Marly-la-Ville


Marly-la-Ville


Marly-la-Ville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Elle appartient à l'unité urbaine de Fosses, dont elle est l'autre ville-centre, et à l'aire urbaine de Paris.

Ses habitants sont appelés les Marlysien(ne)s.

Géographie

Description

Marly est une commune périurbaine du Val-d'Oise située en plaine de France sur un vaste plateau au-dessus de la vallée de l’Ysieux qui y prend sa source au lieu-dit Rocourt, et limitée au nord par l'ancienne route nationale 322 (actuelle RD 922) qui relie Mareuil-sur-Ourcq, Nanteuil-le-Haudoin à Saint-Ouen-l'Aumône Beaumont-sur-Oise et à l'est par l'ancienne route nationale 17 (France) (actuelle RD 917) reliant Paris, Le Blanc-Mesnil à Senlis jusqu'à la frontière franco-belge.

Elle se trouve à environ 30 km au nord de Paris, 20 km au sud de Creil, 30 km de Pontoise et à la même distance au nord-ouest de Meaux.

Le territoire communal est traversé par la ligne de Paris-Nord à Lille, dont la station la plus proche est la gare de Survilliers - Fosses, desservie par les trains de la ligne D du RER.

Communes limitrophes

La commune est limitrophe de Fosses, Saint-Witz, Villeron, Louvres, Puiseux-en-France et Bellefontaine.



Urbanisme

Typologie

Marly-la-Ville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,. Elle appartient à l'unité urbaine de Fosses, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes et 19 527 habitants en 2017, dont elle est ville-centre,.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire regroupe 1 929 communes,.

Toponymie

Marlacum en 675, Maillico XIIe siècle, Malliacum au XIIIe siècle, Mailliacum villa juxta Luperas en 1266, prædium Marlianum en 1540.

Le nom de Marly-la-Ville provient de marcilliacum, domaine de Marcel, qui a donné marlacum, malliaco villa ou peut-être de merula, merle.

Histoire

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964, la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Luzarches de Seine-et-Oise puis du Val-d'Oise. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Goussainville

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité

Marly-la-Ville était membre de la communauté d'agglomération Roissy Porte de France, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1994 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du 27 janvier 2014, qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante notamment en seconde couronne parisienne, afin de pouvoir dialoguer avec la métropole du Grand Paris créée par cette même loi, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté d'agglomération Roissy Pays de France dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques et résultats

Lors des élections municipales de 2014 dans le Val-d'Oise, la liste PCF du maire sortant André Specq est la seule candidate (contrairement à ce qui s'était passé en 2008 où, faute d'union, une liste PS s'était également présentée) et obtient donc la totalité des 2 092 suffrages exprimés. La totalité des 29 candidats est donc élue conseillers municipaux (dont 4 communautaires).
Lors de ce scrutin, 44,97 % des électeurs se sont abstenus, , et 9,16 % d'entre eux ont voté blanc ou nul.

Lors des élections municipales de 2020 dans le Val-d'Oise, la liste PCF du maire sortant André Specq est à nouveau la seule candidate et obtient donc la totalité des1 260 suffrages exprilmés, aboutissant à l'élection de la totalité des 29 candidats (dont 1 conseiller communautaire). Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 67,34 des électeurs se sont abstenus, et 1,78 % d'entre-eux ont voté blanc ou nul.

Liste des maires

Collection James Bond 007

Équipements et services publics

Marly-la-Ville dispose d'un EHPAD et, depuis 2018, de Institut médico-éducatif (IME) Madeleine-Brès, qui dessert le secteur de Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Goussainville.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.

En 2019, la commune comptait 5 663 habitants, en augmentation de 1,83 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +4,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Marly-la-Ville compte un monument historique sur son territoire :

  • Église Saint-Étienne, rue Gabriel-Péri (classée monument historique en 1933) :
    elle se compose d'une nef de six travées accompagnée de deux bas-côtés, d'une abside polygonale, d'un clocher en bâtière se dressant au-dessus de la cinquième travée du bas-côté nord, et d'une chapelle baptismale ajoutée tardivement devant le mur occidental de ce même bas-côté.
    La construction de l'église, appartenant à l'abbaye d'Hérivaux sous l'Ancien Régime commence à la fin du XIIe siècle dans le style gothique primitif, mais la plus grande partie de l'édifice date du XIIIe siècle et constitue une belle illustration du style gothique rayonnant.
    L'élévation sur trois niveaux avec triforium et baies hautes que l'on rencontre dans la nef, ainsi que les deux niveaux de fenêtres superposées dans l'abside témoignent d'une ambition et recherche architecturale peu communes pour une paroisse rurale. L'architecte a su souligner l'impression de verticalité par différents procédés, et l'intérieur est élégant et assez lumineux. La fin du XVe siècle apporte le revoûtement de la nef par des voûtes flamboyantes aux nervures compliquées,,. Dans son ensemble, l'église de Marly-la-Ville se distingue nettement des autres églises de village du pays de France, avec Fontenay-en-Parisis, pour son architecture soignée à l'instar des églises des villes.

On peut également signaler :

  • La mairie, implantée en 1977 dans les locaux restaurés de l'ancien hôpital-hospice créé par le Roi Louis XIV en 1697-1698. Celui-ci disposait en dotation des biens et revenus de la maladrerie de Saint-Lazare-les-Survilliers, dans la paroisse de Saint-Witz-sous-Montmélian. Le bâtiment a été racheté par la commune en 1972.
  • L'ancienne mairie-école, aujourd'hui école du Centre, rue Gabriel-Péri : bâtiment caractéristique de l'entre-deux-guerres, servant toujours d'école depuis l'installation de l'hôtel de ville dans l'ancien hospice. L'angle nord-ouest est ébrasé et orné par un pignon à redents qui porte l'horloge, avec l'inscription « mairie » en dessous.
  • La poste, rue Gabriel-Péri : caractéristique des bâtiments publics des années 1930, la poste jouxte l'ancienne mairie. Sa façade avec pignon sur la rue est orné de briques, aujourd'hui peu visibles car peintes dans le même gris que la façade. Le pignon arbore toujours l'ancien emblème des PTT, fait de céramique émaillée.
  • Les châteaux d'eau dits les Jumeaux, rue Gabriel-Péri, à l'entrée sud du village : deux châteaux d'eau identiques, consistant en de grosses tours en pierre de taille avec des ouvertures en plein cintre au rez-de-chaussée et à l'étage, et supportant des citernes métalliques rivetées entourées de chemins de ronde sécurisés par garde-corps en fer forgé. Les châteaux d'eau datent de 1882 et ont été construits dans le cadre de l'adduction de l'eau potable. Ils sont désaffectés en 1970, et le terrain autour est utilisé comme dépôt par les services techniques municipaux.
    Ces châteaux-d'eau étaient alimentés par machine élévatrice d’eau depuis un forage de 70 m de profondeur au moyen d'une machine locomobile à charbon de 3 à 4 chevaux animant une pompe débitant 5000 litres/heure
  • La ferme de l'Église : ferme traditionnelle de taille moyenne avec un beau logis, dont la façade sur cour comporte une tourelle polygonale.
  • La maison de Thomas-François Dalibard, 15 rue du Colonel-Fabien : grande maison de style classique avec toit à la Mansart, construite au XVIIIe siècle. Dalibard était un grand naturaliste français de la fin de l'ancien Régime, disciple de Buffon. En traduisant et publiant les œuvres de Carl von Linné, il instaura sa méthode de nomenclature en France. Se consacrant également à la physique, Dalibard répéta des expériences de Benjamin Franklin dans sa maison de Marly-la-Ville, et y étudia la nature de la foudre. Ainsi, le paratonnerre est aussi né à Marly-la-Ville, bien que la parenté principale incombe à Benjamin Franklin.
  • Chemin de randonnée qui constitue un diverticule du sentier de grande randonnée de pays n°1 de la Plaine de France.

Personnalités liées à la commune

Anciens seigneurs

  • Ascelin de Marly, seigneur en partie du terroir, prononce des vœux monastiques en 1130, et fonde, dans un vallon, l’abbaye d’Hérivaux.
  • En 1353, la seigneurie de Marly devient la propriété de la maison de Trie.
  • En 1378, elle appartient en partie à la maison de Châtillon.
  • De 1480 à 1540, c'est une propriété des Budé, dont l'humaniste Guillaume Budé.
  • Avant 1600, Jacques Danes, conseiller au Parlement de Paris et prévôt des marchands, la transmet à son fils, qui, veuf, rentre dans les ordres. Il fait établir quatre lits aux Incurables, dont un pour les habitants de Marly-la-Ville.

Autres personnalités

  • Denis Antheaume (1609-1684), qui prend le nom de Frère Fiacre de Sainte-Marguerite, moine français de l'ordre des augustins déchaussés, est né à Marly-la-Ville ;
  • Thomas-François Dalibard (1709-1799), naturaliste français qui expérimenta le premier le paratonnerre à Marly-la-Ville (« expérience de Marly »), un mois avant l'expérience de Benjamin Franklin, ;
  • Léger Papin (1742-1821), homme d'église et politique français, prieur curé de Marly-la-Ville en 1770 ;
  • Émile Bin (1825-1897), artiste peintre français, mort à Marly-la-Ville, a réalisé en 1853 un tableau (« La Vierge et l'enfant Jésus ») pour l'église paroissiale ;
  • Kevin Gameiro (1987-), joueur de football, a grandi et été formé à Marly-la-Ville.

Héraldique

Voir aussi

Articles connexes

  • Liste des communes du Val-d'Oise

Liens externes

  • Site de la mairie.
  • « Dossier complet : Commune de Marly-la-Ville (95371) », Recensement général de la population de 2018, INSEE, (consulté le ).
  • « Marly-la-Ville », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .
  • « Marly-la-Ville » sur Géoportail.

Notes et références

Notes

Références

  • Portail du Val-d'Oise
  • Portail des communes de France

Text submitted to CC-BY-SA license. Source: Marly-la-Ville by Wikipedia (Historical)


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