 1979 comme : Megharia, Belgharbi, Medouar, découverts par l’entraineur Shaâlia.

Avec la reforme sportive amorcée dès 1977, décidée par l'État algérien qui restructure en profondeur la pratique sportive et le statut des clubs qui seront désormais rattachés aux entreprises publiques, l'ASO Chlef devient l'ASTO durant la saison: (78/79) ; ensuite DNC Asnam (79/81). Le club cesse, une seconde fois sa participation au championnat national suite au séisme du 10 octobre 1980 qui frappe durement la ville d'El-Asnam.

L'équipe revient à la compétition durant la saison 81/82, sous une nouvelle appellation : CSO (Chlef sportif olympique) suite au changement du nom de la ville qui prend désormais le nom de Chlef au lieu d'El-Asnam.

Le club s'illustre surtout dans sa catégorie junior en arrachant le doublé : championnat et coupe durant la saison : 1986-1987, face au club kabyle : JSK.les joueurs qui ont réussi cette performance historique pour le club avaient pour noms : Benali, Talis, Hamadou, Bensalah, Mebarki sous la direction du technicien Bekakcha Messaoud, l’actuel entraîneur du SAM.

L’année suivante verra les mêmes juniors drivés par Belaid Ahmed s’incliner en finale de la Coupe d’Algérie aux tirs au but face à l’ASM Oran. En 1992, l’ASO arrive en finale qu'elle perd à Oran face à la JSK.

En 1989, l'ASO Chlef récupère de nouveau son sigle d'origine.

L'ère Medouar

Depuis 1997, Abdelkrim Medouar a effectué trois mandats en tant que président du club, sous sa présidence, l’ASO a connu deux fois l’accession en D1; La dernière, en 2002 où elle finit treizième au classement avec l’entraîneur Slimani. La saison 2003-2004, le club voit l’arrivée de l’entraîneur Amrani qui améliore la performance de l'équipe pour finir huitième au classement.

Premier titre au championnat

Avec la finale de 2005, l'ASO goûte enfin à son premier sacre dans l'histoire du football algérien en remportant sa première Coupe d'Algérie. Ce nouvel élan pousse encore la direction du club à investir plus dans le recrutement des talents qui se solde par le premier titre de champion de la ligue 1 en 2011.

Retour aux anciennes traditions

Après son sacre de champion de 2011, l’équipe se voit reléguée encore une fois en D2 à l'issue de la saison 2014-15. Medouar, acteur principal des succès du club, renonce à la présidence du club pour postuler à la présidence de la Ligue de football professionnel (Algérie).


Résultats sportifs

Palmarès

Parcours

L'ASO a participé dans les deux premiers championnats d'Algérie post-indépendante, puis le club a quitté l'élite pour revenir 13 ans plus tard (en 1976). L'équipe s'est maintenue en 1re division pendant 6 ans, puis 5 autres années après une seule année passée en 2e division (1982-83).

À partir de 1988, l'ASO est devenu un club habitué de la 2e division, car il a passé six saisons d'affilée pour ne revenir en D1 qu'en 1994, mais il a quitté rapidement (après une saison seulement). De 1995 à 1999, l'équipe n'a pas pu monter encore en D1, pire encore, elle a joué en D3 pendant la saison 1999-2000.

Après 2 saisons passées encore en D2, le club réussit une énième fois à se hisser en 1re division nationale, mais cette fois-ci, le club réussit sa meilleure période depuis l'indépendance, avec un titre de coupe d'Algérie (2005) et un titre de champion d'Algérie (2011), ainsi que plusieurs places honorables à la fin du championnat.

Le 29 mai 2015, l'ASO relègue en D2 après sa défaite à Alger face à l'USM Alger par 3 buts à 1, ainsi elle retrouve la D2 après 13 ans de présence continue en D1.

Classement en championnat d'Algérie par année

Bilan sportif depuis 1996-97

mise à jour fin 2016-17 (manque 2001-02

Participation internationale

L'ASO a participé plusieurs fois en compétitions international africaines.et coupe arabe(tour de poule 1994)

Parcours de l'ASO en coupe d'Algérie

Statistiques Tour atteint

L'ASO a participé en 55 éditions, éliminé au tour régionale 06 fois et atteint les tours finales 39 fois.

Identité du club

Les différents noms du club

L'équipe de Chlef est le seul club qui a changé plusieurs fois son nom, à la suite de différentes circonstances qui ont entouré l'histoire du club.

Logo et couleurs

Les couleurs du club sont le rouge et le blanc.

Personnalités du club

Joueurs emblématiques

Effectif professionnel actuel

Le premier tableau liste l'effectif professionnel de l'ASO pour la saison 2020-2021.

Entraîneurs

  • Samir Zaoui

Structures du club

Stades

Stade Mohamed Boumezrag

C'est le principal stade de la ville de Chlef, où se déroulent les matchs de l'équipe locale ASO. Il a rouvert ses portes en 2004 après 5 ans de fermeture et après le revêtement de la pelouse.

Stade El Firme

Le stade Maâmar Sahli, dénommé stade El Firme, était dans un passé proche, la principale enceinte de l'ASO, le stade a vécu plusieurs exploits de l'équipe dans le dernier était l'accession en première division de l'ASO en 2002, son appellation chez les asnamis est la cage.

Collection James Bond 007

Aspects juridiques et économiques

Aspects juridiques

L'ASO Chlef est un club affilié à la FAF. Le club est composé d'une association (CSA) et d'une société (SSPA). Le CSA gère la section amateur.

La société ASO Chlef possède le statut de Société sportive par actions (SSPA) depuis décembre 2010. Cette SSPA comporte une direction et un conseil d'administration servant d'instrument de contrôle de la gestion du club. Elle a vocation à gérer à la fois la section professionnelle de l'ASO mais aussi les équipes de jeunes (des moins de douze ans jusqu'à l'équipe réserve).

L'actionnaire unique du club depuis 2010, est le Club sportif amateur.

Organigramme

Culture populaire

Supporteurs

Il y a trois groupes pour supporter le club

Amitié et rivalité

Clubs amis

  • USM Blida

Clubs rivaux

  • MC Oran

Notes et références

  • Portail du football
  • Portail de l’Algérie

Association sportive olympique de Chlef